Angel-A

Un homme rencontre une femme à Paris…
Il existe des gens assez débiles pour catégoriser Besson, et par là même, dénigrer son travail même sans aller voir son travail. Oui Besson c’est Europa (mais qui oserait-dire que Europa ne produit que des bouses avec The Eyes ou encore Danny The Dog ?), mais Besson c’est aussi un excellent réalisateur. Mais plus fort encore : il donne ENFIN un rôle crédible à Jamel Debbouze, magnifique, epaulé par une divine Rie Rasmussen descendue du ciel. Une très belle histoire !
Un Paris en noir et blanc, intemporel, dans une sobriété sublime … on assiste davantage à une photographie animée qu’à un film. Les plans sont somptueux, les champs / contrechamps sont travaillés, les effets minimalistes … rien dans la démesure. Tout est cadré sur le duo Debbouze / Rasmussen.
Le tandem est magnifique, tout les sépare. On pourrait même se croire dans un Veber vieille époque tant les différences physiques sont incroyables, et pourtant, la complicité est harmonique. Jamel Debbouze qui est habitué à faire le pitre, et en général à faire rire avec des vannes de bas étage, se retrouve propulsé dans ce qui peut être considéré comme le premier véritable rôle de sa carrière. Beau, touchant, sensible, il s’est approprié le personnage d’André, et nous le partage. Mais que dire du clône de Milla Jovovitch, Rie Rasmussen : à la fois belle, subtile dans son jeu, son personnage ne cesse de prendre une ampleur magnifique. Le tout servi par une BO qui sonne trip-hop à souhait. Le scénario est relativement simpliste, le tout relativement servi par des clichés et poncifs … mais les plus belles fables ne sont-elles pas les plus simples ?
Besson revient : si sa carrière de réalisateur ne fait pas toujours l’unanimité, Angel-A devrait enfin mettre les points sur les i : cet homme est un poète, aussi bien des mots et surtout des images, et pendant 1h30, on se surprend à croire que les anges existent. Un excellent moment.
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