Le HibOO

Chicken Little

A Oakey Oaks, un village peuplé d’animaux, Chicken Little est un petit poulet dont la ténacité dépasse de loin sa taille minuscule. Il essaie désespérément de faire oublier à la population du village sa grande humiliation : il y a deux ans, un gland lui est tombé dessus et, persuadé qu’il s’agissait d’un morceau de ciel, Chicken Little a couru donner l’alerte dans toute la ville en hurlant “Le ciel s’écroule ! Le ciel s’écroule !” La panique s’est emparée des habitants et leur affolement a failli détruire le village, attirant l’attention des médias… Quand tout le monde a réalisé qu’il ne s’agissait que d’un gland, Chicken Little est devenu la risée de toute la ville. Pourtant, un jour, le jeune poulet reçoit effectivement un vrai morceau de ciel sur la tête. Mais cette fois, qui le croira ? Avec sa petite taille, pourra t-il sauver sa ville toute entière ?

Pixar a permis à Disney de briller sous les feux avec des bijoux à l’instar de Toy Story, Monstres et Compagnie, ou le grandiose Indestructibles. La firme aux grandes oreilles se lance dans l’aventure solo : un résultat bien décevant.

Si l’on apprécie les nombreux clins d’oeil (La guerre des Mondes, Mars Attacks, Signes …), ainsi que quelques gags relativement “drôles”, ce petit long-métrage made in 100% Disney 0% Pixar manque cruellement de rythme et de situations cocasses. Ce film démontre à quel point Pixar excellait non seulement au niveau technique (et même le plus vieux des Pixar, Toy Story est beaucoup mieux réalisé que cette première mouture Disney), mais également au niveau scénaristique. Même si les personnages sont attachants (Fish fait inévitablement penser à Kenny dans South Park), la mayonnaise ne prend pas. Pis encore, une nouvelle mode, instaurée avec Gang de Requins, consiste à limiter la bande originale à des chansons de djeunzs prépubères, comme s’ils servaient de repère à toute une génération pour mieux faire avaler la pilule.

Dans sa version française, Chicken Little est doublé par Lorent Deustch, qui donne réellement une âme au petit poussin. La morale de l’histoire est bien sûr disneyienne à souhait, et on en profite pour citer ou montrer les succès d’antan (Aladin, Roi Lion, Mickey pour ne citer qu’eux …). On craint dès lors le pire avec Narnia, qui a tout d’un Seigneur des Anneaux, mais sans Peter Jackson. Les films et animations “que pour les enfants” ont contrairement au passé un public plus restreint, ce dernier s’étant habitué avec le temps (merci Pixar) à des scenarii plus complexes, tout en étant restant drôle pour les enfants. A voir ? A vous de juger.

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