Le HibOO

L’exorcisme d’Emily Rose

Lorsque Emily Rose quitte sa province, c’est pour aller étudier à l’université. Une nuit, seule dans sa chambre d’étudiante, elle est la proie d’hallucinations et d’une rencontre surnaturelle qui la laissera épouvantée. Convaincue qu’elle est harcelée par les forces démoniaques, Emily sombre peu à peu, victime de symptômes de plus en plus spectaculaires. Perdue et terrifiée, Emily demande au prêtre de sa paroisse, le père Richard Moore, de l’exorciser… Au terme du combat contre sa possession, la jeune fille trouve la mort. Accusé d’homicide par imprudence, le père Moore se retrouve au coeur d’un procès qui va ébranler les convictions de tous. Défendu par Erin Bruner, une célèbre avocate qui ne croit pas au surnaturel, Moore n’a plus l’ambition d’être innocenté, il veut simplement que tout le monde sache ce qui est réellement arrivé à Emily…

A chaque fois qu’on parle d’exorcisme, on aimerait qu’un film fasse autant d’effet que le premier épisode des années 70. Ici, on nous vante qu’il s’agit d’une histoire vraie authentifiée par l’Eglise. Il est alors dommage que le surnaturel prenne le dessus sur le rationnel, et que la mise en scène soit d’une platitude sans fin.

Le film est ennuyeux. Le teaser montre en fait toutes les scènes “horribles” du film, le reste étant une sorte de plaidoyer sans réel intérêt, si ce n’est justifier la durée du film pour le qualifier de long-métrage exploitable au cinéma. Pourtant l’idée d’adapter une histoire vraie était plaisante : réussir à montrer que la possession existait sans l’envelopper de mysticisme. On préférera de loin la mise en scène poétique de “Stigmata”, qui bien que commençant à dater, n’a pas à rougir face à cet ersatz de l’Exorciste.

Le seul point positif (et de taille) est en fait l’actrice qui incarne Emily Rose, Jennifer Carpenter, qui réalise une prestation incroyable. Les autres protagonistes tentant vainement d’interpréter le minimum syndical imposé par ce genre de productions.

Une mise en scène plate, quelques “effets” de frayeur (néanmoins sporadiques), une bande originale quasi-inexistante, une histoire vraie qui préfère le côté surnaturel à l’explication rationnelle … l’Exorcisme d’Emily Rose veut jouer dans la cour des films d’épouvante, sans les ingrédients nécessaires. Passez votre chemin.

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