Elie Semoun au Zénith de l’agglo

Elie Semoun fait parti de la génération d’humoristes un peu « touche à tout ». Cinéma, séries TV, musique (si, si), … Il revient sur scène à l’occasion d’une tournée des Zéniths, avec un spectacle variant entre le bon et le moyen.
Un décor simple mais joli attend le public. Ce dernier n’est pas venu en masse pour assister au «one man show», tout reste cependant relatif puis qu’Elie Semoun aura attiré au moins autant de curieux qu’Eric et Ramzy. Son spectacle, une suite de sketches en fait, s’articule autour des personnages des petites annonces. De Kévina à Mikeline, les incontournables sont au rendez vous. L’ensemble est assez moyen, trop léger, même si des passages du spectacle sont franchement tordants, on pense au pendu ou encore au sketch du papy («Non monsieur, vous appelez sur un sonotone»). Le Zénith se révèle une trop grande salle pour le petit bonhomme, à quand un écran géant systématique pour les prestations «solo» ?

Un brin provocateur, Elie manie pourtant un humour assez subtil, sa voix qui déraille n’arrange rien au côté fou du personnage ! Il se mettra même le public dans la poche à la faveur d’un petit clin d’œil à son acolyte, et régional de l’étape, Franck Dubosc. A noter la présence d’un autre ami aux premiers rangs, puisque Richard Anconina faisait un petit crochet par Rouen pour le voir jouer.
Moins classe, les attaques déguisées envers son ex partenaire de scène, j’ai nommé : Dieudonné. Sûr que ces deux là ne passeront plus leur vacances ensemble. Au final, un spectacle un peu court, qui laisse le spectateur sur sa faim. Le grand timide qu’est Elie Semoun nous avait habitué à mieux, la frustration naît du sentiment du «bien mais peut mieux faire». Les petites annonces, que l’on peut classer parmi les plus hilarants sketches qui soient, ont peut être fait leur temps. La fraîcheur, en attendant, on rit tout de même. «Elie Semoun se prend pour qui ?». Pour l’élève moyen dont la note aurait chutée au troisième trimestre.