[Acetate Zero] patchwork sonore à Mains d’Oeuvre
![[Acetate Zero] patchwork sonore à Mains d’Oeuvre](http://www.le-hiboo.com/wp-content/uploads/acetate_zero.jpg)
Si le vendredi soir était décevant niveau étudiant, ce samedi l’est également pour le public post-rock, vu que la salle de concerts de Mains d'Oeuvres sonne largement le vide… Vivement 2008 pour que les spectateurs ressortent de leurs hibernations !
- Date : 22.12.07
- Adresse : 1 rue Charles Garnier 93400 SAINT-OUEN
- Téléphone : 01 40 11 25 25
- Web : www.mainsdoeuvres.org
Inlandsis (web)
Ça commence de manière très étrange, puisque le premier groupe, Inlandsis, est passé dans la journée de 3 membres à 1 seul… Résultat, on se retrouve devant le pauvre hère abandonné des siens, placé sur une grande scène rien que pour lui, avec une boîte à rythmes et un laptop, et qui lance (joue ?) de la musique électronique pendant que des vidéos défilent sur le mur avoisinant… Sur les images, des paysages urbains, de type La Défense, qui de fait correspondent assez avec la musique que l’on entend, mais dans l’ensemble, si cela se laisse écouter, on se demande quel peut être l’intérêt d’en faire des concerts… On accordera le bénéfice du doute, l’absence de comparses ayant dû largement chambouler la prestation…
Thousand & David Fenech (web)
Changement de style immédiat, puisque le duo Thousand & David Fenech oeuvre bien plus dans des domaines expérimentaux, tout en gardant un côté pop permanent… Les deux guitaristes ne se contentent pas de leurs instruments de base, puisqu’ils passeront au hasard par la batterie, les percussions diverses, et surtout un usage rarement modéré de boucles, compensant ainsi l’absence de collègues sur scène… On a donc un mélange entre styles totalement distincts, passant d’un genre de Simon & Garfunkel sous acides à des expériences plus zappaiennes, mais l’ensemble reste finalement assez connoté early 70’s, et globalement bien trop beatnik pour moi !
Acetate Zero (web)
On revient à des choses légèrement plus conventionnelles avec Acetate Zero, puisque le quintet oeuvre dans un mélange post-rock/indie/expérimental auquel on est un peu plus habitués… Débutant à quatre, avec deux guitares, une basse et une batterie, le groupe passe à 5 dès le deuxième titre, une troisième guitare venant s’ajouter, puis la composition évoluera au fur et à mesure des titres : la bassiste chantera, passera à la guitare via la batterie, le batteur fera des incursions à la guitare, les deux guitaristes du départ chanteront aussi, dans des proportions différentes, et le troisième guitariste passera par la trompette et le mélodica avant de finir à la basse… Compliqué ? Ben, pas forcément, d’autant que la musique du groupe n’en pâtit pas trop, restant souvent sur une base “départ calme puis déchaînement furieux”, ce qui d’ailleurs peut en lasser certains à force… Personnellement, je trouve que les morceaux restent audibles de bout en bout, avec un taux d’erreurs infinitésimal, et que si parfois cela frôle la limite, cela ne sombre jamais dans la masturbation guitaresque, ce qui aurait été pour le moins insupportable ! Donc si vous avez bien suivi depuis le début, les absents ont eu tort, encore une fois …