Le HibOO

Olivia Ruiz + Claire et ses Radis à l’Arcade

Déjà remarquée en novembre 2004 à l'Exo7, la talentueuse Olivia se produisait à nouveau en Normandie à l’occasion de la sortie de son magnifique 2ème album “La Femme Chocolat”. On déplorera une fois de plus la curiosité de cette région, puisqu’à peine plus d’une centaine de personnes ont daigné écouter cette artiste exceptionnelle.

Se rendre à Notre Dame de Gravenchon à partir de Rouen n’est pas des plus aisé : indications confuses, distance relativement importante … pourtant dans le public, environ une vingtaine de personnes ont réussi à braver ces “terribles” épreuves (rappelons que certains concerts qui se déroulent au Bâteau Ivre sont déjà considérés comme “trop loin” …)

Il fait relativement froid, et le crachin hivernal permet de sympathiser avec les autochtones en état de réfrégiration avancée. A 20h20, les portes s’ouvrent enfin. Le constat est quelque peu amère : environ une centaine de personnes ont décidé de venir voir Olivia Ruiz, et pour beaucoup un groupe inconnu à leurs oreilles répondant au doux patronyme de Claire et ses Radis.

Pouvait-on rêver mieux comme première partie ??? On est d’office surpris par la salle, qui offre des similudes incroyables avec le Trianon Transatlantique. La ressemblance “physique” ne s’arrête pas là : tout comme la salle de Sotteville, les lights, et le son sont parfaits. Claire et ses 3 acolytes entament un set relativement similaire à celui qu’elles avaient mis en place lors de la première partie de Jamait quelques temps auparavant à l’Exo7. Et il est hallucinant de voir comment la magie opère avec le public, visiblement agréablement surpris par cette première partie. Parmi les morceaux forts, “Monsieur” toujours aussi elfmanien, ou “Moments filés de soie”, mélancolique avec sa partie contrebasse / flûte traversière de toute beauté, ou le jovial “Are you Radis ?” qui clôture systématiquement le set. Rien à dire, les rouennaises ont encore drainé de nouvelles oreilles dans leur univers mag(nif)ique !

Le temps de prendre un verre, et quelques 20 minutes plus tard, Olivia Ruiz entre en scène. Sa beauté insolente est encore plus incroyable qu’il y a un an. Olivia Ruiz, c’est un peu la “Dionysos” au féminin : cette dernière ne fait pas que (admirablement) chanter, mais elle vit chacune de ses compositions, pouvant s’apparenter parfois à des élans d’hystérie. Mélant folie, subtilité, attitude rock, ou au contraire élans de tendresse, des morceaux à l’instar de “I need a child” ou “L’escalier”, “la femme chocolat” ou encore “Vitrier” sont de véritables perles. Olivia Ruiz malgré son talent, et malgré un album déjà bien mature (où elle sera fière d’annoncer qu’elle a composé et écrit la moitié des chansons), n’arrive pourtant pas à remplir l’Arcade. Quand on demande à cette dernière si ce comportement du public se retrouve en France, elle assure qu’il y a qu’en Normandie que ça ne passe pas : étonnant non ? Comme à l’Exo7, elle invitera cependant le public à rester pour le rencontrer. Autographes, mots de félicitations, photos … Olivia est certainement l’une des artistes qui apprécie véritablement ses fans.

Quoiqu’il en soit, le dernier album d’Olivia Ruiz (La Femme Chocolat) est à procurer IMMEDIATEMENT (n’oublions pas qu’un certain Mathias de Dionysos a contribué à la naissance de ce nouvel opus) : en effet, les Normands ont la chance d’avoir un cours de rattrapage le 9 février prochain au Trianon Transatlantique : comme vous pouvez le constater sur les photos, c’est un concert absolument à voir, même s’il est surtout à écouter.

Un trackback

  1. 22.11.2006 | Le HibOO » Concerts, Festivals, Photos, » Festival Chorus : Olivia Ruiz + Miro au Théâtre de Neuilly

Un commentaire

  1. tu te rappel de la setlist ?

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