Babyshambles (+ Second Sex) à l’Olympia

Viendra-t-il ou pas ? C’est toujours l’éternelle question, lorsque des personnes comme Pete Doherty sont attendues sur scène, immédiatement suivi par l’interrogation : s’il vient, dans quel état ? Inutile de prolonger le suspens plus longtemps, il était bien là, et qui plus est en forme et ponctuel ! Décidément le climat parisien semble lui réussir, puisque je ne crois pas qu’il n’ait jamais annulé de concert dans la capitale française, quitte - comme au Bataclan au printemps 2006 - à commencer à presque minuit, pour un concert certes chaotique mais néanmoins inoubliable ! Déjà en novembre 2006, il était apparu à l’heure sur scène, et avait même ramené Kate Moss avec lui !
- Date : 14.01.08
- Photographe : Rod
- Adresse : 28 Boulevard des Capucines 75009 PARIS
- Téléphone : 0892 68 33 68
- Web : www.olympiahall.com
Second Sex (web)
Le concert de ce soir commença vers 21h 15 après le jeune groupe parisien des Second Sex qui avait eu l’honneur d’inaugurer la soirée, et ne s’était ma foi, pas trop mal débrouillés. Il leur fallait bien prouver qu’ils n’avaient pas été choisi par hasard. Il y a en ce moment pléthore de “babyrockers” lancés sur les traces des Libertines qui auraient pu prétendre au même traitement ! En tout cas les quatre membres de Second Sex appréciaient visiblement de se sentir comme de vrais “stars”, les attitudes rock ne manquaient pas, jeans skinny et petit blouson de cuir ajusté inclus ! Dans la salle un nombre respectable de jeunes fans hurlantes ne devaient pas non plus leur donner l’impression d’être venus pour rien ! Seraient-elle prêtes à leur lécher les bottes, comme le demande leur plus grand tube “Lick My Boots” ? Qui sait ? En revanche, le rédacteur en chef de Rock & Folk semble le prendre assez littéralement, il n’y a guère un numéro de ce magazine sans que les jeunes groupes de garage rock parisien, quel que soient leurs noms, ne soient portés aux nues. On peut parfois un peu exagérer… Ce soir, les Second Sex ont bien rempli leur mission. Dans un set ramassé et dynamique de 9 titres ils ont copieusement chauffé la salle. Leur meilleur morceau ? Clairement ledit “Lick My Boots”, mais “Love’s Gone Bad” n’était pas mal non plus.
Babyshambles (web)
Babyshambles @ Olympia, Paris | 14.01.2008
Photos par Rod | Le-hibOO.com • 14-01-08 • Voir les 74 photos » Galerie |
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| FlickRVenait ensuite la pause et la crainte qu’elle ne s’éternise quelque peu… Qui ne se concrétisa pas, les lumières s’éteignirent et on entendit les cris hystériques des fans retentissant dans la salle tandis que les retardataires couraient pour ne pas en rater une seconde ! Doherty entra sur scène d’un bon pied, énergique et parut avoir reperdu sa petite brioche de l’an passé et son visage semblait frais et non pas légèrement bouffi comme on avait déjà pu le voir auparavant. Tout paraissait donc parfait, des milliers de voix hurlaient “It’s not easy, it was not eas-ehey” lorsque subitement Pete s’interrompit. Il marmonna quelque chose qui ressemblait à “je ne comprend rien, le son ne va pas”, le groupe se concerta, les techniciens cavalaient de gauche à droite, et finalement on reprit. Mais pas là où on en était resté, à la place ce fut “Delivery” qui fit vibrer le respectable édifice ! Une nouvelle vague d’enthousiasme saisit la foule, rien d’étonnant, cette chanson aurait aussi bien pu s’appeler “Direct Hit” ( n’est-ce-pas Art Brut ?!) tant elle est prenante. Et soudain, nouvelle interruption !!! On prend les mêmes et on recommence, re-conciliabule, léger désarroi dans le public, que va-t-il se passer maintenant ? Décidément le son ne plait pas à un Doherty ce soir très perfectionniste, car dans la salle, personne n’entend quoi que ce soit de gênant. Un caprice de star, une mise en scène pour exciter le public ou un vrai problème dont nous n’avons rien remarqué ? Qui sait, mais on se rapproche lentement de l’esprit punk ! Jusqu’ou ira le chaos ce soir ?!… Quelques minutes plus tard Delivery reprend et cette fois… ça tient ! On a eu toutefois un avant-goût de ce qui va devenir récurrent pendant tout le concert, des temps morts, non plus pendant les morceaux, mais entre les morceaux, sans cesse des petites discussions (probablement encore le son) qui viendront casser l’ambiance créée par un titre et tout sera à chaque fois à recommencer. Sur “Baddies Boogie” le public s’éclate, mais le soufflé retombe un peu avec “Unstookie Titled” qui lui fait suite, et pourtant ce morceau subtilement mélancolique est certainement l’un des plus émouvants de l’album. Le jeu du guitariste Mick Whitnall y est particulièrement délicat. Son chapeau vissé sur la tête, il reste stoïque pendant tout le concert, très cool, même quand on lui noue une cravate d’un magnifique motif léopard qui avait été lancée du public ! De temps en temps il se laisse aller à tirer la langue vers les spectateurs, c’est comme ça ! C’est à ce genre de petits détails que l’on voit que Babyshambles n’est plus un assemblage de musiciens autour de Pete Doherty, mais est devenu un vrai groupe. Le bassiste irlandais Drew McConell n’est pas non plus qu’un instrument et fait également sa part. Le batteur Adam Ficek est évidemment plus en retrait, mais c’est un peu normal ! A la cravate déjà évoqué se joignirent bientôt d’autres accessoires, dont un soutien-gorge qui vint garnir le micro du chanteur !
Mais revenons à la musique. Killamangiro, le single issu du premier album fit un véritable tabac ! “Why would you pay to see me in cage?” peut-on entendre là, mais non, on préfère payer pour le voir sur scène ! C’est sans aucun doute l’un des plus grands moments du concert, sur lequel le groupe enchaîne une version très énergique de “There She Goes”. “Back To The Dead” rencontre également un franc succès, mais c’est un peu plus tard que le groupe lance le turbo : coup sur coup ils enchaînent “What Katie Did”, le tube des Libertines qui ne manque à aucun concert des Babyshambles, et sur lequel Pete va casser son micro (volontairement ou par accident), immédiatement suivi de “Pipedown” qui provoque une nouvelle hystérie collective ! La musique n’a pas encore cessé que déjà Pete a renfilé son manteau et son chapeau signe immanquable que l’on s’approche de la fin. Et sans transition c’est le bouquet final avec un “fuck Forever” magistral et… sans suite !! Il n’y aura pas de rappel, dommage j’en aurais bien repris une louche ! Je suis sorti de ce concert quelque peu décousu avec des sentiments mitigés et l’impression de ne pas avoir pu voir le talent de ce groupe se déployer entièrement. Il a manqué une petite étincelle pour rendre cette soirée réellement inoubliable !
Donc dans l’ordre :
1. Bienvenue à Oliver, un nouveau hibOO allemand qui sait de quoi il parle quand il chronique ! :) (ca changera de nous tous huhu)
2. Merci à Julien T. vraiment.
3. Les 10 premières minutes du concert de BB furent tout simplement anthologiques. Enfin, pour quelqu’un qui n’a pas payé 40 euros la place (je ne sais pas donc si le public a trouvé ca aussi drole que moi)
4. Croisé en coulisse : Philippe Manoeuvre, mais surtout Yvan Attal (fan de lui en tant que réalisateur)
5. Croisé à l’arrache Oliver :)
6. La fosse aux photographes : un moment énorme :) Imaginez Pete = morceau de viande, et nous … les lions : c’était ca :)
Bienvenue Olivier !
Bonjour olivier,
C’est vrai, je ne l’ai pas dit explicitement. Mais j’ai tout de même pensé à afficher le lien vers ton article à chaque fois que tu survoles une photo avec le curseur.
Si tu veux que je retire le post de mon blog, tu peux m’envoyer un mail et je le ferai dans la journée.
Désolé et bonne continuation
Merci à la personne qui a pris ces très belles photos.
Et pour info, Peter a éclaté le micro par terre volontairement. On dit que c’est à cause des vigiles qui n’ont pas voulu laisser un gars sur scène, d’autres disent que c’est un effet “rock” pour “Fuck Forever”…