Je suis une légende

Robert Neville était un savant de haut niveau et de réputation mondiale, mais il en aurait fallu plus pour stopper les ravages de cet incurable et terrifiant virus d’origine humaine. Mystérieusement immunisé contre le mal, Neville est aujourd’hui le dernier homme à hanter les ruines de New York. Peut-être le dernier homme sur Terre… Depuis trois ans, il diffuse chaque jour des messages radio dans le fol espoir de trouver d’autres survivants. Nul n’a encore répondu. Mais Neville n’est pas seul. Des mutants, victimes de cette peste moderne - on les appelle les “Infectés” - rôdent dans les ténèbres… observent ses moindres gestes, guettent sa première erreur. Devenu l’ultime espoir de l’humanité, Neville se consacre tout entier à sa mission : venir à bout du virus, en annuler les terribles effets en se servant de son propre sang. Ses innombrables ennemis lui en laisseront-ils le temps ? Le compte à rebours touche à sa fin … [ Fiche Allociné ]
Un très beau film

On ne peut le nier. Un film hollywoodien blockbustériser se doit d’être beau. Non pas par souci esthétique, mais parce que désormais le public, depuis Terminator 2, n”attend pas moins qu’une qualité visuelle irréprochable, même si elle ne se rend pas compte forcément du travail esthétique réalisé. On retrouve un peu un New York dépeint de manière similaire que le fantastique 28 jours plus tard de Danny Boyle. Seul face à une civilisation perdue, le décor devient un être à part entière. Le paradoxe vient néanmoins des “créatures de l’ombre”, qui sont aussi “reussies” que La Momie : le désastre est au rendez-vous. Heureusement ces dernières n’occupent qu’une part très faible durant la durée du film - 1h40.
Will Smith se surpasse
Pour ceux et celles qui douteraient encore du talent de Will Smith en tant qu’acteur depuis Ali, ils trouveront dans “Je suis une légende” le film qui pourra définitivement les convaincre : un jeu d’une sobriété et d’une justesse exemplaires, avec notamment des passages absolument poignants (la scène de Sam, par exemple, ou la première incursion dans les lieux lugubres). Les autres acteurs n’ont été enrolés que pour être de simples figurants ; tout est concentré sur le personnage de Robert Neville.
Bob Marley le philosophe, la morale chrétienne au détriment du scénario originel

Malgré une montée en puissance assez extraordinaire, une absence quasi-totale de fond sonore (les quelques notes provenant du prodigieux James Newton Howard, qui font littéralement mouche), un jeu Will smithien vraiment très bon, le film souffre de plusieurs lacunes, là encore … typiquement hollywoodiennes. D’une part, afin de plaire au plus grand public, les messages originels de l’oeuvre de Richard Matheson sont totalement métamorphosés : les points axés sur la folie engendrés par la solitude, l’apparition d’une nouvelle espèce dominante ne laissant plus aucune place à la race humaine, l’intelligence manifeste de la nouvelle espèce couplée à une violence bestiale sans limite, et SURTOUT la fin aussi apocalyptique qu’épique sont balayés au profit d’une notion d’espoir liée au sacrifice, le tout parsemé de messages chrétiens inéluctables ; ainsi, les 10 dernières minutes éradiquent totalement la puissance et le suspens jusqu’alors instaurés. Et puis l’on notera ce passage sur Bob Marley, qui frise quelque peu le ridicule - non pas à cause des propos de l’intéressé, mais comment ces dits propos sont amenés dans le film : de petites tâches sur une toile de maître qui, aussi anodines soient-elles, ne passent malheureusement pas inaperçues.
“Je suis une légende” n’en demeure pas moins un film captivant, superbement réalisé, relativement d’actualité, mais qui aurait pu être un chef d’oeuvre, digne de l’oeuvre de Richard Matheson. Reste un très bon blockbuster, qui n’échappe pas aux valeurs christiano-moralistes pas forcément les bienvenues, avec un Will Smith qui réussit là où il a lamentablement échoué sur I, Robot d’Alex Proyas.
Pourquoi faut il toujours que les américains , quelque soit le film plante toujours leur drapeau dans l’image !
les français le font il?
les croates?
japonnais?
comme si on allait oublier que c’est déjà une super production américaine!
Spiderman , terminator, je suis une légende, même des films “de l’espace” ou l’on penserait que la terre est unifié, faut qu’il soit a l’image a un moment ou un autre!