Kim + Dionysos à l’exo7
Il aura fallu attendre le mois de Novembre pour voir le concert de l’année à Rouen ! Devant une salle bondée (sold out 1 mois avant la date magique), Dionysos s’en est donné à coeur joie, nous proposant un show tout bonnement hallucinant. Retour sur la soirée événement.
Difficile de relater cette soirée avec des mots, le plus simple était encore de la vivre. Imaginez ! Un groupe survolté, un chanteur déjanté, une violoniste à tomber, une première partie réclamée deux fois, un public en feu et un exo7 plein comme un œuf. Les premiers courageux bravent le froid depuis 19h, ils auront leur récompense : Pouvoir se placer au premier rang de ce qui sera un peu plus tard un concert mémorable.
La première partie s’avance, c’est Kim. Inconnu ou presque, tout le monde s’attend à voir débarquer un groupe, une de ces formations classiques qui ouvrent pour la tête d’affiche. Pas cette fois-ci. Kim est un garçon, il jouera seul. Pas évident de chauffer une foule, composée approximativement de 900 personnes. Le jeune homme y arrivera pourtant, avec humour et talent. Un peu crooner dans le style, un peu Mai 68 dans le look, Kim revisite les standards US à sa manière et se permet même une parodie de chanson, « à la Kad », style « Jean Michel ça va », irrésistible ! Il conquit la foule en trois morceaux, se baladant d’un micro à l’autre, jonglant avec un harmonica, une guitare et un banjo. Cas unique pour une première partie, Kim sera rappelé deux fois. Il s’excuse de ne pouvoir rester plus longtemps, il doit laisser la place à Dionysos !
Une vingtaine de minutes de patience et Dyonisos arrive. Décor à la Burton et Danny Elfman (thème d’Edward aux mains d’argent) en guise d’introduction. Deux notes, et c’est parti… Plus d’une heure et demi de folie, de live intense. Des musiciens charismatiques au possible, mais surtout un Mathias des grands soirs, une fougue impossible à canaliser, une énergie électrique et des ressorts dans les jambes. Ce garçon est fou, on le retrouve en plein concert accroché aux rampes de lumières, pourtant hautes perchées. Du jamais vu l’exo7 !
Le dernier album, très abouti, se révèle d’une efficacité incroyable en live. «Giant Jack», «Miss Acacia» ou encore le très beau «Tes lacets sont des fées», pour ne citer que ces morceaux. Un show d’ensemble qui n’est pas sans rappeler les prouesses d’un certain –M-, la spontanéité en plus. Le superbe «Neige» viendra conclure le set de Dionysos.
Le rappel s’impose de lui-même, le public hurle sa joie, les sourires sont sur tous les visages, tout le monde est conscient d’assister à un moment magique, on en veut encore et encore. L’inévitable «Jedi» rythme le retour du groupe sur scène. Des textes drôles et bizarres, attention, du bon texte, un son parfait mettant en valeur la foire aux instruments, des lights surprenants. S’il fallait trouver un point négatif à ce concert ? Trop court ! Les musiciens pousseront même la sympathie jusqu’à venir signer des autographes sur le bord de la scène une fois le show terminé. On applaudit et on dit merci. On dit encore aussi.
Set List : Giant Jack, L’homme qui pondait, Miss Acacia, Old child, tes lacets sont des fées, Bloody Betty, Déguisé, mon ombre, Mac Enroe, Mister Chat, Chocolate River, Neige. Rappel : Thank you Satan, Jedi // Cox II

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