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[Die Krupps / Christian Death] metal machine music à la Loco

[Die Krupps / Christian Death] metal machine music à la Loco | Photo

Ce soir la Locomotive n’a pas fait le plein, loin de là, pourtant on aurait pu croire qu’une affiche pareille aurait attiré la grande foule des corbeaux, on se demande finalement si le public goth est si étendu et si ouvert que cela…

Die Krupps (web)

Ça commence directement (enfin, à 22h20 !) par Die Krupps, un très ancien (plus de 25 ans d’existence) groupe allemand (on l’aurait deviné) qui oeuvre dans l’industriel/métal/club, c’est-à-dire un gros mix entre métal indus et EBM (globalement, les puristes ne m’en voudront pas j’espère !) dont on sent bien que Rammstein s’est largement inspiré, même si l’accent est mis sur la musique et qu’il n’y a nulle pyrotechnie chez nos teutons du soir… Avec un vrai batteur, une basse et un guitariste, les morceaux peuvent être sacrément rock, et l’omniprésence des synthés n’est qu’occasionnellement insupportable, les sons cheap le cédant le plus souvent à des sonorités bien comprises dans les beats martiaux ! Le public met du temps à réagir, mais dès qu’il est lancé il lui est impossible de laisser partir ses chouchous, et il faut un bon rappel pour rassasier les spectateurs, au bout de plus d’1h30 de set !

Christian Death (web)

Cette durée, ajoutée au commencement tardif de la soirée, explique qu’une partie du public n’assistera qu’à quelques titres de Christian Death, qui arrive sur scène à 0h30, dans un grand décorum très gothique, agrémenté de vidéos éminemment politiques, et le premier titre, avec un batteur, une bassiste, un guitariste, un joueur de grosse caisse et le chanteur qui joue du violon nous fait démarrer sur des bases extrêmement hautes ! Par la suite (les 3 titres auxquels on pourra assister, sous peine de rentrer à pied !), le violon est rangé, et une deuxième guitare (voire même une troisième !) fait son apparition, et on s’oriente vers quelque chose de bien plus métal (le groupe ne renie pas une appellation “death metal” !) qui se laisse largement écouter mais s’éloigne tout de même largement de ce qu’on pourrait qualifier de “première période” du groupe, c’est-à-dire lorsque Rozz Williams en était le leader… De l’eau a coulé sous les ponts depuis, Valor a fait du groupe sa chose, et l’évolution a sans doute fait perdre pas mal d’adeptes en cours de route… On regrette tout de même de devoir rater la fin du concert, la Loco restant assez peu respectueuse de ses spectateurs en fin de compte, voire des groupes qui voient la fosse se vider avant la fin du set…

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