Doom

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Une chose terrible est arrivée à la station de recherche scientifique Olduvai, basée sur la planète Mars. Toutes les expériences se sont arrêtées, la communication ne passe plus. Les derniers messages reçus sont pour le moins angoissants. Le niveau 5 de quarantaine est déclaré et les seules personnes auxquelles l’accès est autorisé sont les membres du commando des Rapid Response Tactical Squad (RRTS). Mais sont-ils face à n’importe quel ennemi ?
p>Nouvelle adaptation d’un jeu vidéo à succès et nouvelle catastrophe. Si le film d’action n’est pas votre tasse de thé, passez votre chemin. Si vous êtes un fan du genre, passez-le également ! Attention, navet…
Si Hollywood a choisi le jeu vidéo Doom, ce n’est évidemment pas pour le scénario de ce dernier (inexistant pour ainsi dire) mais plutôt pour son intrigue propice à un gros film d’action comme Hollywood en fait des dizaines par an, ratés le plus souvent. Doom n’échappe donc pas à la malédiction qui touche les adaptations du jeu vidéo. Il faut dire qu’Hollywood choisit généralement des jeux privés d’un quelconque scénario. Que ce soit Street Fighter ou Mortal Kombat, tout est prétexte à une débauche d’action. Alors pourquoi pas ? Certains films d’action méritent vraiment le détour et vont même au-delà du simple divertissement. Seulement, il faut un réalisateur aux commandes d’un tel produit. Ce n’est certainement pas le cas de Paul Anderson et malheureusement, Andrzej Bartkowiak, longtemps directeur de la photographie et réalisateur de Roméo doit mourir, ne s’en sort pas mieux. Si le film était sorti avant Aliens de James Cameron, sur lequel il lorgne sans vergogne (allant jusqu’à recopier un passage), le film aurait déjà été mauvais. Pratiquement vingt ans plus tard, personne n’a encore su - ne serait-ce que toucher du doigt - retranscrire avec le même talent la formidable descente aux enfers d’un groupe de marines coincé dans un dédale de couloirs. Pour cela, il aurait fallu que Bartkowiak s’intéresse un minimum à ses personnages désespérément creux. The Rock fronce admirablement les sourcils mais ça ne suffit pas, les autres font ce qu’ils peuvent. Et ne parlons pas des dialogues (à mille lieues du film de Cameron) la plupart du temps ridicules.
Pourtant, le film avait de quoi plaire : une ligne directrice claire et nette (une mission de sauvetage sur Mars), un chef de groupe (The Rock donc) sans concession et finalement fou furieux, bref, un film d’action pur et dur qui va droit au but. Mais la mise en scène de Bartkowiak gâche le tout. Il ne prend pas le temps d’installer un climat d’horreur, les rebondissements sonnent faux et le tout se suit avec déplaisir, la faute à une absence de rythme. A aucun moment le spectateur ne se trouve emballé par l’enjeu et il n’attend qu’une seule chose, le générique de fin. Bartkowiak n’a tellement pas d’idées qu’il va jusqu’à filmer en vue subjective à la manière du jeu, sauf que ça ne fonctionne toujours pas. Bien que Doom soit sans doute l’une des adaptations les plus fidèles du jeu vidéo, il n’en est pas moins un film raté. Espérons qu’une suite ne soit pas envisagée…