[Festival d'1 Autre Industrie] passion / éternité à la Grange de la Ferme Dupire
![[Festival d’1 Autre Industrie] passion / éternité à la Grange de la Ferme Dupire - Photo Janick's](http://www.le-hiboo.com/wp-content/uploads/charlesdegoal_photos-janicks.jpg)
Une belle assistance en ce samedi soir d’énervement présidentiel plein de finesse et de retenue, avec des organisateurs satisfaits autant du nombre d’entrées à la Grange de la Ferme Dupire de Villeneuve d’Ascq que de la soirée en général. les spectateurs non plus ne se sont pas plaints de cette première édition du Festival d’1 Autre Industrie ! On va donc tenter, 2 jours et quelques neurones perdus en route plus tard, de tirer la substantifique moelle de cette soirée qui restera dans les mémoires et les zygomatiques.
- Date : 23.02.07
- Adresse : 80 rue Yves Decugis 59650 Villeneuve d'Ascq
- Téléphone : 03.20.43.55.65
No Tears (web)
Avec un timing correct, les 5 No Tears montent sur scène, pour un set cold-wave (le synthé) fortement coloré de post-punk si l’on veut, en tout cas on entend nettement les 2 guitare et la rythmique basse-batterie, pour des influences que chacun tentera de déterminer, de Marquis de Sade à Norma Loy, mais sans exclusive (le groupe se revendique même de Tuxedomoon..), et contrairement aux prévisions de certains oiseaux de mauvaise augure le set est assez enthousiasmant, l’heure passe très rapidement, et la reprise finale du joëlle et marcel de Killer Ethyl est de très bonne facture, on aurait même pu avoir droit à une surprise supplémentaire. On ne va pas se plaindre, comme entrée en matière on aurait pu faire bien pire, et tout le public punk-goth venu de loin pour certains (Suisse, Allemagne.) est déjà bien à fond pour la suite !
De Volanges (web)
Venus de Belgique avec une grosse réputation scénique, les trois De Volanges ne la font pas mentir, car le trio basse-batterie-guitare, excellemment soutenu par une voix bien posée, est d’une efficacité redoutable ! Le post-punk new-wave gothique indie annoncé (And Also the Trees est cité en premier) se mâtine largement de sonorités que l’on pourrait accorder aux Sonic Youth ou aux Jesus and Mary Chain, c’est-à-dire que l’on a droit à un rock assez indie, plein de guitare mais sans solos inutiles, dans une ambiance très énergique, et c’est une véritable révélation pour une bonne partie du public ! On en oublierait presque la démonstration (réussie) que la bière vole et mouille.
Guerre Froide (web)
Pour être franc, la première fois que j’avais vu Guerre Froide sur scène (à Tourcoing avec les CDG), la cold-wave pas très en place du trio (voix-basse-guitare + machines) ne m’avait pas emmené au 7e ciel, bien au contraire ! Mais ce soir, il faut bien avouer que je dois revenir sur mes a priori. Le groupe est bien plus en place qu’il y a quelques mois, et si je ne vais pas verser dans l’idôlatrie de bas étage, je dois dire qu’un bon nombre de titres sont plutôt réussis, parmi lesquels une reprise de Joy Division qui rend un bel hommage aux vétérans du genre. Quelque part, cela me rassure de ne plus détester la musique d’un groupe dont les membres sont si sympas ! Et ça fera taire certains me reprochant ma clavierophobie…
Charles de Goal (web)
En ce qui concerne le set des excellentissimes Charles de Goal, il n’y a pas grand-chose à en dire : un set quasiment impeccable, qui rend la fosse difficilement respirable, avec un quatuor de musiciens très au point, en dépit des problèmes d’acné nasale de l’un, des oublis de sous-vêtements de l’autre, du refus de montrer son string du 3e (le public est bienveillant mais exigeant !) et de l’abus de chips de stars. En 1h15 (à peu de choses près, le temps accordé à chacun des groupes), le groupe nous offre un mélange nerveux et très punk de titres anciens (hop hop hop, frédéric, atout mineur, exposition, …) et d’une demi-douzaine de nouveautés à paraître d’ici le 11 avril (choque-moi, identité, finger weg, …), le tout enrobé d’échanges avec le public, qui n’aura donc nullement regretté cette excellente soirée, qui se clora à 0h15 par une reprise ultime, très réussie en dépit des difficultés logistiques et de mémoire du final fog des Marquis de Sade, en hommage à Brouillard Définitif bien entendu ! Bilan de la soirée : pas l’once de la moindre agressivité, aucun problème d’aucune sorte pour la sécurité, des spectateurs et des musiciens pensez, ils dorment sur place !) unanimement heureux, et des organisateurs qui auront bien mérité de la patrie ! Tiens, un bon potjevleesche pour se remonter, et on prêt à y retourner quand ils veulent !