Franz Ferdinand au Zénith de l’Agglo

Semaine du rock à Rouen, Acte II. Une semaine après les mancuniens d’Oasis, c’est au tour de Franz Ferdinand d’investir le Zénith de Rouen. Un concert superbe, donné par des garçons fougueux et talentueux à souhaits. Si les absents ont toujours tort, c’était particulièrement vrai hier soir !
2.800 personnes environ ont pris place dans le Zénith. Pas énorme me direz vous. C’est surtout après coup qu’on regrette cette absence de la masse, tant le concert fut exceptionnel.
The Editors
Ca commence fort, la première partie, connu depuis quelques semaines se nomme Editors, quatre garçons pleins d’avenir tout droit venus d’Angleterre. Quelques riffs salvateurs et saturés, on oscille entre power pop et envolées coldplaysiennes. C’est une excellente surprise, même si le son est déjà beaucoup trop fort. Des titres tels que « Munich » ou « Bullets » sont très bien accueillis par le public. Tom Smith, chanteur guitariste de son état, semble proche de la transe lorsqu’il joue autour de son micro où qu’il se prend la tête à deux mains. Une belle prestation d’environ trois quarts d’heure, qui fait office de compte à rebours pour la suite.
Franz Ferdinand (web)
Franz Ferdinand @ Zenith, Rouen | 31.10.2005
Photos par Rod | Le-hibOO.com • 31-10-05 • Voir les 17 photos » Galerie |
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| FlickRLa suite, c’est une scène qui se transforme et prend des allures de plateau de télévision. Le décor se monte petit à petit, on aperçoit la batterie posée au centre d’un arc de cercle surélevé, aux couleurs du dernier album. Un par terre rouge, lustré quelques minutes avant l’entrée en scène des prodiges de Glasgow. La fosse s’est quelque peu remplie à la pause, même s’il n’est pas difficile d’atteindre les premiers rangs. Une fois de plus, on est venu de loin pour écouter Franz Ferdinand, si l’on en croit les différents accents qui nous entourent.
Ils sont là, ils débarquent et on est tout de suite frappés par le charisme des garçons. Gueules d’ange, transformés en démons instruments en main. Franz Ferdinand sort son deuxième album ces jours-ci, ils ont pourtant déjà réussi le pari d’accumuler des morceaux de tout premier plan. Ce qui marque, c’est l’intensité des intros. Au tout premier plan, celle au synthé (très 80’) de Auf Achse, une merveille. L’immense rideau noir tombe et laisse la place à un écran géant qui proposera des images superbes des musiciens filmés en temps réel. Alex Kapranos est en forme, ses acolytes aussi, c’est un véritable vent de fraîcheur qui souffle sur le Zénith. Des morceaux qui font sauter sur place, ils en feront quelques uns, on peut citer pêle-mêle « The dark of the matinée », le très entraînant « Do you want to » qui n’est pas sans rappeler un groupe pionnier de la pop music anglaise. Viendra aussi le très attendu « Take me out », une intro énorme et un pied total lorsque les deux guitaristes et le bassiste s’aligneront pour donner de l’intensité au morceau, si besoin en était. Une présence scénique hors normes, des musiciens qui changent de place, selon les morceaux, le guitariste devient batteur et inversement. Le final est grandiose avec trois musiciens sur la batterie et Alex en maître de cérémonie. Le rappel est obligatoire, les garçons reviennent, ils ont le visage ensanglanté, Halloween est passé par là. Une dernière gourmandise avec « Jaqueline » interprétée de manière magistrale.
Un jeu de scène incroyable, des lumières particulièrement adaptées, un écran géant, une déco sans pareille mesure, c’est l’univers Franz Ferdinand ! C’est là qu’il fallait être, quitte à perdre un tympan !