Le HibOO

[Lezard] go down au Klub

[Lezard] go down au Klub

Un Klub bien rempli ce soir, avec un public globalement bien jeune, bien énergique, en dehors de quelques ahuris qui auraient mieux fait de s’abstenir de venir plutôt que de gâcher le plaisir des autres…

Dukes of the Killing Death (web)

Ça commence avec un trio basse-guitare-batterie, les Dukes of the Killing Death, avec les gratteux se partageant les voix, qui entament leur set de manière quasi pub-rock, avec des sonorités rappelant furieusement les Stranglers des tous débuts (74/75), mais assez rapidement on en revient à plus d’énergie, de manière assez brouillonne, dans un style plus garage voire southern rock (la reprise de Johnny Cash n’est pas si mal !) qui fait plaisir aux spectateurs, qui ne reprochent pas les multiples pains au groupe, accordant des applaudissements nourris au terme de 35 minutes loin d’être carrées mais qui peuvent laisser présager de bonnes choses si le groupe continue à bosser… Il faut également et à leur décharge reconnaître que le son du lieu est toujours assez difficile à appréhender, surtout vu l’absence de retours sur scène…

Lezard (web)

Ça continue avec un autre trio de constitution semblable mais dont la basse est féminine, Lezard, à qui les 3/4 d’heures accordés vont permettre de satisfaire les fans présents, bruyants et bien agités ! On avait assisté à une demi-prestation à la fête de l’Huma l’an passé, ce coup-ci le set complet permet de constater qu’en dehors de 2 ou 3 titres évoquant certains pans pénibles du rock français (on pense en particulier à D. Saez…), le reste est bien plus énergique, vivant, et surtout enthousiasmant ! Si certains titres plus sombres sont intéressants par cette noirceur qui marquait les débuts du groupe, la majorité des morceaux, alternativement en français ou en anglais, sont construits de manière non linéaire, et sans être expérimentaux ils se démarquent de la moyenne des groupes… Le set est entièrement constitué de morceaux originaux, et la fin du concert sur le très demandé le pornographe permet de garder une très belle impression du groupe ! Mais comme le set s’est terminé tard, on n’assistera pas à la prestation de Talia… ce n’est que partie remise !

Laisser un commentaire

Pour afficher un avatar / votre photo avec votre commentaire, inscrivez-vous sur www.gravatar.com

* = champ obligatoire