Marie Cherrier (+ Urbain Lambert) à la Cigale

Autant dehors le temps était maussade durant l’attente, autant la Cigale aura rempli le coeur de Marie et ses musiciens - et réciproquement. Je devrais laisser un énorme blanc comme compte-rendu tellement j’ai du mal à trouver les mots justes, tellement j’ai des étoiles plein les yeux et plein le coeur.
- Date : 15.03.08
- Adresse : [120 Boulevard Rochechouart 75018 PARIS->http://maps.google.fr/maps?hl=fr&q=120%20boulevard%20rochechouart&oe=UTF-8&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wl]
- Téléphone : 01.49.25.81.75
- Web : www.lacigale.fr
Urbain Lambert (web)
Urbain Lambert est choisi pour faire la première partie. Accompagné à la basse, et de lui-même à la guitare, il nous emmène vers un folk-country. Ayant hâte de voir Marie, je reste éloigné de son set, plutôt court. Les textes me semblent manquer de nuance, pourtant la majorité du public apprécie fortement. La dernière chanson m’a quelque peu réveillé et je regrette qu’il ne l’ait pas joué plus tôt.
Marie Cherrier (web)
Ca ne traine pas sur scène pour les derniers réglages, tout doit être au point ; le stress est là. L’intro de Belle Vie avec l’arrivée décalée de Marie, et c’est parti pour une heure et demi de générosité et bonheur. Le public applaudit à tout rompre dès les premiers titres, Marie - touchée - profite pleinement de chaque moment. Quelques instants après la Cigale se lève pour accompagner Marchand d’froufrou puis Paysage perdu ; je craignais que la configuration assise cocoone le public et l’empêche de se laisser aller. Les gens sont si respectueux et participent de telle façon que la chanteuse ne cesse de remercier, la gorge nouée. Toujours fidèle à elle-même et naturelle, elle explique qu’elle s’est coupée au doigt et espère que ça ne s’accrochera pas aux cordes, de même lorsque sa noire et sobre tenue s’emmêle à son accordéon. L’osmose est telle que le public applaudira de consentement au premier couplet de la chanson hommage/coup de gueule à/contre Renaud, se qui étonnera positivement le groupe.
On sent qu’ils ont bossé pour ce soir et pour les concerts à venir. Un travail propre sur les lumières qui plongent directement dans l’ambiance de la chanson ; mais aussi de nouvelles réorchestrations (on regrette néanmoins Marie seule au piano pour Le temps des Noyaux), et une place égale pour les musiciens (solo de basse pour Christophe, plus de choeurs pour Franck et Damien, Didier aux claviers). Pour couronner le tout une chanson inédite ! Le titre est temporaire et Marie était incertaine de la chanter ce soir (même si elle apparait sur la setlist). La reprise de Souchon est tout autant appréciée et la vedette de la soirée ose demander - avec un sourire irrésistible - de fredonner : aussitôt demandé aussitôt fait.
Toutes les bonnes choses doivent avoir une fin, Marie n’étant pas une fan des rappels n’en offrira pas un “tel quel”, la sécu jettera dehors l’ensemble de l’auditoire rapidement. Pourtant, une fois la salle vidée, la chanteuse fera une apparition sur le boulevard pour quelques dédicaces et photos ; une initiative à signaler car devenue si rare de nos jours …
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Dis donc t’as pas trainé pour le compte rendu !! A peine rentrée et hop déjà en ligne !!!
Allez avoue, tu l’avais préparé à l’avance ;-)
En tout cas il reflète vraiment l’état d’esprit de cette belle soirée…