La légende de Zorro

En 1850, la Californie aspire à devenir le 31e Etat de l’Union, mais les membres de la mystérieuse confrérie médiévale des Chevaliers d’Aragon sont décidés à l’en empêcher par tous les moyens… Les paysans doivent aussi se défendre contre Jacob McGivens, qui s’empare de leurs terres par la force. Seul Zorro pourrait intervenir … Joaquin, le fils de Don Alejandro de la Vega et de son épouse Elena, a aujourd’hui 10 ans et ignore tout de l’identité secrète de son père. Elena voudrait qu’Alejandro abandonne ses activités de justicier pour se consacrer enfin à sa famille. Lorsque face à l’urgence, il décide néanmoins d’enfiler le légendaire masque de Zorro, Elena se sent trahie et demande le divorce. Armand, un aristocrate français qui vient de s’installer en Californie, en profite pour faire la cour à la jeune femme … tout en continuant à diriger secrètement les Chevaliers d’Aragon …
7 ans après Le Masque de Zorro, le duo Banderas / Zeta-Jones revient pour une suite pour le moins … explosive. Un film très divertissant, malgré ses effets parfois poussifs.
Le film commence à l’instar d’un James Bond : le générique en feu, les cascades à profusion … le ton est donné : le 2e volet des aventures de Zorro au cinéma sera orienté action. La réalisation est impeccable, les plans photos sont parfois magnifiques (cette lune et ce zorro chevauchant à travers la prairie !). On notera parfois de mauvaises incrustations à la “Indiana Jones” dans des scènes où les effets spéciaux sont nombreux. A propos d’Indiana Jones (en effet Zorro a vraiment du prendre des cours avec le célèbre archéologue pour cet épisode), de nombreuses influences peuvent se voir : Batman (lors des scènes où De La Vega se transforme en Zorro), Mr and Mrs Smith (les problèmes de couple), James Bond (l’homme aux dents de bois) : le divertissement est assuré. La trame scénaristique est vraiment différente, car Zorro en plus d’endosser son rôle de justicier, doit également assumer son rôle de père de famille / mari, ce qui forcément découle sur bien des situations cocasses.
Les mauvaises langues diront que le méchant est encore personnifié par un Français (interprété par le charismatique Rufus Sewell), mais vue la classe, l’intelligence du personnage, on ne peut qu’être fier. Cet épisode de Zorro n’est pas anti-français, mais plûtot un appel de cohésion et d’acceptation des différences du peuple américain : tout n’est que point de vue.
Si vous avez aimé Le Masque de Zorro, il n’y a aucune raison pour ne pas apprécier ce deuxième volet : la relève étant déjà assurée, un jour, par le fils de Zorro, interprété par le surprenant Adrian Alonso.