Le HibOO

Serenity : l’ultime rébellion

Le capitaine Malcolm Reynolds est un vétéran endurci, qui eut le tort de choisir le mauvais camp dans la guerre galactique. Les armes se sont tues, l’ordre règne sous l’autorité de l’Alliance, et Malcolm le rebelle s’est lancé dans de nouvelles aventures aux commandes du vaisseau Serenity. A l’école des futures élites, la jeune River manifeste également une farouche indépendance d’esprit. Ses facultés télépathiques et ses dons de lutteuse inquiètent les dirigeants. Ceux-ci ont choisi de mettre l’adolescente au secret. Une équipe médicale s’efforce de modeler son esprit et de juguler ses “mauvaises tendances” par l’administration de drogues. Lorsque son frère, Simon, l’extrait de force du Centre de Conditionnement et se réfugie avec elle à bord du Serenity, le régime confie à son meilleur limier, l’Opérateur, le soin de les neutraliser…

Le papa de Buffy contre les vampires avait crée une superbe (mais trop courte) série SF, Firefly. Aujourd’hui, il adapte cette dernière sur grand écran, en se payant le luxe de conserver les mêmes acteurs. Influences et clins d’oeil, second degré et réalisation sans faille : du space opéra à déguster !

Joss Whedon a réussi en 1h50 à mettre toutes les influences qui lui tiennent à coeur, dont certaines scènes ne manqueront pas de rappeler Buffy The Vampire Slayer (jolie crevette VS monstres en surnombre). Ainsi hormis les touches d’humour exquises dans les dialogues, on trouvera du western, des arts martiaux, des influences zombies, Matrix (Mr Univers) ou encore Star Wars. Mais n’allez pas croire que Serenity se limite à un patchwork d’influences : Whedon les intègre de manière intelligente dans son scénario, qui même s’il peut sembler confus (pour ceux qui ne connaissent pas la série Firefly), captive du début jusqu’à la fin.

Le casting est parfait, tous les acteurs ayant vraiment des particularités physiques (surtout l’héroïne River Tam interprétée par Summer Glau et sa beauté à la “Christina Ricci”) à mille lieux des têtes hollywoodiennes. Quant à la musique, elle est aussi décalée que l’univers (réussir à caser du banjo dans un space opéra !!!).

Serenity souffre parfois de petits passages inutiles, qui cassent le rythme, et le scénario très fouillé ne peut tenir en 2h. Malgré tout, ce film réussit parfaitement son rôle de divertissement, et bien des films aujourd’hui ont oublié cet ingrédient principal.

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