Le HibOO

Les Jeux Vidéos de Pâques (du XXe siècle, quand j’étais petit)

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Voici ce qui se passe, sur le plan “intellectuel”, quand quelqu’un considère que Pâques est un jour férié inutile ; il dessine l’esquisse de son autobiogrophie extraordinaire sur sa vie tumultueuse, en commençant tout naturellement par ce qui l’a le plus traumatisé dans son existence : les jeux vidéos. A une époque où désormais seul le nombre de fps compte pour déterminer de la qualité d’un soft - sans oublier les super textures uniquement visibles sur des résolutions de 3200×1600 en HD avec une carte graphique 1 go + quadruple processeur Intel Core - il en est une autre, pas si lointaine - je fais ce que je peux pour éviter de me rappeler que le temps attaque mes neurones de manière inexorable et exponentielle - où l’on prenait son pied avec des grosses cartouches grises, avec un son PCM, 16 couleurs sur l’écran, et une résolution inférieure à 320×240 … mais en contre-partie, à la différence de bon nombres de produits actuels, le gameplay était exceptionnel, les scénarii riches et fouillés, et les bandes sonores étaient exceptionnelles. Tout a commencé pour moi à l’aube de mes 8-9 ans avec une Super Nintendo et Mario Bros 2. Je ne l’ai pas mis dans le top 5 qui suit, parce qu’il fallait faire un choix, et que les jeux suivants m’ont littéralement scotché des heures / des jours / des nuits entiers.

Castlevania II : Simon’s Quest (NES)

Je n’ai jamais été un vrai grand fan de Castlevania, hormis 2 épisodes : Simon’s Quest sur NES, et le 4e volet qui inaugura le lancement de la Super Nintendo. Je crois que depuis tout gosse, j’ai toujours été sensible à l’univers sonore des jeux, dessins animés et autres films (par exemple j’ai surtout aimé Conan le Barbare à cause de la BO de Basil Poledouris, et beaucoup ont scotché sur les Mystérieuses cités d’Or à causes des mélodies magiques de Shuki Levi et Haïm Saban) … et il faut avouer que Konami en balançant son deuxième volume a crée tous les principaux thèmes de la saga qui allaient devenir légendaires. Des artistes à l’instar de Vanessa Mae avoueront d’ailleurs avoir été inspirées par les compositions gothico-classiques de ce jeu. Il faut dire que “Bloody Tears”, “Dwelling of Doom” ou encore “Mansion” sont de véritables pépites dans leur genre. Mais au delà de l’univers sonore, Simon’s Quest se différenciait de son prédécesseur - et de bon nombre de ses sucesseurs - par un côté Arcade / Aventure où les bosses n’étaient plus le centre d’intêret principal (ils étaient d’ailleurs peu nombreux et assez faciles à annihiler) : les neurones étaient mises à contribution, et les énigmes parfois assez tordues (pour l’époque, entends-je, même si dans le style, le champion du monde sur NES restera les Goonies II). J’y ai joué à m’en user les mains (quoique là aussi, Tracks N’ Fields II a réussi à me faire casser une manette !) et encore aujourd’hui, en y rejouant grâce à un merveilleux système illégal communément appelé “EMULATION”, j’y trouve encore le même plaisir.

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Batman (NES)

Je ne vais pas refaire le coup des musiques - puisque ce sera systématiquement l’un des critères de choix de ce top 5 - qui étaient tout simplement EXCEPTIONNELLES - mais force est de constater que ce jeu m’a tenu en haleine vraiment des heures. Une difficulté de psychopathe - surtout le 4e niveau, et la difficulté de buter le Joker ! - un gameplay jouissif, des trouvailles vraiment bien vues à l’époque (n’oublions pas que la NES n’avait que … 2 boutons :)), un véritable chef d’oeuvre. Et puis à cette époque, les Batman de Burton venaient de sortir, on était dans une sorte d’éuphorie, et le jeu s’était vraiment calqué à l’univers gothique du réalisateur.

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Thunder Force III (Megadrive)

On pourra me dire ce que l’on veut, que R-Type a été l’inventeur du genre, que Gradius sur NES, et sa suite Life Force sur le même support étaient de purs chef d’oeuvre (j’acquiesse) … mais Thunder Force III, c’est le niveau au dessus, le nec plus ultra dans le domaine. Mélodies sublimes (Seiren, Hadies, Ellis …), univers graphiques des planètes à pleurer (dont la fameuse Gorgon qui avait sidéré tout l’univers du jeu vidéo à l’époque), difficulté incroyablement surdosée (surtout les deux derniers niveaux), ennemis ultra variés (dont le décor “vivant”), boss ultra impressionnants, gameplay exceptionnel … ce jeu restera sans aucun doute l’un de mes préférés jusqu’à l’accès à ma tombe. Voila, c’est dit. Je n’ai jamais été trop fan de shoot’em up, mais lui et Aldynes … c’était quelque chose.

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Aldynes (SupergraphX)

Nous avons été peu nombreux - mais surtout inversement proportionnellement fous - à avoir acquis en son temps l’extraterrestre du jeu vidéo : la SupergraphX, la grande soeur de la CoregraphX, toutes deux éditées par NEC. Des consoles au potentiel énorme - deux consoles 8 bits bossant aussi bien que les Super Nintendo et Megadrive, et qui ont été par ailleurs les précurseurs de toutes les consoles d’aujourd’hui concernant l’architecture intelligente : c’est à dire des processeurs annexes spécialisés dans certaines tâches graphiques, alors qu’auparavant le processeur principal se chargeait d’effectuer tous les calculs. L’avantage de la SupergraphX était qu’elle était entièrement compatible avec toute la ludothèque de la sa petite soeur, donc environ + de 500 jeux. La contre partie, c’est qu’elle valait 3 fois plus cher, et n’a eu que 5 jeux développées exploitant ses capacités …. dont l’incroyable et le jouissif Aldynes. Scrollings en parallax rappelant les vieux jeux Amiga (à l’instar du somptueux et archi trop difficile Wrath of the Demon), animations 3D dans tous les sens, sprites dépassant la taille de l’écran, ennemis venant du fond de l’écran via un effet de zoom … et le tout sans ralentissements ! On n’oubliera pas non plus le niveau de difficulté archi corsé (genre Thunder Force III puissance 10), et le niveau final absolument incroyable au niveau de ses graphismes … pour une fois, ce ne sont pas les mélodies qui m’ont le plus accrochées, même si je me rappelle des thèmes, ils n’avaient rien de transcendants et de comparables au bijou de Technosoft sur Megadrive. Parallèlement, Aldynes étaient le jeu le plus facile de la SupergraphX (parce que Ghouls N’ Ghosts mais SURTOUT Grandzort, ce n’était pas pour les chochottes, vraiment).

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Secret of Mana (Super Nintendo)

Difficile à imaginer en lisant tout ce qui a été précédemment écrit, mais s’il est bien un style de jeu que j’affectionne par dessus tout, ce sont les RPG / aventures. Tout a commencé avec le traditionnel “Legend of Zelda” sur NES (bien que je dois être le seul sur Terre à avoir préféré “Zelda 2 : The Adventure of Link”), Simon’s Quest (tiens tiens), mais aussi Metal Gear premier du nom (toujours sur NES), Landstalker (sur Megadrive, qui aurait pu finir dans ce top 5 tellement j’ai adoré, et que j’ai fini en japonais, s’il vous plait … je ne vous raconte pas la scène des catacombes :)), Legend of Thor (toujours sur Megadrive) … et puis Secret of Mana. Et il s’agit sans doute du seul jeu Squaresoft qui a eu toutes mes faveurs, puisque ce jeu était le seul de la marque - et toujours l’un des seuls, comparativement à ce que la firme produit - où l’on n’avait pas à subir les combats au tour par tour (et dont je ne comprends toujours pas l’intérêt : moi quand je veux castagner, je n’aime pas avoir un écran fixe avec les monstres d’un côté, les joueurs de l’autre, et à se balancer de manière aléatoire des sorts). Outre ce mode de combat “en temps réel”, impossible de ne pas être fasciné par l’histoire, ses personnages attachants, ses décors magnifiques et … (et oui) ses musiques tout simplement hallucinantes de poésie. Le top était surtout d’y jouer à 2 (et on pouvait alterner entre 3 personnages), et dès lors le gameplay s’envolait littéralement. Je crois qu’il s’agit du jeu le plus long que j’ai eu à terminer (parce qu’en plus d’être bien corsé, la cartographie était immense).

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J’aurais pu citer dans ce top Panzer Dragoon (Saturn), Mystic Defender (Megadrive), Strider (Megadrive), Splatter House (Nec), Wonderboy in Monster land (Arcade, qui m’a fait passer des journées entières devant la borne pour … 2 francs ! soit … moins de 0,40 ct actuels), Rygar (Nes, et son monstre impossible à battre à la fin), Revenge of Shinobi (Megadrive), Gynoug (Megadrive), Section Z (NES) … mais un top est un top :) Sur Playstation / PS2 / Saturn / XboX …. aujourd’hu je me porte plutôt sur des courses de voiture … il n’y a que ça que je trouve à la fois très bien fait, et amusant :) Mais pour les “vrais jeux à intérêt”, il faut beaucoup chercher, la technique privilégiant l’intérêt (sans omettre les prix : quoique Thunder Force III, aujourd’hui téléchargeable à hauteur de 420 ko .. était facturé 450 fr :))

Juste pour dire qu’à Pâques, on se fait bien chier.

Un commentaire

  1. Eh eh ;-)
    Final Match Tennis sur PC Engine ???

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