The Wombats - A Guide To Love, Loss and Desperation

Tiens, encore un nouveau groupe anglais, en “The” qui plus est, il faut bien dire que l’a priori n’est pas des plus favorables, en tout cas l’excitation de la nouveauté n’est pas réellement présente… Nouveauté relative d’ailleurs, puisque l’album a déjà 4 mois derrière lui !
Je pars totalement dans l’inconnu avec The Wombats, puisque je ne les ai jamais vus sur scène, jamais entendus à la radio, et que j’ai lu leur nom sur divers supports, au hasard de mes lectures favorites, ce qui m’oblige à chercher un peu sur le net pour avoir un peu d’histoire : groupe formé en 2003 à Liverpool, par 3 membres (4 à l’origine) qui se sont rencontrés en école d’art (back in 77 ?), les Wombats (des marsupiaux australiens terrestres, pour notre gouverne) semblent être sérieusement impliqués dans un groupe fun (une blague dont ils ne voulaient que personne rie…) et auraient déjà joué en Chine, devant 20000 personnes, ce qui est déjà respectable !
Une photographie d’étagère remplie de jouets comme pochette, cela confirme le côté rigolard du groupe, et 3/4 d’heure au compteur pour l’album (13 titres), cela promet des morceaux courts (ce sera le cas), et les titres des chansons n’incitent pas non plus au sérieux… On s’apercevra plus tard que les paroles elles aussi valent leur pesant de cacahuètes ! Une intro a cappella, on ne s’y attendait guère, mais dès le deuxième morceau on comprend ce qui va nous tomber dessus : du rock anglais, très anglais, à la rythmique moderne oscillant entre rock et disco, on part un peu entre Franz Ferdinand et Kill the Young… Certains titres sont plus rentre-dedans (Moving To New York, School Uniforms), et rappellent un peu les Help She Can’t Swim (Dr Suzanne Mattox PHD), en moins barré mais tout aussi sympa d’ailleurs, d’autres sont plus dansants (Backfire At The Disco, Let’s Dance To Joy Division), et on a même droit à un peu de calme (Little Miss Pipedream), dans tous les cas on retrouve pas mal de choeurs, un chant à la voix assez haute et forcée, qui évoque parfois celle de Robert Smith, et l’ensemble, si on ne reconnaît guère le côté punk dans la définition “Indie-Pop/Rock/Punk” auto-proclamée, est suffisamment pêchu et efficace pour donner l’envie d’aller au bout du CD, et même d’aller les tester sur scène lors de leur prochaine venue en Ile-de-France… L’outro est le pendant de l’intro, puisqu’on a droit à un morceau de piano très décalé, et cela confirme que décidément ces Anglais ont un savoir-faire indéniable, et sans doute une culture pop-rock qu’on aimerait bien retrouver par chez nous…
En écoute : Track 08 ‘Let’s Dance To Joy Division’
Tracklist
- Tales Of Girls, Boys and Marsupials
- Kill the Director
- Moving To New York
- Lost In The Post
- Party In A Forest (Where’s Laura ?)
- School Uniforms
- Here Comes The Anxiety
- Let’s Dance To Joy Division
- Backfire At The Disco
- Little Miss Pipedream
- Dr Suzanne Mattox PHD
- Patricia The Stripper
- My First Wedding