Le HibOO

Oasis au Zénith de l’Agglo

4.000 personnes, des français, des anglais et même un mexicain venu par avion pour voir son groupe fétiche ! Oasis, c’est dix ans de tubes estampillés « brit pop ». Même si le dernier album n’est sans doute pas le meilleur, il fût bien accueilli par le public rouennais. Retour sur la soirée.

19h30, le public s’engouffre gentiment dans le Zénith. 4.000 personnes, c’est finalement moins qu’espéré étant donné la renommée du groupe et leur premier passage dans notre région. La fosse n’est qu’à moitié pleine quand s’avance la première partie, tenue secrète jusque là, The Coral. Le public semble découvrir ce groupe, venu tout droit de Liverpool, patrie des Beatles. Ces petits gars ont grandi en écoutant le brit pop des 90’s et très certainement les vieilles chansons des Beach Boys de leurs parents. Tout cela se ressent dans des morceaux entraînants à défaut d’être transcendants. Parmi ceux-ci, le déjà connu « In the morning » ou encore « Dreaming of you ». Les morceaux s’enchaînent à une vitesse impressionnante, pas le temps de souffler, The Coral n’est pas là pour faire le show mais pour distiller sa musique. Un bon moment que le sage public rouennais saluera comme il se doit.

S’en suit une attente interminable, un break de quarante minutes, le temps d’installer l’immense plaque de pédales de Noël ou d’ajuster (trop bas bien sûr) le micro de Liam. Les deux frères Gallagher, sont les leaders incontestés du groupe, l’un à la compo, l’autre à l’interprétation, duo gagnant.

Presque 21 heures, les voilà enfin sur fond de « Fuckin’ in the bushes », l’intro qui les accompagne depuis la tournée 2000. Déjà les premiers poils se dressent sur les bras. C’est parti avec deux morceaux du dernier album, à savoir « Turn up the sun » et le bon « Lyla », puis retour vers ce qu’ils ont fait de mieux : Leur deux premiers albums. « Bring it down », rarement joué sur scène, et un « Morning glory » repris par le public. Noël au chant, ce n’est pas toujours ce qu’il fait de mieux, notamment sur « The importance to be idle », de loin le moins bon morceau de la soirée. En revanche, Liam assure, cambré sur son micro, fidèle à lui-même, arrogant et provocateur, génial sur la série de merveilles enchaînées : « Wonderwall », « Champagne Supernova » et « Rock ‘n’ roll star ». Le public est bouillant dans la fosse, chauffé qu’il est par une horde d’anglais ayant traversé la Manche pour l’occasion.

Un grand coup de chapeau pour le travail de lumière, qui a permis une superbe mise en relief du groupe. Le rappel s’effectue sous un tonnerre de bruit et d’applaudissements, nous permettant de retrouver l’hommage aux Beatles « Don’t look back in anger », véritable hymne empruntée à leurs aînés. On a d’ailleurs pu apercevoir le fils de Ringo Starr derrière la batterie, la puissance de la reprise des Who « My generation », c’est en partie à lui qu’on la doit ! Seul bémol de la soirée, un son beaucoup trop fort, il en est toujours ainsi avec Oasis, mais là, les bouchons étaient obligatoires !

Au final un concert magnifique, avec des musiciens au top, un show bien rôdé par des centaines de dates, et des tubes éternels. On regrettera que le concert ne dure pas 5 heures, histoire de pouvoir écouter quelques morceaux absents de la set list d’hier, comme « Supersonic », « Whatever », « Go let it out », « Some might say » ou « D’you know what i mean ». L’idéal aurait été de les accueillir il y a une dizaine d’année, un retour vers le passé s’impose. Pas possible ? Alors on s’en contente…

2 commentaires

  1. Et ? C’est quoi la déduction ? Que l’homme n’est pas un etre immuable dans ses pensées ? Wow. Scoop !

  2. Oui, j’avais pressenti que tu etais lourdingue, et ca se confirme :)

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