Louis (+ Berline) au Trabendo

Non loin du Zénith, le Trabendo, accueillait Louis, dandy du XXIè siècle. Dans la file d’attente on nous distribue les flyers habituels mais aussi Longueur d’Ondes, ce magazine dans lequel figure un article au sujet du chanteur. A l’intérieur les gens sont assis et n’osent pas occuper la “fosse”, ça promet pour le reste de la soirée …
- Date : 02.04.08
- Photographe : Alain G.
- Adresse : Parc de la Villette 211 avenue Jean Jaurès 75019 PARIS
- Téléphone : 01 49 25 89 99
- Web : www.trabendo.fr
Berline (web)
Berline @ Le Trabendo, Paris | 02.04.2008
Photos par Alain G. • 03-04-08 • Voir les 22 photos » Galerie |
Popup
| FlickRUn jeune homme s’avance sur la scène : Louis vient nous présenter sa première partie. Berline est tel un bolide allemand : puissant et lustré. A l’aide d’une machine à sampler, diverses pédales et une guitare, Alice Botté (guitariste d’Adrienne Pauly, Daniel Darc) partage son énergie incommensurable et son expérience rock de la scène. La voix de Barbee, dont les paroles sont tout juste perceptibles, amène de la sensualité à leur musique. Le couple se cherche, se court après, s’amuse devant nous. Heureusement, durant leur prestation, la salle se sera remplie.
Louis (web)
Louis @ Le Trabendo, Paris | 02.04.2008
Photos par Alain G. • 03-04-08 • Voir les 26 photos » Galerie |
Popup
| FlickRLa scène du Trabendo laisse plus d’espace entre les musiciens par rapport aux concerts du Réservoir, cependant rien de surprenant ne l’habille. Chacun se place comme à son habitude, Alexandra aux claviers est un peu excentrée, du fait que la scène soit ouverte sur les côtés. Cette configuration gênera plus tard quand des bruits venant du bar viendront pertuber l’ambiance, durant un moment d’intime fragilité offert par Louis sur “Mon bel assassin” au clavier. Passé le paragraphe désagréments, voici le plus troublant et magique : un concert de Louis ce n’en est pas vraiment un. On le vit plutôt comme un rite religieux, une quête au plus profond de soi. Dans un premier temps le décor se pose, de la fumée nous envahit en même temps que la voix grave de l’artiste nous enlève (Opium de Fumée). Mourir à Venise devient un leitmotiv irréel, l’instant est au quasi-recueillement. Une reprise de Madonna (Music) totalement réarrangée annonce des sons plus envoûtants et charmeurs, retour à des titres du second album. Cette élévation est à son plus haut point avec En sautant du 8è étage. Puis l’électro prend place (Decades), le son est intense, l’explosion approche. Le jeune parisien aux allures d’ange montre l’exemple et se laisse porter par sa propre musique, les yeux fermés et les gestes possédés. Le public tout doucement commence à le suivre, les titres habitent de plus en plus nos corps. Les néons de lumière propagent l’atmosphère planante et sereine, pourtant on préfère fermer les yeux pour profiter. Louis qui danse, c’est un peu comme Simon Buret (AaRON), il y a une évidence et une beauté incroyable qui émanent de leurs mouvements amples et majestueux. Le rappel apaise, puis renvoie encore plus fort dans ce monde mystérieux. Hier soir, ailleurs c’était bien ici au Trabendo.