Andrew Bird

Andrew Bird est un oiseau rare. Venu de Chicago, il viendra se poser samedi 15 octobre à Rouen, le temps d’un concert dans la très belle salle de Ste Croix des Pelletiers, en compagnie d’Emily Loizeau. Spécialement pour les lecteurs de Sortons.Net, quelques places à gagner et une interview exclusive.
Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Que fais-tu ?
Je m’appelle Andrew Bird. Je viens de Chicago dans l’Illinois et je joue du violon depuis l’âge de 4 ans. Faire de la musique et voyager pour faire des concerts, telle est ma vie.
De formation musicale classique, comment en es-tu arrivé à la pop-music ?
Vers 18 ans alors que j’étais encore étudiant, j’ai commencé en parallèle au cours du Conservatoire à jouer dans des groupes rock. C’est en faisant des concerts dans les pubs et les clubs que j’ai commencé à m’intéresser au « rock’n’roll ». A l’époque, j’écoutais aussi beaucoup de musique contemporaine et expérimentale. Aujourd’hui, le minimalisme et l’électronique m’intéressent toujours et depuis mes deux derniers albums je cherche à intégrer ces éléments dans un format musical plus pop et acoustique.
A quoi ressemblent tes concerts ?
Pour cette tournée je joue seul avec un batteur. Avec mon sampler je fais des boucles de violon que je fais parfois sonner comme du violoncelle, je joue la guitare et ainsi de suite. Le batteur joue sur les boucles que je lui envoie et fait aussi un peu de synthé. A nous deux, on sonne comme quatre.
C’est Volume production qui s’occupe de tes tournées ici. Que penses-tu du public français ?
J’ai déjà beaucoup joué en France. Le public ici est très vrai, très direct aussi. Souvent après les concerts, je rencontre des gens qui me racontent des choses intelligentes à propos de ma musique, des choses auxquelles je n’avais jamais pensé avant.
Souvent après les concerts, je rencontre des gens qui me racontent des choses intelligentes à propos de ma musique, des choses auxquelles je n’avais jamais pensé avant.
Ton dernier album est intitulé « The Mysterious Production Of Eggs ». Pourquoi ce titre ?
Cela fait quatre ans que j’ai quitté Chicago pour aller habiter à la campagne. Ma musique a sensiblement évolué depuis ce déménagement. J’ai des poules et tous les matins, je vais moi-même chercher des œufs pour me faire une omelette pour le petit déjeuner. Tous les matins, je les observe et elles me fascinent. Elles sont rentrées dans ma vie et font maintenant partie intégrante de mon quotidien, de cette routine créative.
D’après toi alors, le premier c’est l’œuf ou la poule ?
Je préfère ne pas le savoir. Je préfère le mystère.