Warner Sessions #2 à la Flèche d’Or

La Flèche d’Or affiche plein pour la seconde soirée Warner. Et pour cause, la tête d’affiche Adrienne Pauly offre son ultime concert ; tandis que Philippe Uminski annonce son troisième album, et que Rodolphe Testud s’avère être une découverte à tester. Une soirée crescendo qui ravira tout le monde malgré la chaleur.
- Date : 09.04.08
- Photographe : Chriscb
- Adresse : 102 bis rue de Bagnolet 75020 PARIS
- Téléphone : 01 44 64 01 02
- Web : www.flechedor.fr
Rodolphe Testud (web)
Rodolphe Testut @ La Fleche d'Or (Warner Sessions #2), Paris | 09.04.2008
Photos par Chris CB • 09-04-08 • Voir les 13 photos » Galerie |
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| FlickRAucune présentation ne précède l’entrée en scène du Toulousain. En guitare acoustique et accompagné d’un batteur et un bassiste, Rodolphe Testud est montré du doigt pour ses paroles. On est assez loin d’une poésie ou même d’une simple esthétique des mots, tout semble plutôt banal et répétitif; pourtant d’infimes phrases font écho (personne ne vote à droite et pourtant…). Peu de choses à reprocher à sa musique plutôt folk, entraînante parfois. On ne sait pas trop où il veut emmener le public ; lorsqu’il tente de le faire participer, il le fait plutôt maladroitement.
Zaza Fournier (web)
Une légère déception pour ce début de soirée, vite effacée grâce à Zaza Fournier. En quatre chansons elle fait l’unanimité du public qui lui demande un rappel. Seule à l’accordéon, avec pour seul “band” son téléphone - faisant office de boîte à rythmes - elle parle d’amour avec une certaine gouaille. Son rictus de la lèvre supérieure gauche ne fait qu’accentuer son charme et sa crédibilité. Pour couronner sa mini-prestation, une reprise audacieuse d’Elvis : Heartbreak Hotel ! et à l’accordéon !
Philippe Uminski (web)
Philippe Uminski est le troisième à monter sur scène. Mon apriori fondé sur myspace me laissait de marbre, pourtant une envie irrésistible de le voir en live m’habitait. Excellente intuition puisque son passage m’a plus que ravi. Bassiste lui-même (on pense à Calogero), il s’accompagne d’une pianiste, d’un batteur et d’un guitariste-banjo-glokenspiel. Bellâtre semblable à Mika, Philippe a la pêche et donne sans cesse de son énergie. Même lorsqu’il est peu à l’aise à la guitare (un jour je partirai), son sourire fait oublier son stress et charme les spectateurs. Léger changement de registre au dernier titre, la pop-rock prédominante cède au cabaret avec la sublime Claire (rôle principal dans Cabaret) ; pour ne rien gâcher au plaisir elle fait tomber la veste et arrache son pantalon. Passé le “détail” vestimentaire, la voix est époustouflante et le groupe se donne à coeur joie de l’accompagner.
Adrienne Pauly (web
Les rangs se sont violemment resserrés pour la Reine de la soirée, on étouffe avant même que cela n’ait commencé. Après un passage remarqué à Taratata (duo avec Bernard Lavilliers), de nouveaux adeptes occupent les premiers rangs ; mieux vaut tard que jamais. Ce soir les Solutions - généralement au Kararocké - sont aux côtés de notre Fille du prisunic ; on retrouve néanmoins Olivier à la batterie et Mickael au clavier. La présence d’Alice - en tournée avec Daniel Darc - manque, et pas qu’aux habitués; lors de J’veux un mec, Adrienne est prise d’un énorme trou de mémoire, alors comme à son habitude, l’improvisation de quelques couplets sensés et “ni vus ni connus” (ou presque). Dans ces moments-là on reconnait les vrais artistes qui sont là pour et grâce au public. C’est facilement alors qu’elle obtient que la Flèche d’Or s’assoit. Le show quoique raccourci ne perd en rien de sa puissance et fragilité. Autant Méchants Cafards invite à sortir ses maux, autant C’est quand est plein d’espoir ; encore plus émouvant lorsqu’elle décide de chanter Chut dans le public, soutenu par un grand frisé. La bombe sexuelle clôt la soirée et la tournée d’Adrienne. Ne pleurez pas, après la pluie le beau temps, le prochain album n’est pas si loin …