9e Symphonie de Bruckner au Zénith de l’Agglo

Dans le cadre d’Octobre en Normandie, Oswald Sallaberger et son jeune orchestre présenta la 9e Symphonie de Bruckner. Une oeuvre sublime, un Zénith qui méritait d’être plus rempli, et merci à la TCAR pour avoir planté toutes les personnes qui ont voulu repartir en bus …
Oswald Sallaberger, avec son accent autrichien, présente dès 20h30 le déroulement du spectacle. Ainsi explique-t-il que le concert se déroulera à l’envers : le public dégustera déjà le “BIS”, qui sera suivi de la 9ème Symphonie d’Anton Bruckner.
Ainsi l’orchestre, dont la moyenne d’âge ne doit pas excéder 30 ans, entame avec brio le “Vaisseau Fantôme” de Wagner. En écoutant attentivement ce morceau, on s’aperçoit que des compositeurs contemporains, à l’instar de John Williams (Harry Potter, Star Wars, Indiana Jones …) sont largement inspirés par les rythmiques de ce génie. Ovation inéluctable pour cette introduction.

Commence alors la 9e symphonie de Bruckner. Tout comme celle de Beethoven, ou encore Gustave Malher, cette symphonie ne fut pas achevée par le compositeur. La musique est complexe, très riche sur le plan harmonique, mais délicieusement mélodique. Le public est transporté, même si l’on peut déplorer un nombre incroyable de chaises vides, qui n’auraient pas dû l’être : Bruckner n’est certes pas aussi connu en France qu’en Autriche, sa terre d’origine, et c’est manifestement un tort, tant l’oeuvre transporte le mélomane averti dans un univers passionnant.
Le seul bémol viendra de la TCAR : en effet, cette dernière est partenaire avec le Zénith, et assure un bus de retour pour tous ceux qui ne possèdent pas de moyen de locomotion. Aucun bus ne vint chercher les personnes démunies de voiture. Un taxi, une note de 17,90 euros pour se rendre jusqu’au théâtre des arts, si l’on ajoute le prix du billet (21,50 euros), on obtient une jolie addition. Mais qu’importe : ce concert fut somptueux, même si l’on préfère l’acoustique du Théâtre des Arts, moins aseptisée, mais en travaux toute l’année …