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Albin de la Simone (+ Arlt) au Café de la Danse

Café de la Danse, Paris - Photos, Concerts : Albin de la Simone - 16 avril 2008

Albin de la Simone célébrait dans l’intimité du Café de la Danse la sortie de son troisième et nouvel album “Bungalow!” - à prononcer en s’époumonant. Rien de tel qu’une salle à taille humaine pour apprécier à sa juste valeur les mélodies mais surtout les textes espiègles du chanteur. Un régal tant pour les oreilles que pour les yeux.

Arlt (web)

On ne sait si le public est resté timide ou bien insensible aux chansons de Arlt. Le duo originaire de la capitale nous a dévoilé une folk des plus personnelles guidée par les chants croisés d’Eloïse Decazes et de Sing Sing également à la guitare. On peut songer un instant à Stereolab et à la voix féminine atypique de Laetitia Sadier lorsqu’Eloïse dirige le duo. Une voix un peu yo-yo qui joue sur des montagnes russes, ces mêmes montagnes souvent rappelées à l’ordre par le chef de gare - ou gar(d)e forestier - aux cordes vocales ténébreuses, tel un Benjamin Biolay chiquant son “Négatif”. Séance de rattrapage pour les absents ou les curieux qui pourront (re)voir Arlt sur la scène du Zèbre de Belleville le 25 avril prochain en première partie de Red.

Albin de la Simone (web)

Albin de la Simone avait déposé la tunique du Soldat Rose ce soir pour une composition bicolore plus simple mais pas moins coquette (Jeanne Maas aurait adoré) pour interpréter son registre personnel : une chanson française espiègle. Car M. de la Simone est un grand joueur : il se joue des mots et se joue de nous. Tantôt farceur, tantôt lover, rien ni personne ne semble lui résister : ni la quadra bien dans ses baskets, ni le trentenaire parigot, ni le fiston de 11 ans tout juste sorti de son cours de judo… car tous chantonnent ou reprennent en choeur les histoires mises en chansons du bel homme et orchestré par trois excellents musiciens au flegme redoutable. Le public se régale et se lèche les babines lorsqu’Albin invite sur scène Rose et Barbara Barns le temps de partager une “Catastrophe”, “N’importe Quoi”, ou encore “Adrienne”… deux vieilles amies rencontrées au “Chocolatine” à Dallas… tout un programme ! Les deux divas sont irrésistibles (chapeau bas à Mathieu Gervaise, le grand manitou-manipulateur de ces dames). Pas moins de deux rappels et un public largement conquis, des sourires à la pelle, autant sur scène que dans la salle. Aucun doute là-dessus, Albin de la Simone a assuré !

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