Le HibOO

Il ne faut jurer de rien

Paris, juillet 1830. Valentin se perd dans l’alcool, le jeu, les femmes. Il ne croit pas en la vie et surtout pas en l’amour. Son oncle Van Buck ne croit qu’aux vertus de l’argent et du commerce. Irrité par les extravagances de son neveu, Van Buck veut lui faire épouser Cécile, la jeune fille de la baronne de Mantes…

En l’espace de quelques années, Jean Dujardin est passé de l’agréable “Chouchou” à une icône du cinéma français. Pas forcément en bien (Brice de Nice ou l'Amour aux Trousses pour ne citer qu’eux). Alors que tout le monde avait salué de manière unanime son rôle dans le convoyeur, ce dernier revient sur le devant de la scène de qualité. Les puristes de Musset risquent de s’arracher les cheveux, les autres passeront sans doute un excellent moment.

Ce film connaîtra le succès, pour diverses raisons. D’une part, le casting. Dujardin est à la mode, et il s’avèrerait que sa présence dans un film soit gage de succès (il est vrai quand on voit les résultats du box office de Brice de Nice …). Par ailleurs, la popularité de Jugnot grandissante (avec les Choristes) fait également de lui un acteur incontournable pour la masse populaire. Reste le charme si féérique et iréel de Mélanie Doutey pour créer un trio parfait. D’autre part, la campagne promo’ est assez intense, et l’homo sapiens sapiens de base, tel un message subliminal, ne va voir que des films dont on lui vante les mérites à longueur de temps sur son amie la télévision. Pour finir, un film de ce style est trop rare pour le bouder.

La réalisation est exemplaire : les costumes, les coiffures, les plans caméras (ces délicieuses macros sensuelles du début et de la fin …), la musique : tout est présent pour transporter le spectateur pendant quelques temps dans une autre dimension.

Néanmoins, Jugnot et Dujardin cabotinent souvent, et certains gags légers deviennent poussifs. Mais qu’importe : les dialogues sont de très bonne facture (ahh toutes ces petites vérités sur l’amour, même si l’on sent la caricature !), les clins d’oeil drôles, malgré quelques anachronismes mineurs (l’accordéon à 2 claviers n’a été inventé qu’en 1880, alors que l’histoire se déroule en 1830 …)

Il ne faut jurer de rien rappelle un peu la fraîcheur qu’on avait retrouvé avec la nouvelle adaptation de Fanfan la Tulipe (avec Vincent Perez) : à savoir un film pas forcément mémorable, mais qui nous fait passer un très agréable moment. Puristes de Musset s’abstenir, car ce film n’en est que très vaguement inspiré …

Un commentaire

  1. LOISEAU Florient 20 janvier 2007 à 14:50

    Très bonne critique! je rajouterai quelque chose : concernant ma “chouchou” Mélanie, c’est un ANGE, manque plus que les ailes et l’auréole!

    Grâce Ã

Laisser un commentaire

Pour afficher un avatar / votre photo avec votre commentaire, inscrivez-vous sur www.gravatar.com

* = champ obligatoire