Les Femmes s’en mêlent : [Long Blondes] couples à la Maroquinerie

Dernière soirée parisienne pour le festival “Les femmes s’en mêlent” ce soir à la Maroquinerie, avec encore une belle assistance, légèrement moins rock qu’hier soir et plutôt plus attentiste également…
- Date : 26.04.08
- Adresse : 23 Rue Boyer 75020 PARIS
- Téléphone : 01 40 33 35 05
- Web : www.lamaroquinerie.fr
Helluvah (web)
Seule avec sa guitare, souvent saturée d’ailleurs, Helluvah nous chante (en anglais, ce qui est un choix qui peut se discuter…) des morceaux que l’on devine assez peu gais, mais peut-être se trompe-t-on, et il est assez clair que les références annoncées (Shannon Wright et surtout PJ Harvey) ne sont pas des vues de l’esprit… Pourtant, sans insister sur les morceaux calmes qui n’emportent pas vraiment l’adhésion, les morceaux plus rock comportent des bonnes parties… mais pas uniquement, ce qui donne un peu la sensation de montagnes russes, et on ne reste pas assez souvent ni longtemps au sommet pour être totalement convaincu… On peut penser que, dans un genre pas si éloigné, les facéties d’une Mell par exemple sont plus aisément assimilables, mais ceci remet sur le tapis le problème de la chanson en anglais, sans énormément de passion, ce qui ne permet pas trop de transmettre les émotions… En bref, on en attendait mieux !
The Long Blondes (web)
Après une heure d’attente, le deuxième groupe prévu (Ipso facto, pour mémoire) ne jouant finalement pas (ça devient une mauvaise habitude !) pour cause de retard irrattrapable, et la tête d’affiche ne désirant pas rallonger son set, les Long Blondes arrivent sur scène sous les acclamations soulagées du public, qui sera pris à froid par un premier nouveau titre très discoïde et assez peu intéressant … Mais assez rapidement, dès lors que le quintet oublie un peu le clavier pour se focaliser sur les guitares, on retrouve un peu de la folie qui avait caractérisé le premier album et les prestations live des Anglais… Un peu seulement, car le set est bien plus carré que l’an passé, et que la notion de groupe qui était évidente au Trabendo ou déjà à la Maroquinerie semble quelque peu évanouie : tout semble tourner autour de la chanteuse, et les 4 musiciens donnent l’impression de ne plus être loin du faire-valoir, ce qui gâche un peu le plaisir, et on ne retrouve plus qu’épisodiquement ce fun qui était la marque de fabrique du groupe ! Cela ne signifie pas que le concert soit mauvais, loin de là, on retrouve bien le côté Blondie, avec sans doute un peu plus de pop qu’auparavant, et il y a quelques morceaux qui restent incontournables et très réussis, à commencer par lust in the movies ou once and never again, qui permettent aux spectateurs de s’agiter un peu plus … Mais c’est vrai que l’évolution du groupe vers une pop plus affirmée change un peu la donne, et il faudra bien tester le nouvel album pour vérifier si on peut continuer à croire en eux ou commencer à désespérer ! Une bonne soirée de fin donc, mais moins qu’espéré, on s’en contentera !