Karine Ambrosio au Chatam Club

L’affiche était prometteuse : une jolie blonde trentenaire, qui ne semblait pas s’être remise de sa rencontre avec Richard Berry. Et quelle déception. D’une part, une artiste qui n’a pas réussi à convaincre, malgré sa jolie bouille et sa jovialité, et d’autre part, un public aussi réceptif que des limaces lobotomisées. Un rendez-vous manqué, un humour un peu léger … dommage.
Il est 21h15 quand Karine Ambrosio entre sur scène. Sa silhouette sportive et sa moue d’ange trentenaire attirent forcément. Paradoxalement, à peine les premières répliques lancées, on sait qu’on ne va pas (ou peu) rire. Karine se rapproche plus de l’humour Titof que celui du maître Coluche (ou pour prendre dans le contemporain vivant, Gad Elmaleh), et malgré ses performances indéniables pour retranscrire toute une palette d’émotions, rien à faire. On ne rit pas, on ne sourit pas, on reste dubitatif.
Une série de sketches, le premier relatant la vie d’une célibataire de 30 ans, le deuxième une sorte d’esthéticienne potiche écervelée, et un troisième, une figurante dans un ballet en plein air. L’ennui gagne le public, qui de toute façon s’avérera d’un irrespect profond : allers et venues, ou encore cette vague qui est partie suite à des problèmes de son : OK Karine n’est ni Bigard, ni Laroque : mais un peu de respect que diable !
Au final, Karine Ambrosio n’aura séduit personne, malgré quelques répliques qui prêtent au sourire. On peut également souligner le fait que le spectacle est en rôdage, et il serait intéressant de voir le remaniement final. Jamais facile un one woman show. En revanche, lorsque l’on voit le potentiel du Chatam Club, en matière de son, de lumière et de confort (mmmmmm ces canapés où l’on se vautre comme des truies paresseuses), on se dit que des Remue Méninges ou des Steac Frit pourraient faire un carton avec leur théâtre d’impro …