Yasmin Shah à l’OPA

Ce vendredi 9 mai était une soirée que l’on pourrait qualifier de conjoncturelle : je découvre que Yasmin Shah, l’un de mes coups de coeur 2007, découverte lors du festival 18 en Scène, est programmée à l’arrache à l’OPA. Parallèlement, j’en profite pour prendre mon premier verre avec Alain qui bosse assidûment sur le HibOO depuis plus d’un an. Et enfin, il était temps de confirmer ou infirmer les propos de Matttbrrr concernant l'OPA, lieu qu’il avait descendu en flèche et qui nous avait attiré les foudres zeusiennes. Tout un programme, donc
- Date : 09.05.08
- Photographe : Rod
- Adresse : 9 rue Biscornet 75012 PARIS
- Téléphone : 01.46.28.12.90
- Web : www.opa-paris.com
Situé à seulement 2 / 3 minutes à pied de Bastille, l’OPA est une jolie salle. Petite, mais jolie. Et l’espace déjà restreint est empli de fauteuils en cuir ultra cosy qui donnent envie de se vautrer. Yasmin Shah, américaine aux origines indiennes et portoricaines vivant à Paris (ouf, rien que ça) est déjà sur scène en train de réaliser ses derniers réglages. Et elle viendra tout naturellement discuter une fois les balances terminées. On sent une femme passionnée, instruite, qui possède un véritable univers : une discussion qui se transforme en pur régal, je n’en demandais pas autant, ma motivation première étant de pouvoir réécouter cette voix sublime et ces mélodies “katebushiennes” qui m’avaient subjuguées en octobre dernier. On apprend par la jolie brune qu’elle ne jouera que 40 minutes, et qu’un autre groupe prendra place après sa prestation. Et par respect pour toi, lecteur, tu ne trouveras aucun texte ni aucune photo, ni aucune allusion au trio qui suivra la prestation de Yasmin, parce que des gens qui répètent en live devant un public conquis de fans (le amis, la famille ?), c’est un peu comme s’extasier devant du guano de mouette qui serait tombé accidentellement sur une toile blanche et dont certains seraient en phase d’extase, considérant le résultat comme oeuvre d’art. Aussi me concentrerai-je exclusivement sur l’artiste pour qui je suis venu (ce n’est pas mon genre de snober des groupes, mais encore faut-il que la notion de groupe soit justifiée et méritée, même si le frontman pseudo crooner tel un Billy Idol sous prozac avait le mérite de faire rire : mais mais mais … c’est une allusion là !?).
Yasmin Shah @ OPA, Paris | 09.05.2008
Photos par Rod | Le-hibOO.com • 09-05-08 • Voir les 31 photos »
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| FlickRAvant de commencer la pluie d’éloges dithyrambiques sur le set de Yasmin, je tenais à remercier du fond du coeur les 2 grosses truies VIP qui ont vociféré avec force durant la prestation : pourquoi se soucier de la musique et du public alentour, l’important est de se parler jusqu’à couvrir la musique (pour vous dire la puissance de ces 2 porcines bien élevées de l’extérieur, très mal éduquées de l’intérieur), n’est-ce pas ? Yasmin fait partie de ces artistes habitées littéralement par leur musique. Contrairement aux Arènes de Montmartre, cette dernière est accompagnée de nouveaux musiciens (elle expliquera durant la conversation privilégiée qu’elle est dans un réseau de musiciens très professionnels et qu’elle “pioche” en fonction des disponibilités de chacun), mais cela n’empêche aucunement, nonobstant une seule répétition, de sonner terriblement juste et carré (seul le regard amusé de la chanteuse vis à vis de ses acolytes témoignera de la présence de “pains”, quasi imperceptibles pour le commun des mortels). Le titre “The Games” est un tube en puissance, grâce à sa dimension tragique emmenée par une tension progressive qui finit par exploser avec des parties vocales surréalistes, une batterie martelante, et une basse assourdissante (à mon sens le point culminant du concert). Il est aussi question d’une chanson où l’on parle de fantômes, et je ne sais pas si cela est un hommage ou non, mais cette dernière est sans doute la plus influencée par Kate Bush. Où est le rapport avec la choucroute, me direz-vous ? La fantastique Kate Bush a écrit et interprété un titre inspiré d’un livre d’Emily Bronte, les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights), où il est question, de manière très implicite, presque Edgar Poe Spirit inside d’ailleurs, de revenants. Voilà voilà .. je me perds dans les anecdotes dont vous vous foutez royalement et qui ressemble à un déballage pédant de culture de masse … oui, donc Yasmine séduit l’ensemble de l’auditoire (donc sauf les 2 phacochères VIP), et il faut l’avouer … 40 minutes de piano aux harmonies fabuleuses, d’accords subtils, de rythmiques soutenues et de voix exceptionnelle (non mais je n’exagère pas, bordel), c’est trop court.
Set d’autant plus regretté lorsque le 2e groupe enchaîne. Le départ est inéluctable, et l’on ne sera pas les seuls. On finira dans un bar situé en face de la Mécanique Ondulatoire … c’est dur d’être un hibOO.
Quant aux propos négatifs de Matttbrrr concernant l’OPA, on retiendra quand même le prix des boissons qui évite de reprendre 2 fois un verre : rappelons qu’à l’époque du franc, je doute que beaucoup de gens eurent payé un coca plus de 32 francs … sacré euro, va (notons malgré tout qu’en contre-partie, l’entrée pour accéder aux concerts est facturée 0 euro)
Lien direct » http://www.deezer.com/track/7784
Magnifique!!!
Sublime!!!
Et c’est là que l’on regrette de ne pas habiter Paris!!!
Merveilleuses photographies!!!
Ah j’entendais aussi des échos Bushesque (dans “Devi” par exemple “‘Till the ghost of you abandonned me…” y a tout : la voix, le piano, les cordes, le même son de basse qui me fait penser à l’intro de la chanson “Houdini”) mais comme je suis obnubilée par Kate depuis ma plus tendre enfance, je me disais que c’était normal, c’est moi qui devait halluciner. Et pis des fois j’entends un peu du Tori Amos aussi (”but I won’t crucify my ..??” dans “Devi” as well)
Mais le résultat est unique, surtout dans certains morceaux (que je trouve bien au-dessus de certains autres), comme “The game”, qui est sans conteste très puissant!
Ah j’oubliais : Très chouettes photos, et très chouette concert !
Et quelques titres de plus en live sur:
http://www.stufftrack.org
Avec une vidéo :)
Enjoy
Moi j’y était. Mais déjà conquis. C’est vrai c’etait trop court et en version trio c’etait à l’etat brut. D’un côté j’etais un peu frustré de ne pas entendre des sublimes arrangements des cordes comme sur l’album; mais d’un autre côté il y avait une certaine fragilité, et ses chansons sont tellement bien écrites qu’elles gardent leurs magie quelque soit l’arrangement.
Yasmin fait ce que plus personne ose faire; de la belle musique qui n’est pas forcément “simple” où on sent la maitrise de l’ecriture et une grande sincereté.
Par contre pour moi c’est “Female Let Go” le tube!!
anyway that’s what I think
dom