K à la Boule Noire (Acte 2)

Ma première expérience à la Boule Noire avait été très mouvementée ; du coup, par précaution, j’arrive en tenue tortue ninja, c’est-à-dire que je porte tout mon matos sur moi, réduit au minimum, histoire de n’avoir rien à poser, et surtout pouvoir facilement me faufiler dans la foule en furie. Sauf que là j’y vais pour un concert de K et qu’en arrivant je comprends bien que cette dernière va être toute autre que la dernière fois ; en effet il y des tables et des chaises, même que j’ai pu en prendre une. Je reconnais dans le public à forte teneur féminine des fans du concert de Benoit Dorémus et d’Ours … bien loin des furies amatrices de headbang.
- Date : 20.05.08
- Photographe : Atryu
- Adresse : 118 Boulevard Rochechouart 75018 PARIS
- Téléphone : 01.49.25.81.75
- Web : www.laboule-noire.fr
K est un suisse qui fait de la chanson française à texte, et sans accent s’il vous plait. Le seul détail le reliant à ce joli pays est quand il nous parle de son joli passeport rouge orné de sa croix blanche. Parce que Nicolas Michel de son vrai nom nous parle, et pas seulement dans ses chansons, mais entre chacune d’entre elles ; il nous entraine dans son univers, de morceaux en morceaux, et on s’y laisse prendre.
K @ La Boule Noire, Paris | 20.05.2008
Photos par .: Atryu :. • 20-05-08 • Voir les 38 photos » Galerie |
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| FlickRJe n’arrive pas à me décider si K est un chanteur à texte, ou un poète à musique. Sa plume est aussi belle que sont travaillées ses mélodies. Pour l’accompagner, un clavier, un batteur, un autre guitariste et un bassiste, mais pas tout le temps. Le beau jeune homme alterne les compositions bien arrangées, avec d’autres où le chanteur se retrouve seul avec sa guitare face à son public (qu’il a divisé en 3 stades virtuels). On a souvent peur, lorsqu’un groupe commence à ressembler à un mini-orchestre, que le chant soit en deça du niveau : ce soir, la voix de Nicolas n’est heureusement pas en retrait, ça aurait été très dommage, vu l’importance que revêt ses textes humanistes et engagés (”Les Nantis” sur la pauvreté, “La Petite Leonine”, allégorie de la déprime). Sa musique il l’a dédie à sa maman, et puis aussi à son papa, parce qu’il ne faut pas de jaloux. A l'instar de sa première prestation le mois dernier dans cette même salle, la générosité est de mise : et même si le bonhomme n’a qu’un opus à son actif, il offrira à son public, si sage et acquis d’avance, 2 rappels. En rentrant, tel un réflexe pavlovien quand j’entends un artiste qui me séduit, je me précipite sur amazon et j’ai hâte de recevoir sa galette : K a cette faculté de convertir et de faire adhérer à son univers les amoureux de jolis textes, et inutile de préciser que j’ai été plus que conquis. www.myspace.com/kofficiel