Yelle (+ Housse de Racket) au Bataclan

18h35 devant le Bataclan ce vendredi soir et déjà une cinquantaine de personnes devant le salle : 18h35 alors qu’il est inscrit 20h sur le billet. On m’avait prévenu : il faut arriver tôt quand on veut photographier dans cette salle mais il faut aussi arriver tôt pour être placée devant avec les fans yelliens. Je me fais battre sur ces deux points mais la prestation de Yelle me permettra de me réconcilier avec cette soirée.
- Date : 23.05.08
- Photographe : Sarah B
- Adresse : 50 boulevard Voltaire 75011 Paris
- Téléphone : 01.43.14.00.30
- Web : www.le-bataclan.com
Si la photographe doit parler, il est clair que le positionnement sur l’extrême côté gauche de la scène n’allait pas être glorieux pour shooter tout le petit monde. La place du “centre décentré” était inaccessible car occupée, de manière logique et normale, par les fans. Ce premier point m’irrite d’autant plus qu’il semble que la mezzanine ne soit pas ouverte au public ce soir. Si je ne sais pas pourquoi, on peut peut-être supposer que c’est parce que le nombre de spectateur n’avait pas besoin de remplir la capacité maximale de la salle. En effet, autant les inconditionnels étaient arrivés tôt, autant nous sommes restés longtemps à une petite cinquantaine dans le Bataclan. La salle n’a été “remplie” qu’à la toute fin du set de Housse de Racket, une première partie qui m’a déçu.
Housse de Racket (web)
Housse de Racket @ Le Bataclan, Paris | 23.05.2008
Photos par sarah bastin / redbookprojekt • 23-05-08 • Voir les 10 photos » Galerie |
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| FlickRJ’aime le tennis, j’aime la musique et Housse de Racket est un opera-rock tennistique mais… je n’aime pas Housse de Racket. Mon premier contact avec ce groupe fut myspace puis Rock en Seine où j’avais regardé leur set “de loin” et récupéré la compil où ils apparaissaient. J’avais ni accroché, ni détesté, j’étais tout simplement indifférente et attendait de meilleures conditions pour me faire une idée. En voyant la batterie rouge sur scène avec inscrit “Housse de Racket”, je comprenais mon rendez-vous de ce soir. Un rendez-vous avec un “opera rock”, concept qui me séduisait plutôt tout comme l’intro parlée et leur style vestimentaire sur scène. J’aime les groupes et les musiques qui ont une identité, qui dépassent le simple fait de venir jouer. Il est clair que Housse de Racket se distingue et je ne peux leur reprocher. Pourtant je n’ai pas du tout accroché à leur set. Tout d’abord la sono du Bataclan a craché beaucoup trop de “boum boum” batterie. Un son mal calé c’est… désagréable et ceci l’est encore plus quand je n’accroche pas du tout aux textes du groupe. A ce moment là, je veux donc bien admettre que je n’ai pas compris le concept “Housse de Racket” et mon jugement est totalement subjectif.
Du côté objectif néanmoins, je n’ai pas pu (et il semble qu’une partie du Bataclan non plus) accrocher au groupe avec une batterie située à l’opposé total de ma place (et cachée par un clavier) et un chanteur qui m’a tourné le dos pendant 90% du temps. Seul le dernier morceau, leur tube, a poussivement réussi à faire participer le public. Il me semble que si le concept semblait drôle (surjouer les rock stars ?), Housse de Racket n’était peut être pas approprié à un public composé de tous les âges et majoritairement de “fluo kids” adeptent de sons électroniques. Le placement sur scène a clairement ignoré 40% de la salle et il n’en faut pas plus pour comprendre que les foules ne sont pas déchaînées.
Yelle (web)
Yelle @ Le Bataclan, Paris | 23.05.2008
Photos par sarah bastin / redbookprojekt • 23-05-08 • Voir les 27 photos » Galerie |
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| FlickRJe lis ELLE Magazine. Cela tombe bien, Yelle raconte une journée type à la fin du Mag. Pour résumer : elle est lève tard mais son mec se lève tôt, elle vit toujours en Bretagne, a choisi YELLE pour “You Enjoy Life”, elle lit des magazines “de fille” et explique que “Je veux te voir” a été écouté par milliers en à peine deux jours sur myspace. Un pari qui a finalement fini sur la scène du Festival de Coachella en avril dernier, un des plus grands/importants festival au monde à mes yeux tant par l’affluence que par la qualité des artistes présents.Pour dire vrai, je ne connais pas grand chose de l’album de Yelle : mes connaissances s’arrêtent à Je veux te voir et A cause des garçons. Après une première partie qui ne m’a pas convaincu, une artiste que je ne connais pratiquement pas a la mission de me faire passer une bonne soirée.
Après un petit peu d’attente, Julie Bodet arrive sur scène en capuche et avec des baskets orange fluo. Le ton décalé est déjà donné et le public chante déjà à tue tête. Sur scène, cela ne bouge pas encore mais Yelle occupe déjà tout l’espace. Elle va à gauche et à droite, considérant alors toute la salle et corrigeant ce que je reprochais au premier groupe. Logiquement, je me laisse alors plus facilement portée par l’ambiance qui monte au fur et à mesure sur scène. Très tôt dans le set, Je veux te voir débarque à fond. Le trio entame alors une vitesse grand V qui ne ralentira jamais pour faire sauter toujours un peu plus haut le public présent. Chanté comme un hymne, une provocation et presque une confession, le tube de l’été dernier tourne à blinde dans le Bataclan. Les lumières éclairant alors le public, on peut apercevoir des gamines de 7 ans sur les épaules de leurs parents tout comme des adultes le sourire aux lèvres. C’est finalement un show à plein, une fête avec une belle ambiance et une artiste qui se donne énormément. Le rôle joué du début de set finit par laisser place à la sincérité. J’ai donc été agréablement surprise par la performance scénique mais aussi par le public parisien, qui d’habitude plutôt réservé, a vraiment participé.
je t’aime tu es tro belle
jtd de tou mon coeur