Little (+ Lole) au Café de la Danse

Little fait partie de ce qu’on pourrait appeler la nouvelle vague “myspace”. A 21 ans, elle sort son premier album, fait sa première scène en tête d’affiche, tout ça sans vraiment l’avoir fait exprès.
- Date : 26.05.07
- Photographe : Mathias L.
- Adresse : 5 passage Louis Philippe 75011 PARIS
- Téléphone : 01 47 00 57 59
- Web : www.cafedeladanse.com
19h au café de la Danse, c’est d’abord la pluie qui est au rendez-vous des futurs fans venus découvrir la petite en vrai, sur scène. C’est enfin quelques minutes avant l’heure prévue que les portes s’ouvrent sur la salle style “tripot musical”, aux sièges design “stade de foot”. L’ambiance est brute, un mur de pierre, une déco rudimentaire, des éclairages simples qui semblent errer vaguement sur la hauteur de la scène.
Lole (web)
Lole @ Café de la Danse, Paris | 26.05.2008
Photos par ptimogwai • 26-05-08 • Voir les 14 photos » Galerie |
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| FlickRLa salle est vite pleine, à peine le temps de profiter d’un verre au bar que la première partie arrive. Lole. Ca me rappelle un nom de groupe français d’une émission de télé. On va mourir de rire ? Rien à voir. Cette grande suissesse au grain de voix unique, plus connu dans ses frontières que les nôtres, nous fait pourtant passer un bon moment. A ses côtés, son guitariste assez électrique. Plongé dans son monde parallèle, bien différent de ce qu’on peut entendre d’habitude, le public découvre son ambiance électronique, planant sur le début, évoluant en folk, voire trip hop. Nos voisins suisses ont-ils encore beaucoup de perles rares à nous cacher ?! En tout cas le public apprécie.
Une pause pour quelques derniers réglages de micro et quelques larsens. Le plus intéressant arrive.
Little (web)
Little @ Café de la Danse, Paris | 26.05.08
Photos par ptimogwai • 26-05-08 • Voir les 15 photos » Galerie |
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| FlickRUn batteur débarque sous des applaudissements déjà forts. Suivi de 2 guitaristes et un clavier … Ce sont les perles qu’elle a dénichées pour l’accompagner dorénavant. Au milieu de tout ça, une silhouette aux allures de petite fille se dessine dans l’ombre, intimidée, maladroite. Elle s’est appelée Little et ça lui correspond. “Ca va bien ?” le ton est donné, on est comme à la maison, simplement, soirée entre amis. Aux lumières de la première chanson, on découvre l’équipe de choc : François, l’homme aux claviers et aux bruitages ; Benoît le guitariste de l’ombre, discret mais efficace ; Adrien, guitariste plus extraverti qui semble aimer jouer avec le public. La musique de Little est électronique, fraîche, légère, comme elle.
Fin de la première chanson, tout le monde est chaud, les ennuis commencent : panne de micro. C’est embêtant, surtout quand on a une voie fluette. Et c’est pas avec des blagues de toto qu’elle improvise qu’on va meubler la soirée. Heureusement, public du café de la Danse, public compréhensif, public encourageant. Le son revient, le sien aussi. A la deuxième panne, c’est le moment de gloire du batteur qui nous donne son rythme quand même, En solo. A la troisième on sent l’agacement sur les sourcils boudeurs de la révélation. Ah oui, sur scène, on maîtrise peut-être moins de choses que sur son espace perso. Elle n’en perd pas son humour : “finalement c’est bien ces petites coupures parce que notre setlist n’est pas très longue alors ça vous permet de rester plus longtemps”. On se laisse convaincre.
C’est reparti. Elle nous propose alors quelques petites chansons plus discrètes, juste elle et sa guitare. Là je me souviens de ma première fois, cette première partie de Pierre Guimard qui m’avait plus marqué que le reste : cette petite asiatique seule avec sa guitare blanche, mais aux chansons bien prometteuses, chantant en acoustique des histoires de coccinelle et d’amours malheureuses. Depuis les arrangements ont bien évolué. Je reconnais les titres, mais elle aurait pu faire un précédent album avec ceux offerts sur son myspace. Car c’est finalement comme ça qu’elle s’est fait connaître : sa voix, sa guitare et Internet. 3 ingrédients qui peuvent faire (dans ce cas) des ravages.
Retour au moment présent, et c’est le ukulélé de François-le-musicien-à-tout-faire qui reste muet. Hasard ? Car sur cette nouvelle chanson intitulée “je n’aime pas les gens”, Little n’y va pas avec des pincettes. Vengeance d’un technicien ? Toujours est-il que cette pause imprévue ou non rythme bien la chanson, du coup.
Finalement tous les musiciens reviennent pour emballer l’affaire. Chansons acoustiques, chansons acidulées, les unes mêlées aux autres, cocktail à savourer à volonté. Le public rit, s’émeut, chante, bat la mesure du pied, tape des mains, applaudit chaleureusement, découvre, redécouvre, apprend, comprend. Bref il est conquis. Elle a tout d’une grande.
Onze chansons ? On en redemande ! Toute frêle, elle revient nous remercier pour ce moment, et enchaîne avec 3 dernières chansons, plutôt calmes. Tonnerre d’applaudissements quand les lumières se rallument enfin. Et puis, à peine quelques minutes plus tard, on peut l’apercevoir (elle est vraiment “Little”), toute simple, gentille, disponible, en train de papoter à la sortie avec les gens. Elle est comme ça Little, parolière de talent, guitariste envoûtante, elle est gênée quand on lui prédit des zéniths, et griffonne des petits mots gentils personnalisés sur des billets de concert en débordant de mercis.