L’Orchestre National de Barbès (+ Djam Orkestar) à l’Olympia

En entrant dans cette superbe salle qu’est l’Olympia, débarrassée de ses fauteuils pour l’occasion, on est d’abord frappé par la composition du public qui prend peu à peu possession des lieux. Tous âges, toutes origines, tous milieux… ce soir, ils sont tous là pour danser sur les rythmes endiablés de l’Orchestre National de Barbès. Ce soir, des mecs en babouches vont mettre le feu à l’Olympia !
- Date : 31.05.08
- Photographe : Alain G
- Adresse : 28, boulevard des capucines 75009 Paris
- Téléphone : 0892 68 33 68
- Web : www.olympiahall.com
Djam Orkestar (web)
Djam Orkestar @ L'Olympia, Paris | 31.05.2008
Photos par Alain G. • 01-06-08 • Voir les 13 photos » Galerie |
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| FlickRDès là première partie, le ton est donné : la soirée sera placée sous le signe de la convivialité et de la fête ! Les neuf musiciens de la fanfare festive Djam Orkestar entonnent leur premier morceau dans le hall de l’Olympia. Tout en jouant, tuba, trompette, trombone à coulisse, caisse claire se déplacent ensuite vers la salle, pas encore bien pleine, pour y faire une entrée tonitruante. Mais comment diable transporter la grosse caisse lorsque l’instrumentiste est enceinte de six mois ? Fastoche, il suffit de trimballer le bazar dans une poussette. Après un morceau joué sur le parterre de la salle, la fanfare monte ensuite sur scène, et ce toujours en train de jouer… car ils n’arrêtent jamais, façon Goran Bregovic… et ils enchaînent avec un “Hava Naguila” du diable (Dalida et Rika Zaraï, allez vous rhabiller…) avant d’être rejoints par leur guitariste, et de finir leur prestation avec une chanson de James Bown, “J’me sens bien”, reprise à la sauce engagée : “Depuis qu’Sarkozy est là / On expulse à tout va”. Un moment musical très apprécié du public, que l’on sent déjà prêt à danser comme des petits fous.
Orchestre National de Barbès (web)
Orchestre National de Barbes @ L'Olympia, Paris | 31.05.2008
Photos par Alain G. • 01-06-08 • Voir les 57 photos » Galerie |
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| FlickRIl faudra attendre bien longtemps – presque une heure d’entracte – pour voir enfin apparaître sur scène les deux premiers musiciens de l’ONB. Derrière leurs claviers, ils lancent des sons de synthé planants, rapidement relayés par les youyous du public qui semblent faire pleinement partie du morceau. Les autres musiciens entrent un par un, portant babouches et turbans, dans un crescendo hallucinant qui finit par exploser, quelques longues minutes après le début du concert, en un reggae très rythmé qui fait danser la foule. Dès le début, on sent toutes les influences qui tour à tour vont entraîner notre soirée : raï, bien sûr, reggae, mais aussi ska, jazz, funk, rock, oui, très rock, fichtre, qu’est-ce que c’est rock ! voire progressif. Mêlant instruments contemporains (guitare électrique, batterie, saxophone) et traditionnels (les qraqeb, la darbouka, ou le bendir), le Big Band s’éclate sur scène, fait chanter le public et délivre une musique (”du monde”, paraît-il) puissante et très variée, chantée en arabe, en kabyle ou en français.
On retiendra le morceau “Alik”, de leur troisième et dernier album sorti récemment, et “Résidence”, tiré de leur second album, qui commence avec un “Garde à vous !”, continue avec quelques mesures de La Marseillaise, et dont le refrain claironne : “Mesdames et messieurs / Sachez bien que nos aïeux / Ont combattu pour la France”. Le public ne s’y trompe pas et danse comme j’ai rarement vu dans une salle parisienne, même sur le balcon qui, pourtant, dispose de fauteuils fort confortables.
Après une bonne dizaine de morceaux longs et énergiques avec leurs rythmes syncopés, l’ONB salue son public et rentre en coulisse… mais pas pour longtemps car il est rapidement rappelé. Sur fond de valse arabo-funky, des roses sont distribuées dans le parterre et des pétales de rose sont jetés du balcon. Une petite jeune arrive ensuite sur scène, “Lolita”, une guitare à la main dont elle ne se servira pas, pour chanter avec l’ONB une reprise de “Sympathy for the Devil” des Rolling Stones, consacrant ainsi leur héritage rock. Après un dernier rappel, la foule quitte la salle et on se dit qu’on a tous passé une excellente soirée, une soirée pendant laquelle on a dansé, voyagé et on repart en se promettant qu’on va apprendre l’arabe et la danse du ventre. Et on va sans aucun doute sauter sur la première occasion de revoir l’Orchestre National de Barbès sur scène.
Je confirme : une excellente ambiance et un concert fabuleux (il y avait des notes dans le temps sur le hiboo, ça vaut 5/5, au moins :).
Indépendamment du concert, je redécouvre leurs morceaux et c’est aussi bon à écouter qu’a voir en live !
bienvenue chez les hiboox cécile :)
Merci Charlotte !