[Wraygunn] love letters from a muthafucka à la Maroquinerie

Pas grand monde ce soir à la Maroquinerie, on se demande bien pourquoi : on n’ose pas imaginer que les habituels rockers soient allés subir tokio hotel, quand même !
- Date : 20.06.08
- Adresse : 23 Rue Boyer 75020 PARIS
- Téléphone : 01 40 33 35 05
- Web : www.lamaroquinerie.fr
Chris Kenna (web)
Le début du concert s’effectue tout en douceur, devant une grosse trentaine de spectateurs, et c’est l’Australien Chris Kenna, seul avec sa guitare, qui nous propose son blues bien exécuté, avec la voix adéquate, et si cela ne réinvente rien au genre, c’est suffisamment bon pour que le public reste présent tout au long de la demi-heure, voire même commence à remplir la fosse… La reprise finale du valley below de bob Dylan permettra aux nouveaux arrivants de constater qu’ils auraient dû arriver à l’heure… tant pis pour les retardataires !
Wraygunn (web)
La salle est désormais remplie à moitié (cela n’ira pas beaucoup plus loin…) lorsque les 7 membres de Wraygunn arrivent sur scène, emmenés par leur chanteur-guitariste (accessoirement connu comme “Legendary Tiger Man”) pour un just a gamblin’ man introductif plutôt calme, qui permet aux deux chanteuses, au bassiste, au percussionniste, au batteur et au clavier/sampler de rentrer tranquillement dans la soirée, un peu comme le public d’ailleurs, étant donné qu’il faut bien attendre 3/4 d’heure avant qu’on ressente une vraie excitation transpirer autour de nous… Il faut dire que jusqu’alors, le set est parfait, voire même un peu trop, puisque le son est si nickel qu’on a du mal à retrouver le swamp bayou habituel qui rassemble Cramps, Bellrays et Gun Club aux alentours de Coimbra… Pourtant, il n’y a vraiment rien à redire, Paulo Furtado reste caustique à souhait, et chaque musicien est au top, même si on n’entend pas énormément la basse, les deux chanteuses sont parfaites comme toujours, les échanges de places entre percussions, batterie et claviers ne font nullement baisser le niveau… Dès le début de drunk or stoned, on commence à vibrer en entendant les vocalises, et jusqu’au bout on gardera ce côté sale, non aseptisé qui faisait légèrement défaut, le chanteur en profite pour venir faire des acrobaties sur les barrières (et au passage reçoit le french kiss de l’année !) quand il ne grimpe pas sur la table, et on sent que le groupe s’amuse vraiment sur scène, et qu’il y a même parfois des surprises entre les musiciens… Après une rapide sortie, les Portugais reviennent pour une version de you really got me qui devrait faire hurler les puristes des Kinks mais enchante tout le monde, avant un juice final et étiré qui permet de partir les oreilles pleines, avec l’envie de revoir le groupe le plus vite possible, l’an prochain pour garder un rythme annuel si possible !