La cloche a sonné

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En général, quand on voit Luchini sur une affiche, on sait que le film ne sera pas anthologique, mais qu’en revanche l’acteur controversé irritera ou fascinera le public qui daignera voir la production. La cloche a sonné n’échappe pas à la règle : on assiste à un monologue où l’acteur est entouré de figurants effacés. Message perso pour Elsa Zylberstein : mais que tu es magnifique ! :)
Le film s’axe autour de 3 acteurs : Luchini, sorte de gourou aux méthodes marginales et d’une fiabilité douteuse, Elsa Zylberstein, et le magnifique François Cluzet, qui explose dans son rôle. La cloche a sonné est un film ambigü : on sent un humour spécial, mais ce dernier frôle souvent avec des situations lourdes et convenues. Sans vouloir offenser les fans, c’est comme si vous assistiez à un épisode de Benny Hill avec des dialogues Shakespeariens. On rit un peu, on sourit souvent, mais on ne se sent pas transporté. Absence presque totale de musique, action ne se résumant qu’à des exercices de relaxation, le film s’essouffle au bout de 20 mn.
Pourtant, quel plaisir immense (pour les fans bien sûr) de voir Luchini cabotiner à l’extrême. Le gaillard a vieilli, mais sa verve, sa voix, ses intonations si particulières sont intactes. Il porte sur les épaules le film, effaçant tous les autres personnages (très caricaturaux par aileurs), dont le sien.
Bref, un film à réserver avant tout aux fans de l’acteur, ou pour les yeux sublimes (sans parler du corps) d’Elsa Zylberstein : n’y voyez aucun sexisme ou mysoginie, mais une tentative très fastidieuse de trouver des arguments pour vous rendre au cinéma …