Sziget, Day 4 - 13 Août 2005

Quatre jours qu’on nous promet la pluie… Le ciel devient pourtant de plus en plus bleu et le thermomètre ne cesse de grimper, il a atteint 30°c aujourd’hui. Un refroidissement fût tout de même à déplorer dans la soirée, mais plutôt au niveau de l’ambiance. La cause : Un concert de Korn complètement raté. Heureusement, il y a le reste.
Les Tambours du Bronx ouvrent le bal sur la grande scène, rien de tel pour se réveiller. Quelques curieux sont là, pas très nombreux, alors que les tambours résonnent sur toute l’île. Ajoutez-y une voix qui sonne « métal » et vous obtenez un mélange visuel / sonore plutôt intéressant.

Un peu plus tôt dans l’après-midi avait eu lieu une rencontre informelle des médias français avec Jozsef Kardos et Robert Lacombe, respectivement Directeur du festival et programmateur de la scène World. Ce dernier étant également le responsable de Sziget France. On y apprend des informations qui nous serons bien utiles à l’heure du bilan.
18h. La grande scène offre Mando Diao au public. Un nom d’artiste africain pour un groupe aux allures « pop », tout spécialement venu de Suède. Mélodiques et agressives, les chansons de Mando Diao font mouche. Le meilleur groupe du jour, en ce qui concerne la grande scène.
Après un détour par le podium des défilés de mode, une belle vitrine pour les créateurs locaux, nous nous retrouvons assis sur un banc, dans la tente presse dans l’attente de l’événement de la journée : La venue de Korn ! Une centaine de journalistes sont présents, on attend donc encore et toujours pour finalement s’entendre dire au bout d’une demi heure : « Désolé, Korn ne donnera pas de conférence de presse comme prévu, le groupe préfère rester en Backstage… ». Ca grogne, le caprice de star n’est que moyennement apprécié.
C’est l’heure de rejoindre la scène World, pour se délecter des cuivres de Besh O Drom, formation hongroise ayant déjà fait ses preuves par le passé. Le résultat, c’est une véritable fiesta de trompettes et une chanteuse montée sur piles.

Il est 21 heures ; beaucoup ont fait le choix de venir voir Korn, y compris de nombreux hongrois venus juste aujourd’hui, tout spécialement pour les américains. L’annulation de la conférence de presse passe encore, mais que dire de cette parodie de concert ? Ca commence avec 20 minutes de retard, le son est pourri et personne n’entend la voix de Jonathan Davis sur les deux premiers morceaux. Alors qu’ils entament « A.D.I.D.A.S. », survient l’incroyable : Davis s’en va de la scène, laissant le batteur et le bassiste s’enfoncer dans une impro de circonstance. Puis, plus rien pendant cinq minutes. Ils reviennent, mais c’est sans saveur ni passion, à l’image d’une reprise sans relief de « The wall » des Pink Floyd (!). Un bon « Blind » ne suffira pas à sauver un concert aux allures de naufrage. Heureusement, il existe toujours une échappatoire ici, d’autres scènes à visiter. On passe alors de la fusion australienne, avec Resin Dogs sur la Wan2, à un spectacle de danse sud africain, sur la scène théâtre et cirque. La compagnie se nomme Flatfoot Dance. Le spectacle est magnifique, en deux parties, mêlant le conte et la danse, le rendu visuel est superbe. Très touchant aussi. Le nom du spectacle : Umthambi & Abakhwetha. C’est sur ces belles images que se termine la soirée.
Demain, place à Franz Ferdinand et à la déjantée Juliette Lewis. Son groupe : Juliette and the Licks.