Le HibOO

Les Eurockéennes 2008

Belfort - Photos, Concerts, Festivals : Les Eurockéennes - 4 juillet 2008

Plus jamais. Non, c’est promis. Il m’a fallu quelques jours pour digérer l’événement, afin de peser à leur juste valeur les termes que j’allais usiter. Si j’avais, comme à l’accoutumée, écrit dans la foulée, j’aurais sans doute signé mon plus grand brûlot depuis l’existence du HibOO. Pis au fil des nuits, j’ai fini par trouver quelques point positifs - et cela relève du miracle. Chronique d’un oiseau grassouillet qui ne retournera plus jamais à Belfort

Ce que je retiendrai surtout de cette “édition événement”, puisqu’il s’agit quand même de l’anniversaire du festival qui soufflait ses 20 bougies, ce sera ce nombre de rencontres assez exceptionnelles : Jules, Arnaud et la “Typhon’s Team”, pour leur sympathie qui dépasse l’entendement (encore merci pour l’appareil, l’hôtel, et pour tout !), Caroline et sa copine, Oxmo Puccino, Vincent Segal, la petite poignée de photographes sympas (Julien et sa copine, Laurent, Hervé), et bien sûr, ceux qui ont la lourde tâche de gérer la horde phacochérisée des photographes paparazzis qui n’ont rien à voir avec la musique.

Trop de photographes tuent la photographie aux Eurockéennes 2008

Il faut dire qu’avoir accrédité au moins une centaine de photographes - en tout cas, c’est le nombre facilement atteint sur Ben Harper, mon dernier concert pour le coup - n’était judicieux pour personne : le public en a fortement pâti - n’hésitant pas à insulter au passage, et à juste titre - les photographes itou, sans parler des artistes, dont certains surpris - ce que me relatera Oxmo Gare de Lyon : “un deuxième public” - du coup, impossible de trouver le feeling. Je ne dis pas qu’il ne faille pas accréditer, et je ne dis pas non plus qu’un support plus qu’un autre doit avoir des privilèges, mais on m’avait “invité” cette année à venir prendre des photos : comprenez par là que j’étais un photographe bossant en priorité pour les Eurocks plutôt que pour le HibOO. Et que ce statut flattant l’égo jusqu’à la masturbation mentale extrême n’a en rien permis de faire des choses différentes, ou mieux. Juste l’obligation de fournir des photos gratuitement. Chose que j’ai acceptée dès le départ. Mais si l’on ajoute les frais de transport, de nourriture et de logement - bien que là, grâce à Jules, j’ai pu dormir dans un 3 étoiles, rien que çà : encore merci ! - cela commence à faire une facture quelque peu amère. C’est pour toutes ces raisons - j’occulte volontairement un public particulièrement ivre, peu attentif à l’écoute, car je ne voudrais pas généraliser, mais tous ceux que j’ai pu rencontrer ne buvait en aucun cas du coca pur - que j’ai décidé, dès le lendemain, au vue des conditions excécrables, de me retirer et de repartir dès le lendemain matin. Et dieu sait que pour me démotiver, il m’en faut.

La Bande Originale

La Bande Originale @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008
La Bande Originale @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 La Bande Originale @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 La Bande Originale @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 La Bande Originale @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 La Bande Originale @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 La Bande Originale @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 La Bande Originale @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 La Bande Originale @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 La Bande Originale @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 La Bande Originale @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 La Bande Originale @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 La Bande Originale @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008
Photos par Rod | Le-hibOO.com • 05-07-08 • Voir les 46 photos » Galerie | Popup | FlickR

J’arrive sur le festival aux alentours de 18h30 : j’ai manqué Keny Arkana et Arno. Qu’importe, j’assiste au premier concert annoncé comme “l’événement” de ces Eurocks : La Bande Originale, constituée d’artistes plus ou moins connus, qui vont tout simplement réaliser des duos façon Taratata : des reprises, mais surtout des rencontres improbables. Le public pourra ainsi écouter An Pierlé vs Camille, Didier Wampas vs Nosfell, Olivia Ruiz vs Oxmo Puccino … les instrumentistes ne sont ni plus ni moins que Bumcello, Seb Martel … Seulement au bout de cinq chansons, on finit par décrocher. Le concept est sympa, mais détonne avec l’esprit du festival (ce projet aurait mieux fonctionné sans doute à Solidays, avec son public plus familial). Les photographes se marchent les uns sur les autres, certains, avec leur bazooka à 600mm, se servent de moi et de ma taille de dwarf comme trépied. 20h, j’en ai déjà marre.

Cat Power

Cat Power @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008
Cat Power @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Cat Power @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Cat Power @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Cat Power @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Cat Power @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Cat Power @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Cat Power @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Cat Power @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Cat Power @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Cat Power @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008
Photos par Rod | Le-hibOO.com • 05-07-08 • Voir les 10 photos » Galerie | Popup | FlickR

Il fait chaud, la journée de vendredi est sold out, et cela se ressent : très difficile de naviguer d’une scène à l’autre, nonobstant certains passages “warp zones” prévus pour les médias. Du coup, impossible de se rendre dans les temps pour Biffy Clyro, et rabattage immédiat sur Cat Power. Il n’y a pas à dire, Chan Marshall fait partie de ces femmes hypnotiques, qui savent séduire sans le moindre effort. Le public est pour le moins fasciné par les mélodies pour le moins édulcorées. On est encore loin de l’esprit Rock N’ Roll du festival ; on ne peut pas reprocher à la belle brune grand chose finalement (excepté l’enchaînement playlist de ses titres sans réelle communication avec le public durant les très courts intermèdes), juste qu’elle n’est pas trop à sa place. Mais ça plait. Malgré un son particulièrement moyen (voix en retrait ?!). Et finalement, c’est le principal.

Massive Attack

Massive Attack @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008
Massive Attack @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Massive Attack @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Massive Attack @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Massive Attack @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Massive Attack @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Massive Attack @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Massive Attack @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Massive Attack @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Massive Attack @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Massive Attack @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008
Photos par Rod | Le-hibOO.com • 05-07-08 • Voir les 10 photos » Galerie | Popup | FlickR

Histoire d’aller à contre-courant de ce que j’ai pu lire ci et là - non par volonté de rébellion, mais comme un ressenti sincère - je n’ai pas du TOUT accroché à la prestation de Massive Attack. L’on pourra distinguer deux facteurs : l’un inhérent au festival, l’autre au groupe. Faire commencer à 21h45, c’est-à-dire en plein jour, un groupe qui mise particulièrement sur l’ambiance, et donc les jeux de lumière, est tout simplement un blasphème sans nom. Massive, c’est un peu comme Pink Floyd : l’attrait visuel renforce le pouvoir planant des mélodies. Le crépuscule est encore loin, et le public assiste à un début de spectacle bien plat. Par ailleurs, l’on pourra regretter la prise de risque de 0% du groupe, qui a réalisé, malgré quelques nouveaux titres ci et là placés discrètement, une sorte de best-of. Les puristes et ceux qui ont payé leur place uniquement pour voir le groupe vous scanderont haut et fort que le concert était orgasmique, jouissif, divin. Fort possible. Pour ma part, toute cette excitation m’a fortement rappelé la prestation de Morcheeba au Grand Rex : magnifique dans les temps anciens, énorme coup de vieux en 2008. Peut-être que si Massive Attack avait été programmé plus tard dans la nuit - en lieu et place de Ben Harper - cela aurait pu changer la donne …

Girl Talk

Girl Talk @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008
Girl Talk @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Girl Talk @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Girl Talk @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Girl Talk @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Girl Talk @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Girl Talk @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Girl Talk @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Girl Talk @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Girl Talk @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Girl Talk @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Girl Talk @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Girl Talk @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008
Photos par Rod | Le-hibOO.com • 05-07-08 • Voir les 14 photos » Galerie | Popup | FlickR

Du coup, après avoir bravé un public on ne peut plus tassé, je me retrouve à déambuler dans un festival quasiment vidé. Mais au loin, des cris et des lumières flashy attirent l’attention … et j’assiste, bouche bée, à un show exceptionnel. Girl Talk, visiblement constitué d’un DJ, met le feu au Club Deville, la scène la plus excentrée et la plus délaissée du festival. Le public est partout : devant et sur scène, c’est la fête totale - rappelant certains shows, dont celui de Pigeon Detectives à la Maroquinerie. Impossible de ne pas être pris au jeu. Là encore, la sécurité aura bien du mal à faire régner l’ordre car les australopithèques en état d’ébriété avancé sont légions. Néanmoins, l’esprit de fête est au rendez-vous : il n’y a pas à dire : les vrais lives, les vraies sensations extatiques ne peuvent avoir de sens que lorsque la scène se rapproche d’une petite salle parisienne, sans quoi l’on assiste plutot impuissant et passif à un spectacle. Girl Talk, une excellente surprise.

Genghis Tron

Genghis Tron @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008
Genghis Tron @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Genghis Tron @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Genghis Tron @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Genghis Tron @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Genghis Tron @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Genghis Tron @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Genghis Tron @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Genghis Tron @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Genghis Tron @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Genghis Tron @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Genghis Tron @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Genghis Tron @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008
Photos par Rod | Le-hibOO.com • 04-07-08 • Voir les 19 photos » Galerie | Popup | FlickR

Photographe des Eurocks oblige, on m’a convié à prendre des photos de Genghis Tron, au détriment de pouvoir assister au set de dEUS. Il s’avérera que lorsque je passerai devant le chapiteau, je n’aurai aucun regret, tant Tom Barman semble avoir perdu toute cette fougue d’antan qui m’avait subjugué début 2000. Genghis Tron fut pour moi une grosse claque - les puristes du genre trouveront cela mauvais, voire très mauvais. Un métal particulièrement agressif, surpuissant, où la batterie martelante se résume à une boite à rythmes. Riffs de guitares cinglants, voix complètement bousillée, parties synthétiques aux relents Fear Factoriens, le trio se démène comme un diable : la scène Loggia est loin de faire comble, mais le public présent est connaisseur, et prend un malin plaisir à se faire défoncer les tympans. Pour ma part, l’addiction est totale : le groupe ne révolutionne en rien le genre, mais la présence scénique, couplée à des riffs particulièrement catchy. LA surprise de ce 4 juillet - même si cette journée fut finalement très courte pour moi, ayant manqué pas moins de 60% des formations : mais il était impossible de se faufiler d’une scène à une autre.

Ben Harper and the Innocent Criminals

Ben Harper and the Innocent Criminals @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008
Ben Harper and the Innocent Criminals @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ben Harper and the Innocent Criminals @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ben Harper and the Innocent Criminals @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ben Harper and the Innocent Criminals @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ben Harper and the Innocent Criminals @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ben Harper and the Innocent Criminals @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ben Harper and the Innocent Criminals @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ben Harper and the Innocent Criminals @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ben Harper and the Innocent Criminals @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ben Harper and the Innocent Criminals @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ben Harper and the Innocent Criminals @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ben Harper and the Innocent Criminals @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008
Photos par Rod | Le-hibOO.com • 05-07-08 • Voir les 29 photos » Galerie | Popup | FlickR

Le festival se terminera pour moi avec ce concert. Les photographes sont désormais 1,5 fois plus nombreux (soit une centaine) : la fosse de la scène principale, pourtant immense, devient suffocant. L’attitude de mes congénères devient par ailleurs excécrable. Normal, Ben Harper ne se produira cet été qu’en festival, il ne faut donc pas manquer l’occasion de réaliser 3000 fois la même photo en portrait en l’espace de 5 minutes. Heureusement, l’attente fut au delà des espérances. Même si à mon sens l’artiste n’avait rien à faire aux Eurocks (on est plus dans une mouvance reggae / pop ultra cool limite woodstockienne), force est de constater que Ben Harper est un monstre de charisme qui en impose - Keziah Jones possède cette même aura “fédératrice” inexplicable, aux frontières de l’inné ; son show sera calibré à la perfection. Ca groove à souhait, c’est souvent magnifique … le public - du moins les 300 premiers rangs - semble être aux anges. Néanmoins, une fois encore, on se pose la question de savoir si les Eurocks ne sont pas devenus un festival un peu “trop” généraliste. La motivation n’étant plus au rendez-vous, je manque Gossip - une affiche digne de l’événement - et le tonitruant Calvin Harris - que je ne verrai décidément jamais.

Ambiances & Portraits @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008
Ambiances & Portraits @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ambiances & Portraits @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ambiances & Portraits @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ambiances & Portraits @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ambiances & Portraits @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ambiances & Portraits @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ambiances & Portraits @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ambiances & Portraits @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ambiances & Portraits @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ambiances & Portraits @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ambiances & Portraits @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008 Ambiances & Portraits @ Les Eurockéennes, Belfort | 04.07.2008
Photos par Rod | Le-hibOO.com • 04-07-08 • Voir les 75 photos » Galerie | Popup | FlickR

J’aurais pu faire fi de beaucoup de facteurs parasites, mais il n’y a pas plus frustrant, après avoir parcouru plus de 600 km, de se retrouver dans des conditions telles que vous ne pouvez pas faire des photos en adéquation avec ce que vous aimeriez montrer. Ainsi, il s’agit pour moi du dernier “gros festival” français que je couvrirai. Il est temps pour moi, et le HibOO en général, de se focaliser et de s’intéresser sur les événements délaissés, là où le rapport humain semble être plus en adéquation de ce que j’attends d’un festival. Si trop de festivals tuent les festivals, on peut également se poser la question sur l’ampleur démesurée que prend les gros dinosaures : encore plus de concerts, encore plus de photos, encore plus de public … mais le plaisir est-il proportionnel à cette surenchère ?

44 commentaires

  1. Je réponds non pas du tout à cette dernière question.
    Question ambiance: nulle due aux festivaliers. Les portes ne sont pas encore ouvertes le vendredi vers 15h30 que je vois déjà un premier gars rendre son pastis-coca. Je vois aussi pas mal de malaises durant ces deux jours mais il faut dire qu’il fait très chaud. Mon nez et mon épaule droite peuvent en témoigner. On a du mal à apprécier la musique car ça bouscule de partout sans parler des mouvements de foule démentiels. J’ai cru mourir deux fois.
    Arno allait faire parti des bons moments - oui malgré tout - de ce festival sans les problèmes de son qu’il a eu. Première interruption qui dure un peu. Le set reprend et au bout de 3 min environ nouvelle coupure de courant. Arno balance son micro rageur. C’est vraiment dommage. Je m’en vais car je suppose qu’il ne reviendra pas une troisième fois.
    A propos de Gossip je dois dire que j’ai été agréablement surprise. C’est justement le type de concert pour festival. J’avais entendu des choses négatives à son sujet quant à sa prestation. Eh bien, elle tient tout à fait la distance. Elle est descendue deux fois dans le public tout en chantant et la voix ne bouge pas d’un poil. Belle performance. On a eu le droit a une glissade involontaire sur scène qui a valu la blague entendu des festivaliers: elle a échoué. A voir son téton (deux fois). Pour finir elle a lancé des fruits frais au public. Sympa si ce n’est qu’à un moment elle mord dedans puis crache les morceaux au public. Cracher pour Beth doit être un geste affectueux, je suppose. Ah si elle fait l’effort de nous parler en Français. Je trouve ça assez sympa.
    La scène de la plage est très agréable. J’y ai vu deux concerts que j’ai beaucoup apprécié. Un dénommé T. Accroche-toi pour trouver des infos avec un nom enfin une lettre pareille. Et Xavier Rudd.
    Je me faisais une joie d’aller aux Eurocks. C’était un mythe à mes yeux. Le mythe est tombé. Cela dit je ne regrette pas, j’ai tout de même apprécié grâce à la journée du samedi. Je l’aurais fait au moins une fois.

  2. J’ai entendu dire que les photographes parisiens, c’est des blasés de la vie, twasson… :o) Je suis d’accord avec toi dans l’ensemble, marre des bourrés (apéro, vincent perrot) mais quand même des moments de pure magie comme Didier Wampas ET (pas VS, c’est la nuance que j’ajouterais) Nosfell, c’est plus que mémorable, surtout quand Ben Harper est là aussi, plus tard. Et puis Camille (en meilleure forme que dans la BO), The Do, et je te passe les Wombats, — je suis contente d’avoir été là le samedi aussi, et que la pluie ait cessé le temps que je marche jusqu’à la gare dimanche… Tes photos sont réussies, ça oui. Et ravie de t’avoir rencontré, j’espère ne pas t’avoir trop bousculé, mais quand je suis contente ça fait ça :o)

  3. oh mais il se fâche tout rouge, le hiboo… Très chouettes photos, malgré tout ;-)

  4. il crache de plus en plus souvent dans la soupe le maitre de la tribu hiboo, ca devient une habitude.

  5. Egalement “convié” à ce festival pour prendre quelques photos.
    Premières Eurocks, j’ai été très surpris du nombre de photographes et journalleux accrédités.
    Dans le préfabriqué-presse on est une trentaine, sans clim, avec 30 ordinateurs qui chauffe. Ambiance (in)intéressante (que je ne supporte pas)sur les tables réservés aux 2 journaux présent sur le site.
    “Tu couvre qui toi ? Ok moi je fais ca, aller faut boucler, on envoie, ta les photos ? Ok c’est cool, t’as un papier pour machin,”etc.. etc… de midi à minuit.
    Si bien que j’ai plus portais de boules Quies dans cette salle que devant les scènes.

    Dans les crash on voit de tout. Et surtout des photographes.
    Du compact, et du 300mm 2.8.
    Ce genre d’ambiance un peu survoltée me pousse un peu à bosser, (je ne regrette quand meme pas quand je lit ton article d’avoir, manque/boycotté ben harper)en revanche quand j’entends les déclenchements des D3 ou Mark3 qui filles à 9img/sec j’en vient à me demander si je travaille comme il le faut en single-shoot, alors pourquoi pas essayer. Puisque l’on attend de moi un rendu-propre pour le site.

    Je ne me rappelle n’avoir jamais été aussi rapide pour décharger, convertir, trier et uploader mes photos. Si bien que j’ai passer outre, tout passage dans photoshop ou loghtroom et fournissant des photos que je n’ai pas regardé plus de 2 minutes. (pour keny arkana les photos étaient en ligne avant la fin du concert… Je sais pas si c’est bien ou pas bien, je pense que avec un peu plus de sérieux et de traitement les photos seraient bien meilleur)
    Mais au final, à travailler de cette façon, à courir dans tout les sens (si bien à certains moments de frôler l’évanouissement ; puisque l’on à ni le temps[ou que l'on ne le prend pas] de manger mais surtout ni le budget pour) à faire plusieurs bornes par jours entre les différentes scène… Et bien on ne profite pas des concerts, j’aurais tellement aimé resté devant Arno, Sebastien tellier et d’autres…. (voilà c’est ca le problème je ne me souvient meme plus des artistes que j’ai pu voir ce week end. pathétique)

    J’ai néanmoins pris une énorme claque sur Girl Talk, la scène tremble même au 1/125 les photos sont flous. Ce type est tout simplement génial dans sa mise en scène, sa musique….
    Et apprécier dans son intégralité Gossip et CSS

    Pour finir j’ai pris du plaisir sur ce festival, niveau musicale, je n’est pas encore (exception de quelques unes) vu un vrai résultat qui me satisfaisait dans les quelques milliers de photos du week end.

  6. Sans doute parce que je n’aime pas la soupe.

  7. … nous voilà certainement au coeur du problème… :o)

    On mange bien aux Eurocks, si on a faim: j’ai mangé un délicieux sandwich au pain frais et au poulet tandoori sauce citronnée, et puis aussi une barquette de pâtes salutaires, et bu du Coca le jour et du Frost la nuit, et je n’ai même pas fait de malaise pendant mes 5 mn de Wombats (une chanson et demie)

    … le bonheur quoi !!!

  8. Mince alors, je n’ai “que” 666 photos (!) du festival en 2,5 jours de festoche. Je ne rentre pas dans le moule, je vais me faire éjecter :)

    C’est moche le numérique parfois..

    (et merde, mon train qui a pris feu à l’aller -véridique!-, 3 heures de retard et Ben Harper loupé :’( :’( :’( )

  9. “en revanche quand j’entends les déclenchements des D3 ou Mark3 qui filles à 9img/sec j’en vient à me demander si je travaille comme il le faut en single-shoot”

    nonnnnnn??
    c’te honte !

  10. Dnicolas, je crois que la plupart des gens qui sont accrédités y sont pour bosser .. c’est à dire préparer des articles pour un canard, faire des photos pour l’illustrer, préparer des interviews, bref bosser.. un peu

    Il semble donc normal que des mecs qui ont une deadline et quelques dizaines de milliers d’exemplaires à sortir pour le lendemain fassent un peu de bruit et gênent le mec qui fait ca pour son blog non ?

    Et si tu n’as pas le temps de manger et que tu cours partout, ben c’est peut être parce que tu t’es engagé à quelque chose .. un travail non ? c’est marrant de demander un pass comme les pros et de se plaindre de ne pas pouvoir profiter de la musique comme les festivaliers .. L’année prochaine si tu veux profiter et moins marcher, il y a une solution toute simple ..

  11. Ah… Rod… ça me fait plaisir de lire ces mots là. L’année dernière, je tenais déjà ce discours et vraisemblablement personne ne comprenait pourquoi. Quand on m’a dit ” à l’année prochaine ” j’ai répondu ” sûrement pas “. Heureusement, cette année le festival tombait en même temps que Solidays et Arras. Le choix a donc été facile et le boycotte des Eurockéennes réussi.

  12. Aspirine, justement j’en aurai bien besoin en ce moment, le début d’acouphène qui résonne dans mon oreille gauche commence à me monter à la tête….

    Je raconte là dans mon précédent post, non pas la gène dans les crash mais dans la salle de presse.
    Attitude, je parle très fort pour que tout le monde sache “QUI” est là, et l’art de ce montrer, ainsi que de communiquer son stress.

    Quand à la façon de travailler, que tu vois des photographes qui ne bouge pas d’un poil pendant 15 minutes. Je me demande où et le travaille artistique. (de ce coté là j’ai un peu chier à mon niveau lors de certains concerts, en parti à cause de toute la meute) Quand on lit que Rod peut servir de trepied à un 600mm ca fait sourir, mais c’est surtout du gros n’importe quoi !!!

    Ce qui à de plus marrant ce n’est pas le fait d’avoir demandé des pass, puisque les eurockéennes m’on aussi contacté, au départ je pensais uniquement faire des photos pour l’agence, et pour mon site perso.

    En revanche lors de ton travail, tu t’engages aussi à quelques chose et je pense que tu as largement le temps de manger, non?

    Je râle pas, je rends compte d’un événement, qui m’a offert une belle carte de visite, sur lequel je me suis dépensé, sur lequel j’ai rigolé, craqué, explosé. Mais j’ai vécu et c’est le principal.

    Arpés il y aura toujours des mécontents, des râleurs et des jaloux.
    Donc oui l’année prochaine je compte moins marcher et amener mon velo.

  13. Non mais Mag : l’année dernière, y avait personne en photographes comparé à cette année :) On se verra donc les prochaines années sur Solidays :)

  14. Je le sais bien Rod mais d’année en année le nombre de photographes augmente sur ce festival et de ce fait, les conditions de travail déjà médiocres s’empirent. Il était évident que pour l’anniversaire ça allait dépasser l’entendement. Alors après on peut dire ce qu’on veut sur la façon de travailler des photographes mais c’est avant tout un cruel manque d’organisation du festival et leur manière de gérer tout ça laisse à désirer depuis un bon moment déjà… Je vous avais prévenus.
    Mais d’ailleurs, tu sais que j’étais persuadé de te voir sur Solidays cette année. Tant pis, j’ai fait connaissance avec Alain au lien de prendre de tes nouvelles !

  15. DNicolas, je comprends et je fais mon mea culpa : ce n’était pas pour ton blog mais pour leur site, c’est un peu différent .. MAIS :

    Tu dis “Quand à la façon de travailler, que tu vois des photographes qui ne bouge pas d’un poil pendant 15 minutes. Je me demande où et le travaille artistique. ”

    On ne parle pas d’artistique mais de photo de presse… Le mec de l’Est Republicain ne va pas attendre le chef d’oeuvre mi-flou mi-fou pour déclencher, il veut la pose, la rafale pour obtenir la photo qui passera bien .. D’ailleurs elle passera en petit puisque la photo en couverture sera faite de festivaliers .. C’est comme ca, ca peut sembler chiant mais la plupart des pros sont là pour rapporter quelques clichés corrects, pas une étude artistique.. Et puis là on parle, j’imagine, des gros artistes mais il suffit d’aller sur de petites scènes pour avoir un calme impressionant non ?

    >Quand on lit que Rod peut servir de trepied à un 600mm ca fait sourir, mais c’est surtout du gros n’importe quoi !!!

    J’imagine que l’histoire a été embellie, ca m’etonnerait franchement qu’un truc pareil se soit passé, faut pas déconner non plus :)

    >En revanche lors de ton travail, tu t’engages aussi à quelques chose et je pense que tu as largement le temps de manger, non?

    Oui mais quand tu connais ton travail tu peux t’organiser.. Et si trois jours dans l’année, il faut manger sur le pouce parce qu’il y a des urgences, ca se fait .. Disons simplement que quand tu demandes ou que tu acceptes de couvrir des concerts pour un festival, tu acceptes implicitement de rater certains artistes et de courir un peu partout .. mais ca doit faire partie du jeu ..

  16. non mais je ne suis pas du genre à fumer quand je raconte mes histoires : le mec a clairement posé son objectif de 70cm de long blanc sur ma tete. Et je lui ai dit “bah il est trop lourd ton joujou ?” et il s’est cassé.

  17. http://www.juzaphoto.com/share.....1dsmk1.jpg

    Voici un 600mm .. Sachant que Rod n’est pas quelqu’un qu’on doit faire chier impunément, j’imagine que celui qui pose un tel outil sur son épaule en le faisant jouer au trépied, se retrouve sans testicules très rapidement .. non ?

  18. Bah je confirme, c’était cet objectif … sans le deguisement Agences Tous Risques

  19. Oui on a le temps si on le prends de manger, mais j’insistais aussi dans la phrase sur le pas de budget, venir gratuitement aux eurock fait un petit budget et si l’on décide d’en faire plus d’un dans la saison ca devient un investissement.

    Je suis au courant qu’il faille rendre, l’attitude, et l’ambiance du concert sur 1 photo. Au tout début, de mes concerts, il y a 3ans, je faisais 300 photos j’en gardé 20. Maintenant je dépasse pas les 150, 200 et j’en garde 50.
    Ce qui me dérange en fait dans l’aspect shoot en rafale c’est le fait de ne plus rien ressentir, les cartes tournent quand le regard est tourné vers l’appareil et c’est tout.
    La photo si il n’y a plus de sentiment, c’est peine perdue. Du moins c’est la façon dont je vois les choses.

    Le coté festival et editing direct c’est quelques chose que je ne connaissais pas, du moins que je n’avais jamais pratiqué. Alors j’ai peu être été pris de cours. Trop peu de temps pour m’organiser. Après c’est vrai que j’aime travailler dans le calme et que l’on n’a pas toujours le choix alors il faut faire avec.

    Il l’est aussi arrivé de servir de trépied lors du concert de R.Plant, on était 7 dans un carré de 3m2…. :/ Ce sont des choses courante je pense. A faire quand c’est ton pote, comme ca pour rire.

    On va peut être arrêter là, non pas que je veille clore le débat mais que cette page n’est pas un forum ^^

  20. Pour avoir couvert ces Eurocks (seulement les textes, pas les photos), je confirme qu’il est tout sauf évident de bosser dans la “salle” de presse… Impossible de se concentrer plus de 30s d’affilée, et c’était particulièrement problématique cette année. Pour ma part, j’ai préféré m’installer dans le bar voisin: le brouhaha me dérangeait moins que les conversations des collègues. Sans compter le stress communicatif… Effectivement, couvrir un tel évènement n’a rien d’une sinécure…

  21. j’ai fait parti de ce “nouveau public” dans la fosse aux photographe, j’ai d’ailleurs échangé quelques mots avec toi, Rod, en sortant de la scène du chapiteau, où j’ai pu mesurer ta déception.

    Je ne sais pas si je fais parti de ceux que tu cites dans tes paragraphes ci-dessus, je ne pense pas mais je peux me tromper. (on sait jamais, tu n’as pas répondu à mon message sur myspace ;p)

    J’ai eu beaucoup de conseils avant d’aller aux eurocks, dont celui qui était :
    - respecte les photograhes, y’en a pour qui c’est leur gagne pain, ne les gènent pas, tu n’auras pas de problème et tout se passera bien.

    Effectivement j’ai retenu cette leçon, j’ai toujours fait attention de ne jamais bousculer personne, et de ne jamais me mettre devant.
    Mais certains qui se la pétaient un peu plus que la moyenne, n’hésitaient pas à se mettre devant moi, à me géner, et à se montrer irrespectueux dans leurs attitudes.

    C’est la première fois que j’étais en tant qu’accrédité aux eurocks, et j’ai demandé à quelques collègues la bas (et amis) : c’est normal tout ce monde ?

    Apparemment, non.

    J’en garde malgré tout un bon souvenir, vu que ca a été une découverte pour moi… mais il y a quelques regrets.
    (très bonne rencontre avec Laurent d’ailleurs)

    Je n’ai fait que les 2 premières minutes de Ben harper, j’en avais marre car trop de monde, j’ai raté mes photos et je m’en fiche, j’ai couvert Missill et là, ca déchirait , et on était beaucoup moins nombreux !!!)

    @ bientôt…

    Nicolas

  22. En comparaison, Solidays, c’est grand confort, super organisation, super ambiance, photographes (très) sympas… :)

  23. Concernant Solidays, on va quand même émettre un certain bémol d’une part concernant la hauteur et le retrait de la grande scène et d’autre part concernant le confort car on serait mieux à l’espace vip avec ses chaises longues, ses hamacs et ses parasols qu’à l’espace presse avec deux tables qui se battent en duel sous le soleil ! Mais l’organisation et l’ambiance sont là, oui. Et les photographes sont train sympas, aussi. Normal tous les relous étaient aux Eurocks ! Bon, on en avait quand même encore deux ou trois dont on se seraient passés …

  24. Ah Mag mais ça veut dire que je fais parti des photographes relous alors ??? ;-)

    Je tenais à rajouter mon petit grain de sel dans cette histoire. Moi ça fait donc la deuxième année que je couvre les Eurocks et oui il y avait beaucoup plus de monde cette année, oui la place est toujours aussi limitée au Chapiteau et c’est vraiment le bordel pour se déplacer ( même si Morad fais du mieux qu’il le peut et ça se voit ). Je n’ai certainement pas autant de bagage que Rod ou Mag ( ou d’autres ) mais la bonne prog m’a quand même fait oublier tous les cotés un peu désagréables de ce festoche et je pense signer pour une 3ème année, pourquoi pas pour le Hiboo alors ;-)

  25. Voila on fera ca : tu iras pour le HibOO :) J’attends de voir tes photos neanmoins sur FlickR :) hahaha

  26. Ca arrive , je termine en ce moment mes scans …

  27. Trop d’accred photo sur ce festival c’est évident.
    L’organisation était top pour se déplacer (cela change de la fête de l’huma, ou tu galères pour aller d’une scène à l’autre)
    Pour le côté tranquille, je me suis installée “au boulot” pour éditer et envoyer.(comme Jemil j’imagine)
    Du coups c’était très cool car tu fais d’autres rencontres (tv, prod,organisation) et le bonheur du bar, set dj et gros fauteuils…
    Il faut fuir les endroits réservés presse.
    Sinon j’ai pas vu de 600mm (mais j’imagine que l’on hésite à mettre ce genre d’engin sur la tête d’une fille, cela pourrait porter à confusion :))

  28. Merde merde merde. Le festival n’a pas plu aux photographes. Et zut, moi qui croyait qu’on parlait de musique…

    Signé un festivalier par ivre, mais adorant la musique, même au bout de 7 éditions des Eurocks…

  29. C’est bien, t’as pas lu le texte. et t’es fier, en plus (vu l’insistance).

  30. Ne le prends pas comme ça. Je l’ai bien lu ton article. Mais sans dec’, c’est un festival, se plaindre des mecs bourrés et des toxicos dans les chiottes, ça va quoi, on a compris. Si tu aimes la musique et que tu y vas pour ça, tu profites, quel que soient les conditions. Et peu importe les conditions de travail de ces messieurs les photographes qui de toute évidence (et là je ne parle pas du Hiboo, que je lis) n’y connaissent rien à la musique. Donc franchement, je te le redis, les gens blasés au village pro, que j’ai fréquenté une bonne partie du festival, qui ne sont pas capables de faire un papier correct sur les concerts (et pas sur leur espace alloué derrière la barrière), ça me fait un peu chier. Voilà.
    Pour info, Calvin Harris était un concert épatant, quoiqu’un peu automatisé.

  31. J’étais également photographe sur place et pour moi il y avait bien trop n’importe qui, et bien trop de genre bourré dans l’espace pro.
    Et quand on travaille dans ce milieu on a pas trop le temps de profiter.

  32. moi j’ai kiffé les vibes des artistes que j’aime, j’ai maudit les bourrés et les slammeurs aux grands pieds quand c’était nécessaire, j’ai adoré qu’il fasse beau vendredi et samedi, et comme j’ai (revu Ben Harper et) vu Cali aux Voix du Gaou cette semaine, je ne regrette pas du tout d’être partie des eurocks le dimanche pluvieux des Cali Offspring Moby ect…
    Et puis je sais pas si j’y retournerai je ne me formalise pas et je verra bien je m’en fous chui contente parce que j’étais aussi à bercy en tant qu’éco-volontaire pour All at once et Jack Johnson m’a serré la main alors voilà ce mois de juillet est musicalement réussi pour moi (je serai aussi au festival de Jazz de Nice aux arènes de Cimiez ce soir et samedi prochain donc ça continue), surtout que je prends mon temps pour rédiger mes pseudo chroniques total freestyle et personne ne me fait chier ahahah quel bonheur je vous dis quel bonheur… :o) mais oui je sais vous vous en foutez vous les photographes blasés - ooops pardon pardon ;o)

  33. Julo, tu arrives à faire abstractions des ivrognes? Alors bravo. Moi pas en tout cas.
    J’ai été aux vieilles charrues 2007. Et bien c’est simple : on se serait cru dans un bon film de zombies à la Romero.
    Je cites en vrac ce que j’ai vu : vautrage de loques dans leur propres dégueulis, pluie de bière et la cerise sur le gateau : un ado d’une 15aine d’année qui s’est mis à genou et à sorti sa biroute devant tout le monde pour pisser.
    Sans éxagerer, le pourcentage de zombies était de 90%. Je suis pourtant un fou de musique mais j’y retournerais pas dans ces conditions et quand je lis les critiques sur les eurocks ca me donne pas envie d’y aller non plus!

  34. En même tant Julo un photographe il vient faire des photos (enfin il me semble tu m’arrêtera si je me trompe) le but est de faire partager le concert avec l’image, si tu veux avoir une critique en lecture tu va lire des blog et des sites de critiques, qui eux écoutent la musique plus attentivement que les photographes, même si ils y font attention.

  35. qu’est ce qu’il ne faut pas lire. hein.

  36. Légère digression festivalière:

    N’empêche que sans faire du régionalisme, les bourrés, aux Voix du Gaou, dans le Var, il faut au moins les chercher… Mais c’est peut-être juste une question de température et de mode de survie… Je m’en suis quand même tapé un bien gratiné en fin de soirée, qui voulait déchirer en 2 la setlist de Ben Harper pour me faire un “demi-cadeau” (j’avais rien demandé, moi, évidemment, à part de jeter un oeil pour être sûre de ce que j’avais noté) donc me voilà à expliquer “ba non mon pote c’est le genre de trucs, ça se partage pas, mieux vaut le garder (ou le donner) en entier alors vas-y garde-le blabla” et il m’a tellement gonflée à la fin je lui ai dit “vas-y déchire-le ton truc, tu vas bien trouver quelqu’un qui voudra de ta moitié…” parce qu’au fond c’est même pas la setlist qu’il voulait partager et bon, face à un bourré varois après Ben Harper, ma patience et ma diplomatie ont leurs limites, setlist ou pas… Chui pas matérialiste, mais il me croyait pas, le bougre.

  37. Je crois qu’on était vraiment pas au même festival… Ou alors vous n’avez encore jamais vu un vrai attroupement de gens bourrés. C’est quoi ces réactions…? Si vous n’avez pas envie de voir des gens alcoolisés ou de vous trouver (derrière des barrières) face à des mouvements de foule, allez photographier les pingouins dans le froid ! Faut s’y attendre à se genre de choses quand on va dans un festival !

  38. non : la preuve avec le paleo. Et pourtant la bas, on ne boit pas que de la biere. Mais les gens, meme bourrés, ne sont pas chiants. On appelle ca éducation en fait.

  39. Et y’a pas de photographe bourré en Suisse…

  40. Ah si y en avait un. Mais il est parisien. Comme quoi :)

  41. Je me trompe probablement, mais je pense que le soucis des accréditations trop nombreuses est dû principalement à l’interdiction faites aux particulier de prendre des photos.

    Du coup, un certain nombre d’entre eux tentent par tous les moyens (et j’en fais partie) d’obtenir une accréditation qu’ils ne méritent pas, et finissent même parfois par en obtenir une (idem, j’en fais encore partie). Je suppose que jerentre dans le groupe des gens “qui n’ont rien à faire dans la fosse” et que les pros doivent détester, pourtant je fais tout pour ne pas les gêner, quitte à ne prendre parfois aucune photo tellement il m’est impossible de me faire “petit”. A en juger par les regards, je dois vraiment avoir l’air d’un gros bouffon avec mon K20D et mon 70-200 2.8 de pauvre. ;) Quand je vois les full frames et les bazookas qui étaient de sortie, j’avais l’impression de prendre des photos avec un jetable…

    Enfin, les remarques sur les gens bourrés me font tout de même doucement rire, je suis étonné qu’il y ait encore en 2008 des gens que cela étonne… Ont-il seulement participé à des soirées étudiantes ?

    En même temps, quand je peux pas prendre de photos, je termine systématique raide moi aussi, c’est peut être pour ça que ça ne me choque pas :D (je suis Finistérien d’origine, ça doit certainement aider).

    Pour en revenir aux photos de Rod, elles sont fort réussies pour quelqu’un qui était peu motivé ;) Bravo.