Le HibOO

Louise Attaque

Faire une interview de Louise Attaque, c’est comme discuter voyage avec des amis. Des gens simples et disponibles. Le thé est sur la table, le groupe est au complet moins Gaetan, la pluie commence a tomber, Robin plaisante : « Vous les Normands, vous n’êtes pas dépaysés ! ». Le ton est donné.

Première visite ici ?

Oui, en revanche, nous étions déjà venus à Budapest il y a environ 5 ans pour une fête de la musique. Nous avions joué dans un bar et le lendemain sur une scène. Les deux étaient vraiment très bien ! La ville est très belle, nous avions beaucoup ri aussi, je me souviens que nous étions allés à une espèce de free party sur le bord d’une route, nous avions dansé et tout …

Vous êtes au cœur d’une tournée mondiale qui vous a emmené au Brésil, en Inde entre autre, quelles impressions ramenez-vous de ces périples ?

Nous avions envie de partir à l’étranger, et le moment était bien venu puisque nous avions une latence de plusieurs mois. Nous n’étions jamais partis aussi loin, nous avons découvert l’Inde, la Russie et l’Amérique centrale. C’était intéressant de se remettre à tourner de cette manière. La plupart de ces dates étaient organisées par l’AFA, ça veut dire euh… On ne sait jamais ce que ça veut dire en fait ! (Rires). En tout cas, c’est un organisme culturel français que l’on trouve à l’étranger. Nous sommes accueillis par les Alliances françaises, ça marche bien parce que ces gens là diffusent l’information à tous les gens qui s’intéressent à la langue française.

Devant combien de personnes jouiez-vous ?

Ca dépendait, entre 200 et plusieurs milliers, en Inde par exemple. Il y avait 3000 personnes à Quito, en Equateur par exemple. Ce n’était jamais la même chose, à Mexico, nous avons joué devant un public français, dans une salle normale, avec du matos normal, ça ressemblait à un concert que l’on aurait pu faire à Paris. A l’opposé, à Calcutta, en Inde, nous nous sommes produit dans une rue qui était spécialement fermée pour nous. Nous avons joué pour les gens qui habitaient cette rue. C’est terrible, on en revient changé, forcément…

Vous voilà connus du monde entier !

Nous aimons jouer de la musique, si on peut le faire à l’étranger, tant mieux. Nous aimons les voyages. Après, on ne fait pas de plan, on ne calcule rien en terme de reconnaissance, qu’elle soit mondiale ou autre.

Pourquoi avoir fait un break de quelques années, en montant des projets annexes comme Tarmac ?

Nous étions lessivés de tourner, on a donc décidé de faire un break, d’appuyer sur pause. Tout ce qu’il s’est passé après n’était pas spécialement prévu. Nous sommes tous revenus au sein de Louise Attaque avec un nouveau bagage, des nouvelles influences. Je ne sais pas ce qu’il adviendra des groupes formés entre temps, tout ça est en suspens. Tant que Louise existe, de toutes façons, les autres projets sont mis entre parenthèses.

Nous savons ce que nous ferons dans les six prochains mois, mais ensuite ? L’année prochaine, on n’en sait rien, encore moins dans dix ans. On espère continuer.

Retrouvez vous le même public qu’il y a quelques années ?

C’est encore un peu tôt pour le dire, pour le moment nous nous sommes produits dans les festivals, et ce n’est pas avec ce public qu’on peut s’en apercevoir. Je pense quand même que l’on touche une nouvelle génération, d’après ce que l’on a pu voir à l’étranger. Si nous avions le même public, ça veut dire que les gens auraient 30 ans, or là il y avait beaucoup de jeunes de 18 ans qui venaient nous voir. On le voit aussi sur les ventes d’album, puisque de nouvelles personnes achètent le premier de Louise. On touche maintenant un public assez large.

Tout cela doit plutôt vous rassurer en vue de la sortie du nouvel album, en Septembre…

Nous ne sommes ni inquiets, ni pas inquiets, l’important, c’est de voir sur scène si nous arrivons toujours à intéresser les gens. Nous nous faisons plaisir, et ça, ça justifie la sortie d’un album. Tant mieux si ça plaît, mais on le fait d’abord pour nous faire plaisir.

Vous semblez vivre au jour le jour, c’est un peu ça ?

Oui, tout à fait. On fait un métier précaire, ce n’est pas une activité où l’on peut planifier des choses. Nous savons ce que nous ferons dans les six prochains mois, mais ensuite ? L’année prochaine, on n’en sait rien, encore moins dans dix ans. On espère continuer. Si l’on table sur les progrès de la science, on estime aujourd’hui la durée de vie d’un groupe de rock à 90 ans ! (Rires). Certains font des plans de carrière, ce n’est pas notre cas.

L’actualité est chargée, puisque vous sortez l’album en Septembre et vous enchaînez avec une tournée française cette fois…

Oui, l’album sort début Septembre. Nous ferons ensuite une tournée des grandes salles. Il me semble que nous passerons par votre Normandie en fin d’année ou début d’année prochaine, ce devrait être au Zénith de Caen.

Vous avez mis le pied à l’étrier à pas mal de groupes, je pense à Mickey 3D par exemple, continuez vous dans cette logique de faire découvrir les talents ?

En ce qui concerne Mickey 3D, cela s’est fait de manière spontanée. En ce moment, on peut dire que nous sommes en position d’attente, on attend que la vie nous mette d’autres musiciens sur notre passage, comme cela nous était arrivé à Paris, lorsque nous avions organisé un petit festival. Il y a des gens avec qui nous aimerions jouer, et pourquoi pas les aider.

Qu’est ce que vous écoutez en ce moment ?

On kiffe énormément Gorillaz par exemple. Le deuxième vient de sortir, il est encore mieux que le premier !

Laisser un commentaire

Pour afficher un avatar / votre photo avec votre commentaire, inscrivez-vous sur www.gravatar.com

* = champ obligatoire