Le HibOO

Sziget, Day 2 - 11 Août 2005

Une journée qui a tenu toutes ses promesses. De la diversité, des découvertes, à coup sûr, le festival a véritablement pris son envol aujourd’hui. Une foule considérable peuple maintenant l’île. Comme le dit Stan, le chanteur de Matmatah, « on ne sait plus trop si c’est un festival ou un camping géant avec animations ! ».

La scène principale donne le ton de la journée avec quatre artistes de haute qualité. Ca débute avec un groupe venu de la Jamaïque : C’écile + TOK. Après Sean Paul, la Soul est encore à l’honneur. C’écile s’approprie la scène démesurée avec un naturel déconcertant.

C’est maintenant l’heure des interviews de la journée, on se faufile donc à l’arrière de la scène Wan2, histoire d’assister à la fin de la balance de Matmatah. Le groupe français nous accueillera dans sa loge et nous répond en toute décontraction. La horde de français (et les autres) les attend à 19h30.

Autre style, autre artiste, puisque nous rencontrons le chanteur du groupe Accept. C’est un Monsieur qui nous invite dans sa loge. La scène métal du festival a coutume de programmer les « vieilles gloires » du genre, Accept en fait partie. Udo est un petit bonhomme, on lui donnerait volontiers des petits surnoms, un passionné qui porte une réflexion profonde sur sa musique et son évolution, une rencontre marquante.

Sur le retour, on entend la voix de Natalie. Natalie Imbruglia bien sûr, les plus beaux yeux d’Australie. Elle se produit sur la scène principale pour la plus grande joie des milliers de fans présents. Il faut dire que le concert tient la route, c’est un véritable plaisir que d’écouter ses tubes « Torn » ou encore « Shiver ». A ranger au rayon « bonne surprise » donc.

Le concert suivant se situe sur la scène World et se sont les belges de Daau qui s’y collent. Quelle chance de pouvoir assister à des spectacles aussi variés, sur que l’on ne verrait pas de tels groupes chez nous tous les jours. Violons et accordéons donnent le rythme, la scène World est, comme d’habitude, le rendez vous des curiosités du monde.

Matmatah, on y arrive. La scène Wan2 se remplit peu à peu, on y trouve majoritairement des français bien sûr. Les drapeaux bretons aperçus la veille ont fait des petits. Il faut dire que le français est particulièrement chauvin ici, il ne manque pas une occasion de se montrer. Le concert commence, en ce qui concerne l’ambiance, on est au même degré de folie que le jour précédent pour les Têtes Raides. Lorsqu’on a vu Matmatah plusieurs fois en concert, il n’y a plus vraiment de surprises, mais la « ouache » est présente, ça marche à chaque fois. Tous les tubes y passent, de « l’apologie » à « au conditionnel ». Quelques chansons, puis, retour sur la scène principale pour retrouver ce qui constitue le meilleur de la scène hongroise, à savoir, Anima Sound System. Savoureux mélange d’électro et de rock, la formation magyar se produit ici chaque année et connaît à chaque fois un succès bien mérité. Ils s’améliorent vraiment d’une année sur l’autre, un très bon concert donc et surtout une première partie idéale pour le groupe qui leur succèdera : Underworld. Les britanniques, rois de la Drum n’ Bass, enflamment littéralement la grande scène. Un spectacle incroyable, mêlant images et sons, le devant de la scène se transforme en dancefloor géant. C’est efficace et terriblement bon. Les musiciens s’amusent avec des caméras infrarouges, un spectacle live à grande dimension. Le genre de chose qu’il faut absolument vivre. Et dire que Basement Jaxx, c’est pour demain. En parallèle, se déroulait le concert, que dis je, le show Accept. Nul besoin d’être fan de métal pour être porté par l’ambiance. Les allemands, qui ont 35 ans de scène derrière eux, dégagent quelque chose d’énorme, une forme d’assurance. Le talent est là, du très bon Heavy Metal.

La fin de journée se précise, ne reste qu’à visiter deux groupes, aux styles radicalement opposés. The International Noise Conspiracy d’un côté, du rock venu de Suède et les français de Kaloomé. Que dire sur la prestation de ces derniers … C’est sur la scène tzigane qu’ils évoluent, mais ils nous proposent plutôt un mélange de sons magnifiques. Un style qui tourne autour du Flamenco. Disposés en arc de cercle, les musiciens changent d’instrument à chaque morceau, un régal pour les yeux. La chanteuse et la violoniste sont tout simplement magnifiques. Sans aucun doute, le coup de cœur de la journée.

De mémoire, jamais la Party Arena n’avait été aussi bondée, la raison : L’américain Dj Rush s’y produisait. Du monde, à tel point qu’une douche de transpiration coulait du toit, pourtant haut perché ! Gros succès donc pour l’artiste venu de Chicago. On regrettera juste l’absence de décoration dans cette salle. C’est réellement ce qui faisait son fort l’an dernier.

Demain, on assistera à ce qui était « LE » concert du festival 2004, de l’avis de tous : Basement Jaxx !

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