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Made in Italy

Made in Italy, film de Stéphane Giusti avec Gilbert Melki, Amira Casar, Caterina Murino | Pyramide Distribution

Luca Morandi, 35 ans, est un jeune écrivain en mal d’inspiration, de succès et d’amour. Le voilà parvenu à l’âge adulte sans vraiment en être un, il lorgne toujours du côté d’une enfance bénie passée en Italie, auprès d’un père fantasque, éblouissant, comme un personnage de pays fantastique. Du moins le croit-il … Lorsque ce père, chirurgien esthétique à Turin, meurt brutalement, Luca part avec sa soeur Isabella pour les obsèques. Mais l’enterrement vire au cauchemar : veuves, demi-veuves, maîtresses, nouveau frères et soeurs, dettes à en perdre la tête, Italie “berlusconisée” … Luca redécouvre son pays d’enfance et un père mythique avec des yeux d’adulte. De la haine à l’amour, du ressentiment au pardon, Luca va redéfinir le sens de sa propre identité, de sa propre existence, réconcilier la France qui est en lui avec son Italie natale. En un mot, grandir, devenir enfin adulte. (Fiche Allociné)

La bande-annonce laissait presque espérer une comédie façon Almodovar, période récente (Volver). Malheureusement, l’heure et demi en compagnie du cabotin Gilbert Melki et de la sublime Caterina Murino jouant la cruche de service avec brio sera finalement un laborieux chemin traversant clichés, poncifs et dialogues très inégaux.

Made in Italy, film de Stéphane Giusti avec Gilbert Melki, Amira Casar, Caterina Murino | Pyramide Distribution

Il y a du très bon. Frôlant même avec le sublime. Ces passages bien vus font rire sans retenue possible ; Stéphane Giusti a sans équivoque possible le sens du rythme verbal, et l’univers qu’il dépeint n’est pas sans rappeler Vittorio Gassman (de très très loin, cependant). Le réalisateur s’est également entouré d’une belle galerie d’acteurs assez remarquables, mais finalement tous sous-exploités (si l’on excepte le duo Melki / Murino). Enfin, certains plans immiscés dans une réalisation conventionnelle sont de véritables délices visuels (cf. les 3 ex femmes parlant de leur défunt mari)

Il y a cependant du très mauvais. C’est-à-dire tous les autres moments qui n’appartiennent pas à la première catégorie. Malheureusement, ils représentent 90% du film. Il faut donc se manger de force des erreurs de mauvais goût qui cassent littéralement l’envie de regarder d’un seul bloc. Le summum étant atteint avec le final, à la fois ridicule et consensuel.

On sent bien que le réalisateur a fourmillé d’idées, qu’il a voulu mélanger les genres - l’intro comédie musicale qui n’amène à rien, comme si elle avait été ajoutée au reste de la production, sans succès cependant - mais n’a pas su en contre-partie garder une cohérence et une homogénéité qui auraient permis à Made in Italy d’être simplement bon, à défaut d’être savoureux. A éviter, finalement.

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