Stan - Matmatah

Les Matmatah nous accueille dans leur loge, juste après la balance. Le groupe est plutôt décontracté et nullement impressionné par ce qui les attend. C’est bien calé au fond de sa chaise que Stan, chanteur – guitariste du groupe nous répond.
Est-ce votre première visite ici ?
Oui, c’est la première fois que nous venons en Hongrie même, alors bien sûr, première fois que nous venons au Sziget. Je ne sais pas trop comment cela s’est passé, notre tourneur nous a proposé cette date ici, on en est plutôt content. Nous, à partir du moment où l’on peut voir un peu de pays, ça nous fait plaisir. On n’a pas encore eu l’occasion de faire le tour ici puisque nous étions en balance à peine arrivés. J’ai quand même vu énormément de tentes, à tel point que je me suis demandé si c’était un festival ou un camping avec animations ! C’est l’anarchie, ça a l’air vraiment sympa. J’espère que les français présents ici nous amèneront quelques hongrois lors du concert de ce soir !
Un petit mot sur votre actualité ?
Nous en sommes à une soixantaine de dates dans la tournée. Nous nous sommes accordé une dizaine de jours de vacances, le concert d’ici constitue un peu notre rentrée. Cette tournée ressemble à une colonie de vacances, on s’amuse beaucoup. On prépare aussi des choses en studio, mais on ne préfère pas encore en parler.
« Archi – Kramer » est sorti en Octobre 2004, avec le recul, comment l’album a-t-il été accueilli ?
C’est vrai que ça fait quelque temps maintenant. On peut dire que ça se passe bien.
Faire des concerts doit rester un plaisir, en ce qui nous concerne, dès que l’on ressent une certaine lassitude, on change quelques trucs et ça repart.
Il y a dans cet album une chanson que l’on entend sur toutes les radios et qui rencontre un franc succès lors des concerts, il s’agit de « au conditionnel », dans quel état d’esprit aviez vous composé cette chanson ?
Ca fait tellement longtemps ! Je ne m’en souviens plus trop. Cela fait maintenant deux ans. Si, en fait, tout est parti de la phrase du refrain. J’aime bien détourner des expressions idiomatiques, le reste est venu tout seul, naturellement. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas fait une chanson d’amour. Pour tout dire nous avons beaucoup de retour, des messages de personnes qui arrivent à concrétiser grâce à cette chanson ! Voilà, Matmatah se lance dans l’agence matrimoniale.
Pour vous avoir déjà vu en concert à plusieurs reprises, on peut dire que vous savez mettre le feu. Vous avez une recette ?
Pas vraiment de recette, sinon nous aurions publié un manuel ; Je Crois qu’il faut simplement être sincère et généreux avec les gens. On l’a déjà prouvé, lorsque l’on fait un concert, c’est avant tout pour s’amuser et en général, quand on s’amuse, les gens s’amusent aussi. Si tu arrives sur scène en tirant la gueule, c’est sûr que ce n’est pas gagné d’avance. Faire des concerts doit rester un plaisir, en ce qui nous concerne, dès que l’on ressent une certaine lassitude, on change quelques trucs et ça repart.