[Le Cercle] sun is risin’ au Glaz’Art

Le Glaz'Art profite de l’été (théorique, bien sûr…) pour se la jouer plein air, avec plage, marché de créateurs, et, ce qui nous intéresse bien plus, une scène pour des concerts !
- Date : 10.07.08
- Adresse : 7/15 porte de la Villette 75019 PARIS
- Téléphone : 01.40.36.55.65
- Web : www.glazart.com
Sliimy (web)
Venu de Lyon et/ou St-Etienne, Sliimy est un grand garçon dégingandé, qui chante pendant qu’un acolyte joue de la guitare acoustique, avec une voix très androgyne, voire totalement féminine… Cela oscille entre folk et pop, avec une fraîcheur certaine, et si ce style est loin d’être ma tasse de thé, on peut au moins lui accorder le mérite de l’originalité, même si le choix de la reprise (l’innommable scie mr. sandman !) n’est pas la plus grande réussite de la demi-heure… Pour entamer la soirée, c’est gentillet, et cela ne gâche pas les capacités auditives des spectateurs !
Liquid Architecture (web)
On double le nombre de membres du groupe lorsqu’on passe à Liquid Architecture, puisque le trio basse-guitare-batterie est emmené par une chanteuse dont la voix évoque celle de Franka, et qui a une forte tendance à être très expressive (en faire trop ?) sur scène… Côté musique, on est dans un rock assez 70’s, plutôt bien fait, mais dont on peut reprocher un manque flagrant de personnalité, puisque chaque morceau fait irrémédiablement penser à un tube archiconnu, la multiplication des riffs et des gimmicks pouvant finir par lasser, ou pour le moins cesser d’enthousiasmer ceux qui comme moi découvrent le groupe ce soir… Si vous ajoutez un invité dont le passage à la postérité se perdra dans l’anonymat de l’oubli d’une simple présentation, c’est une deuxième demi-heure qui continue l’échauffement très tranquillement, alors qu’au vu du vent on aurait bien besoin de s’exciter devant la scène !
Vismets (web)
Le trio belge Vismets serait assez classique (basse-batterie-guitare) si l’on omettait la présence sur scène de 4 claviers (j’ai bien dit quatre !), ce qui ne manque évidemment pas d’inquiéter, et on s’aperçoit très vite de la dichotomie créée par l’utilisation ou non des machines dans les titres joués : dans un cas c’est un rock d’une facture correcte, excitant par instants, dans l’autre cas ça frise très rapidement l’insupportable, l’appellation revendiquée de “rock baroque électro barré” n’évoquant que très peu les insupportables nappes synthétiques qui parsèment les 3/4 d’heure de set… On a connu pas mal de Belges bien plus inspirés !
Le Cercle (web)
A ce moment de la soirée, on peut se demander l’intérêt d’avoir passé 4 heures dans le froid, sous les gouttes, avec une programmation musicale guère enthousiasmante (on ne parle même pas du DJ !), mais dès que Le Cercle grimpe sur scène, on oublie toutes les récriminations ! Le quatuor, que l’on n’avait pas vu sur scène depuis plus de deux ans, s’appuie sur ses vieux morceaux (pas de nouveau titre…) qu’il maîtrise à la perfection, et son rock’n'roll incisif et sombre sans ostentation emporte les spectateurs dans un univers proche de tout ce que l’on aime, mais sans rien copier, piochant ici ou là dans le punk, frisant le métal, écorchant le post-punk, sans se prendre la tête le moins du monde, il n’est qu’à voir les têtes de chacun sur scène pour comprendre le plaisir que le groupe a à jouer ensemble ! De l’énergie intelligente, de la distorsion sans démonstration, du rythme sans putasserie, de la vie pendant (seulement…) 50 minutes, tout cela pour n’aboutir qu’à une unique question : comment tant de rockers peuvent-ils ignorer Le Cercle sans soupçonner la claque que ce super-groupe peut coller à son public ? On ne peut que se désespérer de ce quasi-anonymat !