The Island

Au milieu du XXIe siècle, dans un espace confiné, dit utopique, Lincoln Six-Echo décide d’aller dans le seul endroit encore libre du monde, The Island. alheureusement, il découvre que toute sa vie est un mensonge et que l’on souhaite sa mort. Avec une jeune femme partageant sa cause, Jordan Two-Delta, il va fuire à ses risques et périls.
Michael Bay est capable du meilleur (The Rock) comme du pire (Armageddon). Dans tous les cas, les scénarii sont légers. Alors s’imaginer ce réalisateur fan de l’image spectaculaire prendre sa caméra pour un film d’anticipation, on se dit qu’il a forcément avalé la pilule rouge. Malgré une réalisation incroyable, un casting de rêve, ce film est le plagiat conforme d’une vieille série que les vieux de la vieille (comme moi), ont pu connaître : l’Age de Cristal. On y a crû.
Epileptiques s’abstenir !!! Michael Bay va vous donner des sensations dignes du Space Mountain : la caméra bouge dans tous les sens, est souvent confuse, mais que c’est bon !!! Les courses poursuites sont succulentes (petit clin d’oeil à Matrix et Star Wars), l’univers futuriste très bien réalisé (et qui ne pourrait exister visiblement sans Microsoft), le duo Johansson / Mc Gregor est parfait, Sean Bean est toujours aussi charismatique (Boromir !) et l’ambiance sonore (des rythmiques technoïdo-métallisées) colle parfaitement au ryhtme fulgurant de la projection. Ajoutons à celà des plans photos de toute beauté, des designs de véhicules alléchants, et on se dit que The Island a le même potentiel que Minority Report ou I-Robot pour être le film d’anticipation de l’été. Et bien non.
Si le rythme est parfaitement maîtrisé, Bay se sent obligé de faire dans la surenchère d’effets : certaines scènes auraient pu se suffire sans avoir cette envie d’ajouter des tonnes d’explosions spectaculaires. Par ailleurs, et ceci est le reproche principal, on ne pouvait croire qu’après Pearl Harbor ou Armaggedon, le réalisateur du film d’action par excellence soit touché par la grâce céleste pour pondre un scénario aussi haletant : en effet, la trame principale a été entièrement inspirée par une superbe série de la fin des années 70, l’Age de Cristal ( http://sfstory.free.fr/films/agedecristal.html ), où les similitudes sont plus qu’évidentes.
Toutefois, on ne peut nier que The Island est un divertissement de très bonne facture. Les pseudo-puristes qui crient à l’excès de publicité devraient revisionner 28 jours plus tard, Matrix, Le 5e Elément, I-Robot et Minority Report avant de crier au scandale. Car 2 mn de publicité ne peuvent gâcher, en aucun cas, 2h de spectacle bien ficelé. En revanche, le plagiat d’une histoire, bien plus. Dommage.