[the B-52's] strobe light au Bataclan

Réunion d’anciens ce soir au Bataclan, où la moyenne d’âge du groupe sur scène ne doit guère dépasser de beaucoup celle du public, et alors qu’on annonce un concert complet, on ne se sent pas forcément oppressé dans la fosse, hormis par la chaleur, qui déshydratera et assoiffera tout un chacun, ce qui est sans doute le but des organisateurs…
- Date : 18.07.08
- Adresse : 50 boulevard Voltaire 75011 Paris
- Téléphone : 01.43.14.00.30
- Web : www.le-bataclan.com
Après une absence de première partie (certains ont parlé d’un DJ, mais nul signe ostentatoire n’aura confirmé cette assertion…), et une attente rendue énervante par la température toujours croissante, nos Athéniens préférés arrivent sur scène, les 3 musiciens d’appoint (basse, batterie et claviers/guitare) bien à l’abri derrière les 4 membres originaux de the B-52’s, qui se retrouvent alignés sur le devant de la scène, pour le plus grand plaisir de leurs fans… Bien sûr, les années ont passé, les visages commencent à se flétrir quelque peu, les silhouettes s’empâtent, mais on reconnaît dès le premier morceau les incomparables et inimitables voix des deux chanteuses Kate et Cindy et du chanteur Fred, pendant que le guitariste Keith conserve également un son de guitare très caractéristique ! Et pourtant, ce premier titre pump est tout nouveau, comme une demi-douzaine d’autres tirés du “funplex” sorti cette année (ultraviolet, keep this party going, juliet of the spirits, funplex, hot corner, love in the year 3000), mais on reconnaît illico la marque de fabrique des Géorgiens, et si tous ces morceaux ne sont pas d’un niveau égal, certains ne sont pas loin de se fondre parmi les tubes qui constituent le reste du répertoire du set… Si certains albums sont totalement oubliés (”good stuff”, “bouncing off the satellites”, “whammy”), les vieilleries qui s’intercalent entre les chansons puînées touchent toute la décennie 1979-1989, avec mesopotamia pour entamer les hostilités, et par la suite on va de give me back my man à love shack, en passant par private idaho, un très sale et réussi strobe light, roam pour calmer un peu, party out of bounds pour remettre le moteur en route… Tous ces morceaux sont exécutés à la perfection, les voix étant restées étonnamment au même niveau au fil des années, et si les orchestrations ont évolué, c’est plutôt un bon signe qui prouve que le groupe ne se repose pas sur ses lauriers !
Le temps de sortir de scène, de laisser les spectateurs s’égosiller quelques secondes, et revoilà le groupe pour l’immanquable planet claire, sur lequel Kate vocalise à la perfection, suivi par un rock lobster hyper-énervé qui laisse tout le monde pantois ! Et, histoire de ne pas nous laisser sur cette impression excellente mais rock’n'roll (la tonalité du concert sera globalement plus rock que dance, il faut bien le dire !), un deuxième rappel nous offre channel z en guise de bouquet final, et au bout de 90 minutes de musique nous pouvons tenter de sortir de la salle surchauffée, sans s’arrêter au merchandising aux tarifs bien trop élevés pour envisager de s’acheter quoi que ce soit en sus… Les sycophantes pourront hurler à l’absence de prise de risque dans la set-list, ou à un manque de folie sur scène, il reste que ce concert restera un très bon souvenir pour moi, correspondant à ce que j’espérais de la soirée, ce qui n’est pas rien ! www.myspace.com/theb52s