Le HibOO

Paleo Festival 2008 : 2/6 ( … And Justice for All, ou mon cul c’est du poulet)

Nyon, Suisse : Photos, Concerts, Festivals : Paleo Festival 2008 - 23 juillet 2008 (Photo : Micky Green)

Paleo, acte 2. La chaleur est désormais insoutenable, les festivaliers remplissent au maximum le site, et une certaine Chantal m’alpague à peine arrive à l’espace presse. La raison ? Je ne suis ni en agence, ni ne bosse pour un magazine, ni un vétéran … du coup, on me demande expressément de décoller l’étiquette me permettant d’accéder à la grande scène. Youpi tralala, tsouin tsouin. Les pros en profitent pour me faire la morale, comme quoi c’est normal, je n’ai pas de carte de presse et tout. Ah il sont beaux les pros ; et avec de tels discours de vieux réacs qui n’ont pas vu venir le web, j’espère ne jamais devenir comme eux. Sinon, vous avez l’autorisation de me flinguer. A part ce léger détail. Bah … c’était une fois de plus une superbe journée. Avec Justice et Mika qui ont tout pulverisé.

Inutile de revenir donc sur mon coup de gueule, mais il est vrai que ce discours de dinosaure concernant la photo de concert devient à la longue exaspérant, surtout quand il est pleinement injustifié. Cette entave a quelque peu entâché mon début de journée, j’ai eu du mal à entrer dans le festival. Mais c’était sans compter mes potos photographes pas connards (il y en a), et les festivaliers : faire la gueule lorsque tout le monde a la sourire aux lèvres … let’s go !

The Raveonettes

Il paraîtrait, selon les plus grands magazines pensants du monde - donc Paris - que The Raveonettes est un groupe extraordinaire, inventif et tout et tout … il se peut que suite à mon pass limité, cela a provoqué une faille spatio-temporelle, mais si The Raveonettes est considéré comme un groupe énorme, autant ériger Christophe Maé à la même enseigne - et pour celles qui aimeraient le clone de De Palmas en moins bien, vous pouvez opter pour d’autres artistes : Dorothée, Chantal Goya ou encore Stanislas. On retiendra surtout une chanteuse superbe, d’une beauté froide intense, avec de faux airs à la Kirsten Dunst. Mais de là à faire un bon groupe … sans doute pour les bobos parisiens, pour le reste de l’univers. That’s the question. Heureusement, malgré ses petites baisses de régime musical - il en faut pour tous les goûts, même les plus douteux et les moins exigeants - le Paleo offrira au cours de ce 23 juillet une myriade de moments musicaux exceptionnels.

Siba e a Fuloresta (web)

Avec mes amis lépreux de la photo - c’est à dire ceux qui comme moi ne sont plus considérés comme des photographes - nous entamons un périple vers le Dôme, la scène la plus excentrée du festival, qui ne m’avait permis l’an dernier de couvrir quelque concert que ce soit. Grâce à la platitude du set des Raveonettes, Siba e a Fuloresta peut être considéré comme le premier rayon de soleil musical de la journée. Le big bang est constitué d’êtres tous plus charismatiques les uns que les autres, principalement constitués de cuivres et de percussions. Forcément, l’instinct reprend le dessus sur la critique, et il est impossible de ne pas sentir ces rythmes endiablés traverser son corps, qui devient impossible à contrôler. Cette année, le Dôme est placé sous le signe du Brésil, et il semblerait malheureusement que l’engouement ne soit pas aussi exceptionnel que l’année précédente (le chapiteau était semi-vide) : peut-être que les musiques orientales ont un public plus large. Il sera par ailleurs intéressant de consacrer un article - si on a le temps - sur tout ce que l’équipe du festival a développé autour de ce pays, qui va bien au delà des concerts du Dôme (je pense notamment aux conférences sur les dangers de la déforestation, la dégustation des insectes grillés … qu’il va falloir que je teste, sait-on jamais, si un jour je veux faire Kho Lanta …). Egarement mis à part, si un jour vous entendez parler de Siba e a Fuloresta, foncez les voir ; rien que voir gesticuler le frontman cabotin Siba Veloso mérite le détour.

I’m from Barcelona (web)

L’impossibilité de prendre des photos de la grande scène n’implique pas le fait de ne pas pouvoir assister au concert. Et manquer I’m from Barcelona, c’est manquer tout simplement l’un des 10 meilleurs groupes lives au monde. Bien sûr, la bande qui joue de la musique suédoise avec un nom rappelant un pays méditerranéen ne brille pas forcément niveau composition - bien que toutes les chansons deviennent sublimes en live pour faire la fête : rythmes catchy, riffs accrocheurs et choeurs “nordiques” inside ; en revanche, cette formation oscillant entre 10 et 20 individus (en fonction des dispos de chacun) est une véritable auberge espagnole sur scène : on ne sait pas vraiment qui fait quoi, c’est très souvent bordélique sur le plan visuel, mais cette euphorie contagieuse se transmet à l’ensemble de l’auditoire. Et puis … et puis Emanuel Lundgren : celui la-même qui renvoie Howlin de The Hives, Cali ou encore Mathias Malzieu de Dionysos au rang de petits joueurs de playmobil. En cette année 2008, et comme l’avait pu préciser Alain lors du Rock dans Tous Ses Etats, ce dernier a décidé de se lancer dans la foule avec son petit bateau gonflable. Aucune photo pour vous montrer cela. Mais je doute en fait que quelque photo que ce soit ne puisse un jour reproduire fidèlement la folie collective qui émane d’un tel show.

Nneka ([http://www.myspace.com/nneka])

Elle est sublime. Elle est engagée. Elle est hypnotique. Elle est magique. Nneka méduse le Club Tent grâce à sa voix, sa présence, mais surtout grâce à des compositions d’une originalité foudroyante, mêlant symbiotiquement groove, jazz, reggae, hip-hop. De la World music à l’état pur, un melting pot de couleurs musicales, un véritable déluge de démonstration technique, sans sombrer une seule fois dans le pompeux. Oui, il existe encore des artistes qui inventent et surprennent. Le public est aux anges, le Club Tent est rempli à raz-bord - le record sera néanmoins atteint avec Micky Green. Nneka est une artiste à déguster sans modération. Et on ne la remerciera jamais assez pour avoir créée l’un des meilleurs refrains avec Heartbeat.

Goose (web)

On ne va pas y aller par quatre chemins : Goose, ça tue. Et puis c’est tout. 3 synthés, un batteur, des postures de rock stars anglaises (bien que belges), des compos à la Cassius - sans le côté instrus et choriste, des riffs assassins aux relents Justiciens, une ambiance du tonnerre dans le public - forcément très féminin et très jeune, electro oblige, et l’on obtient sans doute l’un des concerts les plus énormes de la journée. Bien sûr, ces souvenirs seront pulvérisés sur place avec le set tonitruant de Gaspard et Xavier sur la Grande Scène, mais quand même. Goose, ça tue. Et puis c’est tout.

Patrick Watson (web)

Ce 23 juillet aura été profondément marquée par les “buzzés Inrocks”, et Patrick Watson, que je n’avais jamais encore vu - et le fait qu’un artiste soit érigé en génie d’un genre dans la presse écrite ne provoque aucune envie de découvrir, et il s’avère qu’à 90%, il s’agit quand même de la bonne branlette foutage de gueule, m’a tout simplement détruit sur place. Oh certes, il s’est créée un personnage. Certes, il surjoue énormément ce côté “je suis dans les nuages, je vis dans mon univers, je me sens donc obligé de grimacer comme un petit bonobo”. Mais alors musicalement, on est dans le very very high level. Notamment sur les titres interprétés au clavier / piano. D’une richesse harmonique aussi délicieuse que rare. Souvent mélancolique, quelque fois lugubre, toujours réhaussé d’accords majeurs audacieux et surprenants, ce touche à tout qui aime se sampler la voix dès qu’il en a l’occasion est tout simplement exceptionnel. Il faut aimer les longues tirades instrumentales pinkfloydiennes - c’est à dire des chansons écrites comme des histoires, avec un temps relativement long par rapport à une chanson classique pour installer le décor - et ça tombe bien, je suis du genre à raffoler. Bref, ce sera avec Nneka LA claque du Club Tent - qui comme l’an passé s’avère être la meilleure scène avec le chapitau.

Justice (web)

Autant le dire, si deux artistes étaient fortement attendus, il s’agissait bien de Mika et de Justice. Deux grosses pointures internationales, calibrées “pour les jeunes” (beaucoup de jolies filles, au passage). Avec Hervé, un autre pestiféré de la photo, on décide alors de vivre le concert de l’intérieur : c’est-à-dire en plein milieu du public. Et comment vous expliquer assez basiquement ce qui s’est produit … on s’est retrouvé dans une sorte d’orgie festive, avec des milliers de bras levés, quasiment tous armés de portables et compacts - génération oblige, des cris dans tous les sens. Moi qui pensait avoir vécu le moment fou et fort de la journée avec I’m from Barcelona … Justice, c’est plus fort que toi - et dieu sait pourtant qu’il n’y a rien à voir, Xavier et Gaspard ne regardant que peu ou prou autre chose que leurs platines (? je ne sais même pas s’ils jouent avec des CD, ordi, vinyles …). On appréciera, vu de loin, l’extraordinaire travail réalisé au niveau des lights, et l’ambiance qui s’en dégageait. Dès lors l’on se pose LA question du jour : pourquoi ne pas avoir fait jouer Justice à la place de Mika et réciproquement ? Cela aurait été plus judicieux - car des lights aussi magnifiques à 21h, autant le dire, c’est du gâchis ; par ailleurs, un DJ set et / ou apparenté en fin de soirée, comme proposé le vendredi avec Missil et Yelle est à mon sens le meilleur moyen pour tenir le public jusqu’au bout de la nuit.

Micky Green (web)

Choix cornélien et sans appel : qui voir entre Bonde Do Role (déjà vu et fortement apprécié au Festival des Inrocks 2007), Girls in Hawaii (déjà vu et fortement apprécié à l’Olympia) et Micky Green (dont je n’aime absolument rien sur le plan musical, mais qui possède une plastique on ne peut plus parfaite) ? Mon instinct primaire d’homo sapiens sapiens m’emmenera une fois de plus au Club Tent voir la jolie blonde au sourire ravageur. Et comme 80% des photographes sont des hommes régis par les mêmes instincts bestiaires que moi, nous nous retrouvons donc avec les vrais pros du métier entassés dans le petit crash barrière. Et bien sûr quand la sublime et divine Micky entre sur scène à 22h30 pétantes, tous les regards du public et tous les objectifs sont fixés et rivés sur elle. Bien que n’étant pas fan, l’alliage auditif et visuel de son concert fera en sorte que je ne trouverai pas ça déplaisant. Elle s’amuse, elle virevolte, elle semble prendre son pied … et cela suffit amplement pour adhérer au truc, comme on adhère à une musique de supermarché. A noter la singularité de cette prestation : la capacité d’accueil du Club Tent a été balayée : Micky Green aurait dû jouer au Chapiteau. En lieu et place de Girls in Hawaii, qui se trouva d’ailleurs fort dépourvu, lorsque la Micky fut venue. Puisque le Chapiteau se retrouva pour la première fois à moitié vide / à moitié rempli (à choisir, le résultat étant le même : Micky Green était LA star de 22h30).

Mika (web)

Je vais être franc, je n’ai rien vu du concert de Mika. J’ai en revanche entendu, et c’était de la folie. Hormis l’an dernier avec Gad Elmaleh, je n’ai jamais ressenti une telle vibration forte de la part du public suisse. On entendait les hurlements d’euphorie et de joie jusque dans l’espace presse. Les échos reccueillis m’ont fait part d’un mec incroyable sur scène - ça je le savais déjà - qui a mis le feu dès son entrée sur scène. Pour ma part, toujours privé de photo de grande scène, je déambule à l’espace presse, où je tombe sur une interview très intéressante de Micky Green pour TSR (enfin, je crois) … je sors mon objectif, elle me regarde, m’offre un sourire magnifique. Un instant de 1 seconde, qui a annihilé les quelques redondances négatives ressenties le long de la journée. Je m’estime gagnant au change, finalement : merci de ne pas m’avoir permis de couvrir Mika (même si mon cul, ce n’est toujours pas du poulet).

18 commentaires

  1. un très beau portrait qui rattrape la bêtise…

    mais je me pose une question.
    lorsqu’un artiste demande que les photographes stoppent après 4 morceaux, les sécus doivent surveiller le public? car il y en avait plus de 3 qui ont continué avec Patrick Watson par exemple.

  2. Oh mon dieu, mais elle est nue Micky !! Je veux bien qu’elle te fasse des sourires rien que pour toi, mais qu’elle s’habille nom d’une pipe !

    Sinon pour les photos, c’est assez terrible de voir qu’on te donne un droit et que le lendemain on te sermone et qu’on te l’enleve ..
    T’aurais pas encore fait marcher ton “sale caractère de merde” (c) avec les services de la presse ? :) Cela dit ca va être l’occasion de dire merci à ceux qui t’ont enlevé ce droit car tu vas pouvoir voir plein de trucs mieux !

  3. Quelle bande de boulets…

    big up Rod !

  4. En tout cas j’espère que tu vas dire que ce n’est finalement pas le plus beau festival du monde .. un festival qui se moque à ce point d’un media web .. bof

  5. Désolé pour toi, et c’est navrant pour nous… Les organisateurs devraient se rendre compte que les bonnes photos accessibles au public sont faites par des personnes comme toi et pas forcément les photographes de presse qui n’ont pas toujours leurs résultats publiés dans la presse.
    Les organisateurs devraient te considérer comme un vrai média. J’imagine que le Paléo doit réunir tous les photographes de presse suisse, ce qui créé une certaine concurrence……

  6. Ho les gros boulets !!!
    “Tes images ne seront pas vendues alors il faut laisser place.” ):

    Entre une image sur un site comme le-hiboo ou sur flickR et une image sur un vulgaire canard régional (ou national) imprimer en 10×15 (et encore) je préfère nettement le web.

    Je ne connais pas le public du Paleo mais vu la prog je pense que ce n’est pas, en majorité un public qui va acheté le journal. (Ramasser Metro ou 20minutes pour faire plaisir au mieux)
    Mais plus traîner sur le web pour trouver des photos.

    Quand aux “Pro” qui justifie leur droit de travailler avec leur carte de presse, et qui font la moral, il faudrait leur reparler de leur début, voir si ils avait une carte de presse…

    Je me demande où l’on va.
    Peut être que prochainement l’achat de reflex numérique sera réservé uniquement au professionnel. Ou encore le droit d’obtenir une accréditation deviendra payant…

  7. Patriiiiiiiiiiiiiiiiiiiick

    Le Hiboo vaincra :)

  8. En tout cas c’est clair, ils ne veulent pas de photographes mais des journalistes, ok, on comprend que l’intérêt du festival ne se juge que par le nombre de publications et pas par la qualité des photos.
    (quoique s’ils comprenaient ce qu’est un site web comme le hiboo, en terme de visibilité et surtout de qualité du contenu ET des lecteurs, ils changeraient peut être de critères…rêvons…)

    Quand on voit le résultat des photos (comme sur http://www.lematin.ch par exemple), il y a de quoi se pisser dessus de rire :)
    Mais que les journalistes apprennent la photo avant d’avoir leur carte de presse ou qu’ils arrêtent de faire des photos !

  9. C’est justement ça le problème, ils ont fait leur école de journalisme (ou pas) mais en ce qui concerne la photo certains sont à la ramasse

  10. Il y a aussi de très bon photographes de presse, mais ils n’ont pas la possibilité de choisir leurs photo et c’est pas leurs meilleures photos qui son sélectionnées.

    J’ai relayé ta mésaventure sur un blog de la TDG (Tribune de Genève) http://photo.blog.tdg.ch/

  11. “c’est pas leurs meilleures photos qui son sélectionnées.” Les photos que j’ai vues publiées sur certains médias mainstream, je les auraient effacées de ma carte mémoire avant de les montrer à qui que ce soit :)

  12. Ca s’est arrangé :) Recit demain : mais Lionel, t’es mechant :)

  13. J’ai vu le commentaire d’Athos sur le site de la TdG (coucou à lui, au passage). Et je trouve ça pas bonnard du tout, comme mésaventure. Mais il faut être patient: pour l’heure, les blogs ne se “valent” pas tous et il faut laisser le temps aux responsables médias des gros événements (ceux où beaucoup de gens rêvent d’être) de trouver le moyen de déterminer à qui donner ou non une accréditation. Malgré ma carte de presse (oui, je fais partie des gros nuls qui ne savent qu’écrire mais qui font “clic” comme ils peuvent sur le bouton de l’appareil photo lorsqu’il s’agit de mettre un carré de couleurs toutes les vingt notes sur un blog), j’ai l’immense défaut de vouloir rester honnête et de ne pas abuser: j’avais demandé une accréditation pour mon blog à une manche du Trophée Andros et elle m’a été refusée. Mais je ne voulais pas mentir en m’annonçant pour un journal alors que c’était faux. J’avais trouvé ce refus idiot… (pour les 20 euros qu’ils ont encaissé pour mon ticket d’entrée…). Mais je pense qu’il faut aussi prendre en compte leur point de vue: ils ne peuvent pas accréditer toute la blogosphère. Et, du reste, certains événements qui reçoivent des centaines de demandes n’accréditent pas les “petits” journaux, par exemple. Alors, patience, patience. :-) Et la qualité de ton travail finira par payer, à tous les niveaux!

  14. J’espère que moins que je fais parti des photos pas connards :D

  15. ben je comprends que tu aies eu les nerfs suite à une telle mésaventure.
    J’espère que les choses changeront rapidement!

    Par contre moi Justice, j’avoue je comprends pas.

    j’ai vécu ça comme toi, de l’intérieur aux voix du Gaou.
    A part faire retomber l’ambiance systématiquement de leur plein gré dès qu’ils arrivaient à capter un tant soit peu l’énnergie du public par des enchainement merdiques, et massacrer l’une de leur chanson la plus onnue, ils n’ont pas réussi grand chose.
    En plus ils passaient après un set totalement volcanique de Birdy Nam Nam, autant dire qu’ils ont pris une claque et sont partis sous quelques sifflets.

    Quand aux lumières, moi j’ai vu ça en pleine nuit puisqu’ils passaient en dernier…et là encore c’était gravement pourri.
    Un mur d’amplis qui s’allument c’est pas ce que j’appelle le comble de l’originalité.

    Là encore les birdy avec leur install les ont fait passer pour des débutants.

  16. Hello
    j’ai suivi la “dispute” avec les pros en salle de presse (j’étais derrière toi), vraiment lourd les mecs (eux hein, pas toi) !
    C’est quoi cette histoire avec Libération ?

  17. Ouhou, y’en a des copains qui passent ici :)

  18. Incroyable de constater l’ignardise de certains responsables médias. A croire que les types sont tous hypnotisés par la presse et ne voient pas les opportunités offertes par le web, tant pour la réputation que pour la promotion de leur(s) festival(aux). Des specimens de ce genre j’en ai croisé beaucoup, un peu partout.

    Combien de fois j’ai eu l’occasion de devoir dire, répéter et me battre pour expliquer tout un tas de trucs à des gens qui de toute façon ne comprennent rien à tout et son contraire. Ils confondent tout, tout le temps et c’est bien dommage. Ils manquent d’inititative et s’enferment dans leurs certitudes passéistes.

    Quand aux “vieux réacs” je pense que ce n’était pas faux de dire que nombre de pros se sentent menacés par l’avènement des prises de vues numériques. Ils sont menacés dans leur traditionnel royaume, alors ils protestent…

    Plus en rapport avec notre expérience, voici un exemple de réalisation video 360° que nous avons réalisé lors du Festival de Cannes 2008, malgré les réticences du service des accréditations:
    http://www.virtualvisit.tv/360/Cannes2008
    Comme quoi on peut finalement réaliser de belles choses, avec un peu d’obstination.

    Mais bon, n’oublions pas que là-dedans le but c’est aussi de prendre du plaisir autant que possible, de joindre l’utile à l’agréable. Courage pour l’an prochain ;)

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