Le HibOO

Le Transporteur II

A Miami pour dépanner un ami en vacances, Frank Martin doit conduire un enfant à l’école pendant quelques jours. Mais parce que le père du petit est désormais responsable de la lutte antidrogue, il va se retrouver malgré lui impliqué dans un incroyable complot…

Alors que le premier épisode peut se vanter d’être un film d’action très réussi, notamment au niveau esthétique, le deuxième épisode, signé des mains même de Besson, est une farce. Oui il n’y a pas d’autres mots. Une farce. Du moins il faut être aussi futé qu’un opposum pour voir une voiture voler de murs en murs, un avion de synthèse danser la polka, ou des combats qui sonnent très “Agent Smith”. Bref évitez ce navet !

Le début donne le ton : on assiste à un remake … rectification, plagiat du premier épisode : une jolie caisse, un mec qui en jette, une course poursuite, de la baston. Non vous ne rêvez pas, c’est à peu de choses près la même trame que le Transporteur premier du nom. Ceci dit, ce nouveau volet nous apporte des innovations intéressantes : des prises de vue surréalistes (où même l’univers Matrixien, contrôlé par une machine, fait pâle figure à côté des prouesses de Jason Statham), une BO insupportable et mal amenée, des clins d’oeil à répétition du premier épisode. Si nombreux qu’on se demande même si on n’a pas droit à une deuxième version du premier épisode. Pourtant les combats sont toujours aussi jouissifs, les moments “drôles” notamment avec la présence de François Berleand, font mouche. Mais le spectateur se retrouve affublé de clichés et poncifs du genre si énormes qu’on se demande si on ne se moque pas de nous. Tout y est : la méchante SM, le méchant sans cervelle et à la musculature titanesque, les sbires incapables à 20 de tuer un homme, des balles qui perforent tout, sauf une porte en bois … on vous a prévenu : c’est la totale !!!

S’ajoute à cela des scènes très mal réalisées dès qu’il s’agit de simuler une certaine réalité, une musique assez lourde (déjà dit, mais c’est pour vous faire comprendre la pesanteur de la “musique”), des plans nerveux mais n’ayant pas la même puissance que le premier épisode. Reste alors à se délecter des deux créatures que le film nous offre : certains préféreront la douceur exquise d’Amber Valletta (vue dans Hitch), et d’autres préféreront le côté très sexy / sexuel de Kate Nauta et ses airs d’une certaine Milla …

Ce film qui se veut sérieux est une parodie involontaire du genre. Imaginez-vous Rambo avec un humour Mr Bean : vous avez compris, il y a des genres qu’il ne faut pas mélanger.

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