Le HibOO

Paleo Festival 2008 : 3/6 (Apologizes, new friends for the life, Heavy Dreaming with Brisa Roché, Awesome Firewater)

Nyon, Suisse : Photos, Concerts, Festivals : Paleo Festival 2008 - 23 juillet 2008 (Photo : Brisa Roché)

Le Paléo, ça vous change un homme aigri au caractère de merde en véritable gosse naïf qui se plait à être encore surpris pour un rien. Après les “déboires” d’hier, résolus entre temps, ce 24 juillet accueillait un public fabuleux encore plus cool que les 2 jours précédents : et pour cause, aujourd’hui, le reggae est à l’honneur. Et moi qui ne suis pas du tout friand de ce style musical (et c’est peu dire), je dois me rendre à l’évidence : on tient ici, pour l’instant, la meilleure journée.

Tout avait démarré pour le mieux. Après une discussion de mise au point avec Chantal, nous pensions que la vie de Bisounours telle que nous l’avions vécu l’an passé allait enfin pouvoir recommencer (petite précision, puisqu’on me l’a demandé par email : non je ne suis pas atteint par le syndrome Delonien, je suis accompagné, ce qui implique une conjugaison à la première personne du pluriel. Voila). C’était sans compter sur mes amis parisiens qui n’ont pas forcément vu d’un bon oeil que je sois de retour parmi eux, en ces temps décisifs (si cette phrase vous paraît complètement aware, c’est qu’il y ait de fortes chances que vous n’ayiez pas vu le Seigneur des Anneaux : vite fait, après sa “mort” contre le Balrog, Gandalf le Gris revient en Gandalf le Grand, plus fort que jamais. Aparté terminé) : l’un d’entre eux, que l’on nommera LM, Celebrity & fashion portraits (c’est ce qui est indiqué sur son MySpace) a cru bon de copier/coller partiellement mon article en occultant la morale de l’histoire afin de faire comprendre qu’un mec comme moi, de retour à la Grande Scène, et qui plus est ayant la possibilité de couvrir Manu Chao - liste super restrictive - c’était un peu la mort du métier de photographe de concert professionnel (sachant que : je suis déjà à l’origine de la disparition des dinosaures, de l’extinction des dodos et j’ai inventé l’ébola, et que mon nouveau passe-temps, c’est de tuer les photographes de concert). Mais qu’importe, le super sayan qui sommeille en moi (chacun ses fantasmes, hein) ne rentrera pas dans le cycle du “c’est pas moi c’est lui”, et ce ne sont quand même pas une poignée d’individus qui vont faire le poids face au plaisir immense de me retrouver à Nyon (ceci dit, Eric, je suis en tout point d’accord avec tout ce que tu as pu dire).

Parallèlement, cette journée du 24 juillet me laissait quelque peu circonspect, et pour cause : le reggae et moi, ça fait un peu 14. Pour être franc, hormis Manu Chao - qui m’avait impressionné comme pas possible à Bercy, Brisa Roché - dont je suis follement amoureux (oui, encore une) depuis Massy, et Tiken Jah Fakoly pour ses textes ravageusement engagés, rien n’était susceptible de m’intéresser, tant ce style musical me donne l’impression que depuis Marley, les accords se suivent et se ressemblent. Et bien, le plus réfractaire des réfractaires qui écrit actuellement ces lignes n’a pas arrêté d’être bluffé à chaque concert. Avec de réelles bonnes surprises, notamment les monstrueux Moonraisers et les incroyables - et le mot est faible, et c’est à ce moment précis que je me dis que la photo est vraiment has been comparée à la vidéo pour pouvoir faire découvrir un artiste - Firewater, véritables magiciens transformant le reggae en un style complètement nouveau. Sur ce, après ce léger tour d’horizon, entrons dans l’univers Paléo.

The Dodoz (web)

Comme j’ai pu le préciser précédemment, le reggae et assimilé étaient vraiment à l’honneur : les têtes d’affiches principales (Grande Scène + Chapiteau), représentant entre 30 et 50% de la programmation journalière, étaient dédié à cet univers particulier. Aussi, lorsqu’en ce 24 juillet, je vis The Dodoz (petit groupe rock indie from Toulouse) et Brisa Roché (hippie intemporelle divinement belle mais à 3000 lieux du style musical prédominant), j’y ai vu comme une sorte d’incohérence. De toutes les personnes que j’ai croisées - oh c’est bien loin d’être représentatif, puisque ces dits homo sapiens sapiens ont été alpagués pour que je leur vole le temps d’une seconde leur image, à peine une petite cinquantaine donc), tous ont répondu, tel un choeur chantant à l’unisson un psaume grégorien, qu’ils venaient pour - dans le désordre en fonction des autochones - Manu Chao, Tiken Jah et Dub Inc. Un public habitué donc à une certaine sonorité, se reconnaissant dans une forme de communauté - il suffit de se rendre sur le forum de Manu Chao pour comprendre cette notion qui dépasse l’entendement. Dès lors, c’est en partant de ce constat que l’on retrouve à peine une petite cinquantaine d’individus - voire centaine au grand maximum - lors du début du set du quator. Le public est pour le moins dubitatif, peu habitué à ces sonorités bien agressives. The Dodoz, c’est un rock déjà entendu à toutes les sauces, mais qui garde néanmoins une certaine saveur. Grâce notamment à un guitariste particulièrement charismatique. Rock et Reggae, c’est un peu comme mélanger une glace à la pistache avec un poulet au citron : séparés, ils se dégustent sans problème. Je doute néanmoins que mélangés, cela donne un truc digeste.

Moonraisers (web)

C’est donc sans conviction que j’enchaîne avec Moonraisers. Et que dire ? Une introduction hallucinante, des musiciens à la pelle (cuivres, percus, batterie, claviers), deux magnifiques choristes (Sevi et Mary G), un titan prénommé Armando arrivant avec un massif didgeridoo, et Jaba (je vous vois venir avec votre blague, celui de George Lucas prend 2 B), un leader très impressionnant tant physiquement que dans sa manière à faire participer au quart de tour le public - qui, avouons-le, n’avait pas besoin de beaucoup pour exploser, et le tour est joué, on entre dans cet univers qui d’habitude me laisse totalement imperméable. Reggae d’accord, mais reggae inventif, et particulièrement riche sur le plan harmonique (et plus particulièrement sur le travail effectué au niveau des choeurs). On sent un groupe particulièrement technique, tout est calibré à la perfection. Comment faire avaler à un mec du reggae quand il n’aime pas ? Demandez à Moonraisers, ils ont une recette infaillible (ou alors, allez sur MySpace, et écoutez leurs titres, dont la fabuleuse reprise d’Hotel California, originellement taillé pour le reggae, de toute manière)

Dub Inc. (web)

Alors que les 2 premiers jours n’étaient remplis qu’aux alentours de 20h pour les principales têtes d’affiche, la population “reggae”, dès 19h, remplit allègrement le festival, au point que l’espace disponible devant la Grande Scène semblera complète avant même l’interprétation de la première chanson des Dub. Et c’est dans une explosion de bonheur total que débutera réellement le festival avec le premier concert de la Grande Scène. Les Dub Inc. n’ont plus rien à prouver, nonobstant leur jeunesse dans le milieu (le groupe peut être considéré comme tel depuis la sortie de maxis en 1999) . Leurs prestations sont d’une qualité irréprochable, et leur musique navigue avec limpidité entre bases reggae traditionnelles, musiques orientales et hip-hop. Ajoutons deux chanteurs, qui tel un duo à la Laurel et Hardy, mènent le public par le bout du nez - grâce notamment à un flot dépassant parfois les possibilités physiques vocales connues jusqu’alors sur Terre. Inutile de revenir sur le public, qui saute, hurle, lève les bras jusqu’à s’en démettre les épaules … le tout sous un ciel dénué du moindre nuage, et avec une température avoisinant sans doute un peu moins des 35 degrés.

Asa (web)

Après m’avoir ravi les sens lors d’une Trabendo Sessions, où elle interprétait ses titres tout en acoustique, j’étais assez impatient de voir ce que donnait un set d’Asa dans des conditions concerts réelles - et que l’on peut également considérer, dans le cadre d’un festival, comme périlleuses. Cette femme, née avec un taux d’aura assez exceptionnel, a su s’entourer de musiciens de haute voltige ; malgré tout, dès son apparition sur scène, ces derniers se retrouvent au second plan : on ne voit plus, on n’entend plus qu’Asa. Le petit bout de femme, dotée d’une voix aussi singulière qu’envoûtante, séduit dès les premières secondes. Le public, caressé par une lumière aux allures divines, est médusé. Cet ensemble d’éléments donnent au final un tableau magnifique. Il me sera en revanche impossible de vous conter ce concert, qui, malgré ses premiers titres laissant facilement deviner que le public allait assister à un grand moment, ne pouvait faire le poids face à la bjorkienne Brisa Roche et sa folk hippie intemporelle.

Brisa Roché (web)

Le Chapiteau et le Club Tent ne sont séparés que de quelques petites minutes. Un timing quasi parfait fera qu’à mon arrivée, le show de Brisa Roché commencera à envahir le lieu. Je ne sais pas si le public a accroché à cet univers un peu barré et très haut perché, je ne sais pas si le public a apprécié les discours toujours “particuliers” de la jolie brune, je ne sais pas si programmer Brisa Roché un jour où le reggae est roi était le meilleur choix, mais pour ma part, le pied fut total. Grimaces, poses théatrales, voix somptueuse, musiciens particulièrement excités - comparé à la prestation de Massy, son parfait … forcément, si je vous balance que j’ai sans doute assisté à son meilleur concert alors qu’il s’agissait de ma deuxième rencontre, il est impossible d’être pris au sérieux. En revanche, je peux certainement vous assurer que son univers musical sorti d’une autre époque, que ses chansons catchy (ahhh ce Heavy Dreaming revu avec un tempo presque 2 fois plus lent que la version enregistrée, un délice) et que l’ensemble de la prestation ne m’ont pas laissé insensible. J’ose espérer que parmi tout le public présent, une poignée de curieux, que des oreilles mélomanes se soient égarés et aient apprécié ce set à sa juste valeur : féérique et barré.

Tiken Jah Fakoly (web)

Les chants médusiens de l’américaine m’ont transporté très loin. Et ailleurs. Jusqu’à en oublier le set de Tiken Jah Fakoly. J’arrive donc en retard, mais le maître des lieux s’est fait attendre : le public, encore plus bouillant que durant le set de Dub (ce qui semblait à priori impossible, bien que le summum eut été atteint avec Manu Chao où on a frôlé l’hystérie jusqu’à compression des corps des premiers rangs) déguste à sa juste valeur une superbe intro du genre distillée par la kyrielle de musiciens présents sur scène ; à l’instar de Moonraisers, la notion de groupe tombe dans l’obsolète. On a à faire ici à un big band reggae. Et c’est environ quelques minutes plus tard, sortant de nulle part, courant comme un Cali en furie, virevoltant et sautant jusqu’à dévier les lois de la gravité (Howlin peut aller se rhabiller, au passage) que Sieur Tiken fait exploser le festival. Outre son physique impressionnant, son costume chatoyant et son charisme hors du commun, ce sont surtout la puissance devastatrice de ses textes qui ont érigé cet ivorien à cette notoriété assez phénoménale. C’est peut-être parce qu’il en fout plein la tronche à la France (et sur la mainmise de ce “joli” pays sur les richesses africaines) que j’aime particulièrement sa musique, que l’on pourrait facilement cataloguer dans la démagogie. Hors la démagogie, c’est parler d’une souffrance qu’on ne connaît pas, la théoriser pour ensuite trouver des solutions. Ce qui est loin d’être le cas des textes de Doumbia Moussa Fakoly, qui à travers la musique, parle de véritables souffrances subites. Et c’est à mon sens cette dimension quasi-martyr, où la musique reggae sert de catalyseur universel, qui explique un tel engouement autour de cet incroyable personnage, engouement totalement justifié. Il n’est que 21h15, et le Paleo brûle avec ses mots incandescents.

Firewater

Choix cornélien du jour, deuxième. Alors qu’hier, il fallut amstram-grammer pour couvrir Girls in Hawaii VS Bonde Do Role VS Micky Green, le choix du jour s’avère tout aussi problématique, puisque cette fois-ci, je ne connais aucune des formations, et c’est au petit bonheur la chance que de tomber sur LE groupe qu’il fallait faire. Ainsi, jouaient simultanément (c’est à dire 22h50) Firewater au Club Tent, Seun Kuti au Chapiteau, DJ Dolores au Dôme et Junior Tshaka au Détour (et j’occulte volontairement Les Misérables à la Ruche, tant ce nouveau lieu est une sorte de mini-festival extraterrestre des arts de la rue, du cirque et du théâtre dans l’enceinte même du mastodonte événement). Pic et pic et colegramme et c’est Firewater, l’oxymore musical par excellence, qui sortit gagnant du tirage au sort. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce groupe tout simplement indéfinissable fut une énorme claque. A l’image de ses musiciens qui semblent être divers représentants des continents, il est difficile d’imaginer plus représentatif en matière de melting pot. Base reggae certes, mais avec des envolées lorgnant avec le rock, des riffs venant chatouiller les basses ronflantes, des percussions importées des entrailles du Brésil et de l’Afrique, mais également une attitude scénique fougueuse et jubilatoire. Il est assez difficile de trouver des infos à leur sujet, puisqu’un autre groupe, plus punk dans l’âme, a eu la brillante idée de s’illustrer avec le même nom de scène. Un constat s’impose : sauf exception (Dodoz ou Micky Green en font partie), aucun artiste se produisant au Club Tent n’est “moyen” ou “bon”. Il s’agit systématiquement de très bonnes - voire d’excellentes - surprises. Ce qui, tant sur un plan musical que photographique, en fait de loin mon repère favori du festival.

Manu Chao (web)

Je pensais avoir tout vu. Que ce soit le concert mémorable de Bercy qui n’en finissait pas (3h30 !). Que ce soit aujourd’hui avec Dub Inc. ou Tiken Jah. Ou encore, les jours précédents, les shows de Justice ou The Hives. Mais là, on a ce qu’on peut espérer pour la sécurité du festival la limite “point de non retour”. Le public n’est pas venu nombreux voir en masse Manu Chao : c’est tout le festival qui s’est donné rendez-vous. D’habitude relaxe dans l’âme, le service de sécurité aura eu fort à faire des l’extinction des lumières annonçant la venue de quelqu’un que je percevrais presque comme un messie pour son public. Les jolies et jeunes filles des premiers rangs ne sont sans doute pas rendu compte à quel point elles allaient souffrir. Car un fan de Manu Chao peut se définir ainsi : il adore par dessus tout son idole, et n’a pas trouvé mieux, pour montrer son dévouement, de sauter et d’hurler, en y mettant la fougue nécessaire pour participer à son échelle à la furie collective. Après une brève discussion avec les photographes suisses concernant mon cas - blog = méchant, mais avec des suisses, on peut en discuter - je cède dès la fin de la première chanson ma place, pour déguster en bas le spectacle offert - pas vraiment les musiciens, mais plutôt l’effet démentiel que produit chaque note et chaque parole de Manu Chao sur son public, à la fois fascinant et effrayant - les fans de Tokio Hotel ont trouvé leur alter ego dans le monde reggae. Depuis son concert à Bercy, je n’ai toujours pas eu envie d’étoffer ma culture musicale avec les chansons de l’artiste, qui me semblent être incroyablement répétitives. Néanmoins, force est de constater que ce titan scénique sait comme personne foutre le feu. Fatigue oblige, je me suis éclipsé. Officiellement, Manu Chao fut programmé pour deux heures de set - soit le concert le plus long donné au festival. Hors, je suis persuadé, vue la fureur tant sur scène - Bercy puissance 10 - que dans le public - Tiken puissance 100 - cette tranche horaire soit respectée. Les courageux me diront sans doute si j’ai eu raison, ou non.

Mais le Paléo, bordel ?

Et bien que dire ? Cette journée fut fantastique : si l’on exclut totalement mes new friends for the life (et j’espère sincèrement qu’il s’agira des derniers écrits à leur sujet), résumons à : véritable régal. Entre les délires avec Hervé et Benjamin à shooter comme des fous des gens que l’on stoppait net dans leur parcours pour réaliser la même photo (gens cools, réactions cools, mais je doute que l’on soit passé pour des personnes saines de corps et d’esprit), la visite - la première, oui la honte - de cet endroit insolite répondant au doux patronyme de La Ruche - Le Gramoulophone étant le truc le plus bizarre, mais j’ai surtout apprécié les performances de théâtre destiné aux enfants, généralement les oubliés des festivals (mais il faut avouer qu’au Paléo, ils sont plutôt gâtés, puisque le festival propose par ailleurs une garderie … non mais je vous jure, ces Suisses, on a tout à apprendre d’eux en matière d’événement !), ou encore cette décoration toute droite sortie d’une scène d’Arizona Dream (genre un piano vert dénotant avec tout le reste : oui, il n’y a pas de piano dans ce film), les nombreuses rencontres - principalement féminines, que voulez-vous, on ne se refait pas, allant parfois jusqu’à l’encontre de mes principes fondamentaux - me faire prendre une bouffée de chicha parfumée à la pomme et me transformer en zombie deux minutes plus tard … sans oublier ce qui m’épate le plus au Paléo : les artistes qui se sont produits mais qui restent - en backstage, il fut possible de voir furtivement Justice, Patrick Watson ou encore, me semble-t-il, quelques comparses des BB Brunes. En d’autres termes, le Paleo n’est pas un festival comme on l’entend en France. Et je ne vois pas malheureusement comment vous convaincre à part de vous inviter à tester vous-même : quand on goûte au Paleo, on a vraiment, mais vraiment du mal après pour les autres manifestations.

Discover Lionel Flusin

Cali au Paleo Festival Par Lionel Flusin

L’on pourrait croire qu’à cause de quelques photographes qui ne peuvent pas encaisser ma présence, dont le nouveau Emeute Visuelle (merci entre autre pour mes photos de merde de Tokio Hotel et mon 350d pourri : c’est un des effets que j’apprécie chez ceux qui boivent : l’inhibition se dissout, et cela permet d’entendre le fond des pensées secrètes. Merci Bacchus) que je suis antisocial au possible (enfin si, mais il ne faut pas le répéter). Mais il y a ceux qui ne disent rien, et font beaucoup. C’est ainsi que je vous invite à découvrir le magnifique travail de Lionel Flusin sur ce festival - talentueux, sympa … oui oui, il n’est pas de Paris. Ses clichés me laissent complètement pantois. Pas tous. Mais la grande majorité. Bien sûr, je pourrais faire mon aigri - que je suis déjà, si vous avez suivi - en balançant des phrases aussi petites que mes compatriotes, genre “ouais c’est facile, il a accès partout, moi aussi je pourrais le faire”, mais il faut rendre à César ce qui appartient à César : ce mec possède l’oeil, la technique, et propose vraiment une vision des lives du Paleo qui à mon sens est intéressante - enfin les pros c’est sans doute mieux, mais ils ne diffusent pas sur le web, eux. A voir, à titre d’exemple : Cali, Girls in Hawaii ou encore Goose. On regrettera que le site du Paleo ne propose pas une recherche par photographe. Du coup, il vous faudra fouiller si vous souhaitez en voir davantage (les archives de 2007 contiennent de véritables pépites)

12 commentaires

  1. je crois que c’est également utilisable aujourd’hui :
    BIG UP Rod !!

    bon, par contre… arrête de faire passer les parigots pour des gens frustrés, têtes à claques, des vrais connards quoi etc… parcequ’aujourd’hui la population parisienne est majoritairement composée de gens de Province…

    c’est pas parce qu’on vient habiter à Paris qu’on est parisien
    oups!

    (j’espere ne pas ouvrir un débat)

    en tout cas, j’espere que t’as mis tes plus beaux escarpins à talons aiguilles (ben oué, pour écraser la tronche d’anti-Rod)

    :))

    bon courage!

  2. contente de voir que tout s’arrange :)
    les photos! les photos! les photos!

    Lionel ça fait un moment que je le suis, j’aime beaucoup son travail aussi.

    faut que tu découvres un autre festival suisse qui se déroule dans des arènes romaines, à Avenches: Rock oz’Arènes! le son est juste démentiel, j’y ai vu Muse pour la tournée Hullabaloo, hallucinant!
    http://www.rockozarenes.com/

  3. Putain ils s’en prennent pour leur grade les photographes :)
    Mais tu l’as recuperé le fameux sésame de la grande scène ou pas ?

  4. Sinon, vous lisez quand meme ce que j’écris sur le Paleo et les artistes, parce que je suis heureux d’etre la bas, hein ! :)

  5. on dirait que le clavier suisse te fait des misères :)

  6. Bien sûr mais avec ta prose il y a toujours le côté Colère qui fait tout ton charme et qu’on ne peut passer sous silence ..

    C’est le problème des “sale caractère de merde” (c), on retient plus leurs coups de gueules que leur travail .. :)

  7. Hello !
    Vraiment bien, tes compte-rendus de concert ! Je connaissais tes photos, je découvre le blog, et l’écriture n’a rien à envier aux images.
    Je suis aussi tombé sous le charme de Brisa Roché, aux Vieilles Charrues pour ma part :), et je te rejoint sur tes impressions : la demoiselle a vraiment un univers musical bien à elle, fascinant et attirant.
    Dommage pour les embrouilles avec les “collègues”…

  8. C’est marrant de lire parfois les commentaires des gens qui ne se sentent pas visés alors que bon… dans les salles ce sont eux qui ne parlent à personne, qui remplissent des CF de 4Go à chaque concert et qui font 50x la même photo :)

    Ravi de te lire Rod, en tout cas!

  9. Euh Rod, les photos de GIH ou Goose prises par ton pote Lionel, je ne vois vraiment pas ce que tu leur trouves… tu étais ironique?
    En revanche celles de Cali sont vraiment bien.

  10. Interlude musical: “Bonne humeur” de Tristan - Chanson déjà citée sur le hibOO, il me semble.

    On pourrait penser que Rod extrapole mais comme toute personne passionnée n’a-t-il pas des émotions excarcébées qui font que ses CR sont allégoriques mais non moins sincères?
    Comme le dit le chanteur de Demago dans la chanson “Respirez”: Respirez, puis il y a toujours la Suisse en cas de danger. Bien que je ne pense pas qu’il évoque uniquement la qualité de l’air.
    Plaisanteries à part, le Paléo a l’air d’être vraiment bien car les photos sont belles. J’ai cru comprendre que le contexte a un impact sur le rendu de celles-ci :)
    En tout cas tu sais susciter l’envie d’aller au Paléo.

  11. Interlude musical: “Bonne humeur” de Tristan. Chanson déjà évoquée sur le HibOO, il me semble.

    On pourrait penser que Rod extrapole mais comme toute personne passionnée n’a-t-il pas des émotions excarcébées qui font que ses CR sont allégoriques mais non moins sincères?
    Comme le dit le chanteur de Demago dans la chanson “Respirez”: Respirez, puis il y a toujours la Suisse en cas de danger. Bien que je ne pense pas qu’il évoquait uniquement la qualité de l’air. Plaisanteries à part, le Paléo a l’air d’être vraiment bien car les photos sont belles. J’ai cru comprendre que le contexte avait de l’impact sur le rendu de celles-ci :)
    En tout cas tu sais susciter l’envie d’aller au Paléo.

  12. Je rêve de voir Brisa Roché!

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