Le HibOO

Les Terrasses du Jeudi 2005, Part IV

Crescendo. Les Terrasses hier ont permis à Rouen de bouger comme jamais. Les Rouennais, présents dès 18h45, ont fini pour la plupart leur escale au Jardin de l’Hôtel de Ville, qui débordait de population. Vincent Delerm a dû faire face à un public qui était parfois plus venu pour l’événement crée que pour sa musique. Masaladosa a crée la surprise et Estrada a enflammé l’Espace du Palais. Que du tout bon.

18h45. Les premiers groupes commencent à jouer. Au Pascaline, en face de la Fnac, un groupe que l’on pourrait qualifier de bizarre, ou original. Masaladosa. C’est ainsi qu’il s’appelle. Pas de chanteur. En revanche une énergie, une musicalité sans faille. Mélangeant des sonorités electro (aux lisières parfois du dub) avec des instruments indiens, cette formation a attiré beaucoup de curieux. Leur prestation était sans faille, et avec une humilité débordante. Un groupe à retenir et à suivre de très près.

Par ailleurs, quelques minutes plus tard, le groupe Saturne, relativement connu pour ceux qui écûment les bars à concert, jouait dans l’immense cour de l’Espace du Palais : toutes les terrasses étaient plus que remplies, et pour un horaire relativement tôt, cela pouvait surprendre. Saturne c’est avant tout des chansons à texte, avec une belle voix, des musiques simples mais efficaces. Pis quand on reprend du Brassens, on ne peut qu’être un bon groupe :)

Direction les Floralies (cool, à peine 30m à faire) avec No Water … Please. On reconnaît un membre de la Familia, et la musique est axée sur les cuivres. Les Floralies et le Socrate affichent complet : il faut dire que le temps est idéal. En revanche on remarquera que ce 4e rendez-vous s’annonce vraiment très bien.

Redirection l’Echiquier, où Saturne laisse place à Estrada. Une fois de plus, on y reconnaît des membres de la Familia … on peut considérer qu’Estrada est LE succès de ces Terrasses. Non pas par le nombre de personnes présentes (car personne ne pourra battre Delerm !), mais en terme de festivité, de sourires, de joie communicative entre le groupe et le public présent. Un esprit de fête démentiel, et ENORMEMENT de monde.

22h30, Vincent Delerm entame son concert devant (au moins ?) 6000 personnes. Un Zénith de l’Agglo en plein air. Delerm est plus habitué à des salles intimistes (exception avec les Solidays), et devant un public qui connaît ses chansons. Il essaie toutefois de se la jouer intimiste, en demandant aux gens de s’assoir : personne ne le fait. Ensuite, une jolie bande de pochtrons visiblement anti-Delerm ne cessaient de vociférer comme des phacochères : on retrouve ici l’accueil chaleureux de notre ville. Il ne fallait pas se trouver au fond du Jardin, car Delerm = voix + piano, et c’était très difficile d’entendre des sons audibles au-delà de 200m … on ne peut nier toutefois que ce fut un succès incroyable, même si le public présent n’était pas constitué que de fans purs et durs, qui auraient pu rendre l’atmosphère plus … “Delermienne”. Hormis ces détails, Delerm a assuré : sa voix mal placée et ses mélodies simples mais ô combien efficaces furent un délice musical.

Ce 21 juillet, le constat fut simple : pas de week end long, pas de feu d’artifice … les Rouennais se sont bien déplacés pour de la musique, et non grâce à des circonstances favorables. Il reste encore 1 rendez-vous, avec les géniaux Steeple Remove aux Floralies (découvert hier avec leur CD, c’est énorme). On a presque hâte d’être à l’année prochaine, Rouen regorge de talents grandissants, à la mairie de les mettre en valeur comme elle a pu le faire si brillamment cette année.

Laisser un commentaire

Pour afficher un avatar / votre photo avec votre commentaire, inscrivez-vous sur www.gravatar.com

* = champ obligatoire