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Primeurs de Massy 2008 : Le programme de la 11ème édition !

Primeurs de Massy 2008 : Le programme de la 11ème édition ! (Photo : Adam Kesher au Paleo Festival 2007 - Rod)

Bien que se déroulant les 29-30-31 octobre et 1er novembre, le Centre Paul Bailliart (Massy) met déjà à disposition la cueillette 2008. Difficile de faire mieux que la précédente édition, très riche en têtes monstrueuses, mais rien que la présence de Grace, Lonely Drifter Karen, F.M., Phoebe Killdeer ou encore Adam Kesher suffisent à justifier le déplacement. On regrettera, une fois de plus, que Cocoon ne soit pas dans la sélection finale :( Trouvez-ci dessous un éhonteux copié-collé textuel :)

Mercredi 29 octobre

  • Nada Roots Les tâches respectives et irrespectueuses des deux membres de Nada Roots (et de leur ordinateur) sont d’être chanteur/narrateur et guitariste/expérimentateur. Entre musique et conte, Nada et Fred nous livrent un récit poétique et politique, proche du slam, porté par des sons éclectiques aux influences créoles, groove, reggae ou hip-hop. Inclassable en somme, mais élaboré, intense et très personnel, Nada Roots interpelle, nous parle de nos racines et ne s’oublie pas de sitôt. www.myspace.com/nadaroots
  • Victor Démé Le premier album de Victor Demé a cette particularité d’être le fruit de trente années de pérégrinations, d’échanges et de rencontres. Vedette depuis bien longtemps au Burkina Faso, il met à profit sa riche expérience pour effectuer un véritable coup de maître : douze chansons à la guitare, puissantes et profondes, entre résonnances latines, blues et tradition mandingue. Une diversité qui illustre parfaitement les différentes époques de sa vie artistique entre les scènes de Bobo Dioulasso, Ouagadougou ou d’Abidjan. En l’entendant, difficile de croire qu’il n’avait jamais enregistré. On ne peut désormais que s’en réjouir. www.myspace.com/victordeme
  • Melissa Laveaux Avec une voix “soul” au timbre légèrement cassé, déclinée en français, anglais ou créole, accompagnée de sa guitare et des percussions de Rob Reid, la canadienne Mélissa Laveaux revisite son héritage haïtien à travers des sonorités folk, jazz, blues ou créoles. La perte du chèque destiné à financer ses cours de piano lorsqu’elle était enfant aura sans doute forgé son destin. C’est en autodidacte, par l’oreille, les livres et un sens aigu de la créativité qu’elle produit à seulement vingt-deux ans un album à l’ambiance à la fois palpitante et tamisée www.myspace.com/melissalaveaux
  • Neil Cowley Trio Enfant - pianiste prodige, Neil Cowley n’a cessé depuis d’épater par sa géniale inspiration et sa technique remarquable. Une seule prise par piste et deux jours d’enregistrement avec ses comparses Richard Sadler à la contrebasse et Evan Jenkins à la batterie lui ont suffi pour accoucher de Loud…Louder…Stop !, premier album encensé par la critique anglaise. Les ombres de ses idoles, de Chostakovitch à Franck Zappa, planent au dessus de ses compositions. Le jazz du Neil Cowley Trio bouscule, swingue, change de forme et le place dans cette zone de turbulence où l’on retrouve the Bad Plus ou les regrettés E.S.T. On se laisse volontiers embarquer. www.myspace.com/neilcowleytrio
  • Tumi and the Volume Tumi Molekane, MC détonnant et à la voix envoûtante promet à son groupe originaire de Johannesburg (Afrique du Sud) un bel avenir au sein du hip-hop international. Tumi and The Volume offre une magnifique synthèse des musiques afro-américaines (jazz, soul, funk, reggae…) en y joignant des rythmiques africaines, ainsi qu’un soupçon d’afrobeat cher à Fela Kuti. Le groupe qui entoure Tumi impose son ‘groove’ une fois sur scène. Sur ces musiques, le “flow” délicat et incisif de Tumi prend toute sa valeur, toute son ampleur, pour faire entendre son discours politique et social et ses textes inspirés de Dambudzo Marechera (auteur zimbabwéen emporté par le sida en 1987) porteurs d’espoirs pour les jeunes sud-africains www.myspace.com/tatv

Jeudi 30 octobre

  • David Neerman & Lansine Kouyaté C’est une rencontre en forme de cercle, magique, entre un improvisateur délicat et touche à tout, David Neerman, et le griot malien virtuose Lassana Kouyaté, autour de compositions et d’airs traditionnels mandingues. Des heures à improviser ensemble ont imposé leur collaboration comme une évidence. C’est également la rencontre de deux instruments à la lignée commune : le balafon et le vibraphone. Rejoints par Ira Coleman à la basse et Laurent Robin aux percussions, ils s’inspirent de leurs passions communes pour le jazz, l’afrobeat, la salsa ou les airs populaires français pour déployer une palette de compositions envoutantes et surprenantes. www.myspace.com/kouyateneerman
  • Grace “Je suis une chanteuse de blues” affirme Grace. Et on la croit volontiers, tant sa voix évoque les plus grandes vocalistes du style. Mais Grace chante un blues sans bourdon, ni cafard. Ses chansons sont plutôt des messages d’espoir, de tolérance et de fraternité qui lui ont été transmis au cours de ses voyages à travers la planète par des griots sénégalais ou des soufis indiens. Son premier album Hall of mirrors a été conçu comme une déclaration d’amour, une véritable leçon d’échange : “Tout ce que j’ai appris, j’essaie maintenant de le transmettre à ma façon”. En musique, belle façon www.myspace.com/graceinmusic
  • Loane C’est grâce à sa manière très contemporaine de chanter le couple, à ses élans romanesques et à sa réserve prude et pourtant visible, que Loane emporte le public, charmé à chacun de ses concerts. Cette jeune pianiste n’en est pourtant plus à ses premiers pas dans la musique, puisque à quatre ans déjà, elle pianotait sur le clavier familial, avant de monter à seize ans son premier groupe de scène jazz-funk. Loane soutient son premier album Jamais seule avec une habile tendresse, une voix bouleversante de vérité et des mots habités de fragilité, d’inquiétude et d’espérance. Il faut découvrir Loane sur scène pour comprendre sa personnalité à la fois radieuse et sobrement désenchantée www.loane-lesite.fr
  • Poney Express Bien que le nom du groupe évoque l’Amérique et que l’album ait été enregistré de l’autre côté de la Manche à Cardiff au Pays de Galles, Poney Express est bien français. Il réunit la chanteuse Anna Berthe (du groupe Tétârd) et Robin Feix (bassiste de Louise Attaque). A travers de délicieuses vignettes pop/folk doucement susurrées par la voix d’Anna, ce duo nous embarque pour différents voyages, de la France aux Etats-Unis, de St Malo au Wisconsin en passant par la Loire et Paris. Cette escapafde riche en références cinématographiques, du Dead man de Jim Jarmush aux 400 coups de Truffaut, reste authentique grâce à la simplicité d’une orchestration réalisée dans les conditions du live, guitare et banjo à la main www.myspace.com/poneyexpress
  • Lonely Drifter Karen Pourquoi “Lonely” ? “Pour la recherche, la mélancolie” Pourquoi “Drifter” (vagabond) ? “Pour l’idée de mouvement.” Pourquoi “Karen” ? “Pour personnifier le projet, tout en gardant une distance. J’ai choisi le prénom d’après le personnage principal du film Les Idiots de Lars von Trier.” . Ainsi Tanja Frinta, la chanteuse autrichienne, décrit-elle le trio qu’elle forme avec Marc Melià Sobrevias l’espagnol multi instrumentiste et Giorgio Menossi le batteur italien. Basés à Barcelone, les trois acolytes virevoltent dans un univers entre cabaret, musiques populaires, airs jazzy au milieu d’un tourbillon d’instruments féérique, comme la première référence de Tanja, la bande originale du film My Fair Lady !!! www.myspace.com/lonelydrifterkaren

Vendredi 31 octobre

  • Caravan Palace Depuis ses débuts en 2005, le trio fondateur de Caravan Palace, passionné “d’électro swing”, a non seulement été rejoint sur scène par quatre nouveaux musiciens mordus du genre, dont la chanteuse Colotis “Latoya” Zoé, mais aussi séduit des milliers de spectateurs au gré de prestations scéniques survoltées. Violon, contrebasse, clarinette, guitares, scratchs et autres rythmiques électroniques provoquent une agitation frénétique aussi bien chez les adeptes de Django que ceux de Daft Punk. L’électrisation parfaite du jazz manouche est assez rare pour être remarquée. Une trouvaille à ne pas laisser passer www.myspace.com/lonelydrifterkaren
  • F.M. La musique de F.M., alias François Maurin, aurait pu sous d’autres doigts devenir guindée tant elle est sophistiquée et raffinée. Le coup de maître de ce chanteur atypique est au contraire d’avoir su rattacher ses compositions à un esprit pop baroque parfaitement accessible. On se délecte à l’écoute de ces vignettes entre musique de chambre et chansons rock finement orchestrées. Les violons et violoncelles répondent à une voix dont l’amplitude impressionne tandis que le cor accompagne la guitare aérienne. Si l’on ajoute à cela des reprises triées sur le volet de Blondie, The Cure ou les Stranglers, on ne peut que remercier encore et encore cet artiste de savoir rendre la pop si élastique et si chic. www.myspace.com/fmpopmusic
  • Bensé Bensé, Julien de son prénom, écume les scènes niçoises ou parisiennes depuis quelques temps. Un artiste niçois pouvant en cacher un autre, c’est la chanteuse Rose, au succès grandissant, qui aura aidé à lever le voile sur son acolyte. Bensé forge des univers délicats et nuancés rapportant des tranches de vies intimes pour une construction d’album en forme de saga. On retrouve ainsi par touches son goût pour un certain folk aux accents “dylaniens”, friand de ces récits d’âmes chargées d’histoire. Une belle pierre pour l’édifice folk www.myspace.com/bensefolks
  • Babar Luck Originaire du Pakistan, Babar Luck débarque en Angleterre à l’âge de 8 ans, où les Clash comme le reggae, le hip hop ou la poésie vont façonner son univers musical. Charismatique, généreux, jouant seul à la guitare sèche, Babar Luck crée un mélange unique, sensible, tendu et militant. Derrière sa barbe, ses mimiques et ses grands yeux noirs, cet anglo-pakistanais nous laisse découvrir une voix et un charisme impressionnant au service d’une pop intense, alliant parfaitement les combinaisons musicales www.myspace.com/babarluck
  • Mokaeish Composé de Cyril Mokaiesh (chant), Jan Pham Huu Tri (guitare), Alban Seillé (basse) et Eric Langlois (batterie), ce quatuor s’inscrit dans la lignée du rock français engagé et passionné. À 22 ans, Cyril est d’abord l’auteur de textes où rage et poésie se mêlent à une sensibilité et une culture dignes des grands artistes tels que Léo Ferré, pour lequel il avoue avoir une grande admiration. De la rencontre entre ces quatre compères est né un rock à la fois fougueux et grave, électrique et mélodique sur lequel la voix de Cyril, solide et sérieuse, s’envole puis se pose au fil des textes. Quatre garçons charismatiques qui méritent d’être vus sur scène ! www.mokaiesh.artistes.universalmusic.fr

Samedi 1er novembre

  • De Kift Invité spécial de cette 11ème édition, De Kift, fondé en 1988 dans la lignée de la vague punk, a déjà sorti sept albums en Hollande et un album en France. Cette bande de musiciens arbore avec fierté des concerts farfelus, drôles, énergiques, entre folklores des Balkans, rock dissonant, fanfare barrée, punk tordu. De Kift se place à part, où les instruments traditionnels du rock s’accordent parfaitement avec le chant halluciné, les cuivres et les cordes pour former une fanfare punk totalement réjouissante. Avec ce premier album distribué en France, un joli clin d’œil est lancé à ces maîtres de la “débrouille”, qui depuis 20 ans et 7 albums conçus par leurs soins, produisent et distribuent leurs CDs par un procédé bien artisanal, comme aux premiers temps www.myspace.com/dekift
  • Alister Après l’écriture de nouvelles, de scénarii pour la télévision et de chansons pour Adrienne Pauly (J’veux un mec, La fille du Prisunic, etc.), Alister sort un premier album solo fortement teinté de rock anglo-saxon et aux influences multiples. Dandy noctambule et désabusé, ses chansons ne sont pas sans évoquer la désinvolture d’un Dutronc ou encore Lou Reed pour sa propension à user du talk-over, notamment sur le génial single Qu’est-ce qu’on va faire de toi ?, question aux mille et une réponses plus provocatrices et plus inattendues les unes que les autres. A la fois littéraire et électrique, cet album gorgé d’humour et d’allusions à la chanson française ne laisse pas indifférent. Un album truffé de romances nerveuses, mélancoliques et énergiques, qui ne pourra vous faire que du bien. www.myspace.com/alistermusic
  • Berry “Laissez-vous aller” susurre Berry sur son premier album. Les accents jazzy et débonnaires de ses compositions, le rythme tranquille de la batterie, la voix douce à la Françoise Hardy ou Keren Ann, si l’on joue la carte des familles musicales, incitent en effet à se poser quelques instants et tout laisser filer. On découvre alors sous ces aspects soyeux une écriture remarquable et nuancée, évoquant aussi bien “le bonheur” que le deuil. Un premier album envoûtant pour une artiste qui a déjà la grande classe. www.casadeberry.artistes.universalmusic.fr
  • Adam Kesher Les cinéphiles associeront au patronyme Adam Kesher le personnage de réalisateur égocentrique dans Mulholland Drive de David Lynch. Dans le style remuant, physique et cérébral, il faut à présent compter sur six jeunes bordelais explorant les recoins les plus chaotiques des champs électro-rock, entre fête et désespoir. Il semble qu’on tienne enfin le pendant hexagonal des Rapture et autres !!! new-yorkais. Heading for Hills, feeling warm inside fourmille de mélodies accrocheuses, de rythmiques ultra dansantes portées par des instruments corrosifs et furibards et une voix qui n’est pas sans rappeler celle de Robert Smith, excusez du peu ! Jouissif www.myspace.com/adamkesher
  • Phoebe Killdeer and the Short Straws Après différentes participations à des projets collectifs comme “Nouvelle Vague”, Phoebe Killdeer éclate au grand jour, se révèle avec son groupe The Short Straws et son album : Weather’s coming, brûlot assez court mais intense et riche de qualités. Phoebe jongle avec le jazz, le blues, une pointe de hip-hop et de trip-hop, mais surtout le rock-a-billy et le rock. On pense à PJ Harvey, Nick Cave, Tom Waits…et même Beth Gibbons. Des influences de qualité pour nous offrir, selon son humeur : du rock sauvage et hanté aux guitares acérées ou des ambiances de musiques de films aux climats envoûtants. Les textes sont assez sombres, la voix, puissante et sensuelle … elle exulte tout bonnement … Jubilatoire ! A découvrir sur scène www.myspace.com/phoebekilldeer

» + d’infos sur www.primeurs-massy.com

» N’hésitez pas à (re)voir les photos et reports faites par le HibOO des éditions 2006 et 2007 et vous constaterez que cet événement a quelque peu le nez fin sur “ce qui va marcher” …

2 commentaires

  1. Wééééé ! Moi j’y serai :)

  2. tiens tiens…. ;)
    adam kesher bien sur :)

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