Le HibOO

Le Peuple de l’Herbe

Les lyonnais se présentent groupés pour la conférence de presse. Visiblement peu enclins à passer un peu de temps en compagnie de journalistes, nous reussissons tout de même à leur soutirer quelques infos …

Un petit mot sur votre présence aux Solidays ?

C’est un plaisir d’être là, on fait aussi des choses engagées, aujourd’hui c’est énorme, un véritable investissement personnel. On préfère éviter le message verbal, on ne fait pas crier le public sur n’importe quoi. Le fait de jouer ici nous correspond totalement.

Le Peuple nous propose une musique à part ?

On essaye de ne pas se repeter. Les gens ont du mal à nous ranger dans une boîte. Il y aura toujours un décalage puisque nous même nous ne savons pas quel est le nom de notre musique. On peut parler d’une évolution dans notre musique, mais je préfère le terme de “lente maturation”. C’est le fruit d’un travail avec un MC. Sur ce troisième album, les conditions de travail ont changé, là nous avions des moyens techniques plus importants.

Comment gérez vous cette reconnaissance grandissante ?

On ne balance pas l’argent dans la location de studio, mais plutôt dans notre propre materiel. On aide aussi des groupes de la région lyonnaise. Certains prennent plaisir à enregistrer à NY ou en Belgique, nous on préfère le système du “Do it yourself”. On a besoin de bases materielles solides.

Certains prennent plaisir à enregistrer à NY ou en Belgique, nous on préfère le système du “Do it yourself”

En ce qui concerne votre inspiration ?

Wax Taylor nous inspire. On nous compare parfois à la scène anglaise, c’est flatteur.Depuis que Jessy est arrivé, il nous a fait rebondir, on essaye de ne pas se repeter mais de faire autre chose avant tout. Il y a des passionnés qui comprennent nos clins d’oeil.

Quels sont vos projets ?

Pour l’instant, ce sont les festivals. En Septembre, nous serons à l’affiche d’une tournée européenne en compagnie de High Tone et Mai Tai Sho, ce sont ces derniers qui sont à l’origine du projet. Ce sont nos potes et nos voisins, nous avons aussi quelques affinités avec des gens comme Ez3kiel.

Avez-vous un avis sur la musique electro ?

C’est encore une étiquette. On fait la musique à plusieurs, les outils ont changé, mais la manière est la même. Quelques personnes se prennent la tête avec ce terme, ça devient limite élitiste … Herbert sample des sons, il fait des choses très interessantes. A côté de ça, il y a beaucoup de merdes electro, c’est à la portée de n’importe quel gamin.

Le fait d’être un groupe de province pose t-il toujours quelques problèmes ?

Non, ça ne pose plus de problèmes, il n’est plus nécessaire de passer par la capitale. C’est plus facile maintenant. C’était compliqué à Lyon au début, mais il y a une grosse dynamique à l’heure actuelle. Pour notre tournée, on a preferé jouer partout en France avant de venir à Paris. La capitale est à la traîne finalement. Il y a aussi le phénomène du net, les gens achètent moins, mais sont plus curieux. On peut parler d’acquisition virtuelle.

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